Les années 80 sont souvent décriées pour leurs designs de voiture audacieux, mais la BMW E28 fait figure d’exception. Avec ses lignes intemporelles et son charme indéniable, elle est le reflet d’une époque où le style rencontrait la performance. En plongeant dans le monde de cette berline emblématique, nous découvrons un univers riche en contrastes, où le noir et le blanc se mêlent à des histoires automobiles fascinantes.

Un design qui a marqué les esprits

Ah, la BMW E28, un modèle qui réussit à briller dans la morosité du design automobile des années 80. Si vous pensez aux voitures de cette époque, vous imaginez probablement des formes angulaires sans âme, un peu comme un cube de sucre oublié au fond de votre tiroir. Mais ici, nous avons affaire à une berline qui respire la classe. La silhouette de l’E28, dessinée par Claus Luthe, mélange harmonieusement agressivité et tradition. On pourrait presque l’assimiler à une symphonie orchestrée : chaque courbe, chaque ligne, évoque une note parfaitement accordée.

Dans un monde où d’autres marques se contentaient de créer des « boîtes à roulettes » ennuyeuses, la BMW E28 se tenait fièrement avec sa grille double rein et ses phares ronds qui, il faut le dire, lui donnent un air déterminé. Imaginez-vous en train de rouler à son bord, les passants la regardant avec admiration, comme si vous étiez le héros d’un film des années 80 – tout est possible quand on est au volant d’une telle beauté.

Des versions contrastées : Tokyo vs Paris

Récemment, j’ai eu la chance de croiser deux modèles bien différents de l’E28. D’un côté, une 520i flambant neuve à Tokyo, avec son intérieur bleu éclatant et sa transmission automatique. On pourrait dire que c’est la version « gentille » de l’E28, celle qui attire tous les regards sans forcer. Elle a cet air soigné, comme un samouraï moderne sortant tout droit d’un film de Kurosawa.

De l’autre côté, la 524td française, un peu plus fatiguée par les années, affichait ses marques avec fierté. Avec son intérieur gris et sa transmission manuelle, elle a vu des choses. Son look un peu négligé rappelle ces héros de films d’action qui ont survécu à toutes les batailles mais qui restent toujours dignes. Certes, elle a besoin d’un bon nettoyage, mais cette patine raconte une histoire – celle d’un compagnon fidèle qui n’a jamais reculé devant les défis.

Le cœur des E28 : essence ou diesel ?

Passons maintenant sous le capot. La 524td, avec son moteur diesel M21 de 2,4 litres, délivre une puissance respectable de 115 chevaux. À sa sortie en 1983, elle était le diesel le plus rapide du monde ! Imaginez cela : passer de 0 à 100 km/h en moins de 12 secondes alors que certaines de ses concurrentes mettaient plus de 22 secondes. Cette berline n’était pas seulement frugale ; elle était aussi performante. Qui aurait cru qu’un moteur diesel pouvait donner autant de sensations ?

D’un autre côté, la 520i séduisait ceux qui préféraient l’essence. Son moteur six cylindres de 2,0 litres développait environ 127 chevaux et permettait d’atteindre une vitesse de pointe respectable de 190 km/h. Laissez-moi vous dire que rien ne vaut le doux ronronnement d’un moteur essence pour faire vibrer votre âme de passionné. La question demeure : préférez-vous le bruissement rassurant d’un diesel ou le chant mélodieux d’un moteur à essence ?

À l’intérieur : un confort à revoir

Il est temps de jeter un œil à l’intérieur de ces deux modèles. La 520i se présente comme une véritable boudoir moderne – même après tant d’années, son habitacle bleu est accueillant. Il y a quelque chose de réconfortant dans ses matériaux, même si quelques signes d’usure commencent à apparaître sur le siège conducteur. C’est un peu comme retrouver un vieux copain : on sait qu’il a vécu des choses mais il reste toujours là pour nous.

En revanche, l’intérieur de la 524td évoque plus un fumoir mal entretenu qu’un salon chic. Les sièges montrent des signes évidents d’usure et le besoin d’un grand ménage est indéniable. Pourtant, cet aspect authentique donne une certaine crédibilité à l’ensemble – une sorte de testament sur les routes qu’elle a parcourues.

Une héritière au style intemporel

Malgré leurs différences marquées, ces deux modèles incarnent l’esprit des années 80 avec une distinction rare. Le design intemporel de l’E28 continue d’influencer les modèles modernes et reste ancré dans la mémoire collective des passionnés d’automobile. On peut presque entendre les accords d’une guitare électrique résonner lorsque l’on évoque cette époque : puissante et pleine de caractère.

La BMW E28 n’est pas seulement une voiture ; c’est un symbole d’une époque où l’audace et l’élégance allaient main dans la main. Que vous soyez plutôt diesel ou essence, l’essentiel est que chaque virage pris au volant de cette berline est une aventure en soi.

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