À peine la saison 2026 a-t-elle commencé que les équipes de MotoGP, dont Aprilia, regardent déjà vers l’horizon de 2027. Entre un nouveau règlement technique et l’échéance des contrats, l’heure est à la manœuvre. Massimo Rivola, le PDG d’Aprilia Racing, ressent déjà la pression de la concurrence qui pourrait bien lui faire perdre ses talents, Marco Bezzecchi et Jorge Martín. Un défi de taille pour le constructeur italien !
La danse des contrats : un véritable jeu d’échecs
Dans le monde impitoyable du MotoGP, chaque décision compte. Les contrats arrivent à échéance et les grands noms du paddock savent que le moment est venu de jouer leurs cartes. Comme dans une partie d’échecs, chaque mouvement doit être stratégique. Massimo Rivola, en charge de la direction d’Aprilia, est conscient que le temps joue contre lui. « Le marché a déjà bougé de manière très agressive », a-t-il déclaré lors de la présentation de son équipe. « J’aimerais pouvoir prendre mon temps, mais je pense que cela ne nous sera pas accordé. »
Les offres des constructeurs japonais sont alléchantes et ciblent directement ses pilotes. Rivola se retrouve donc dans une position délicate, conscient que chaque jour qui passe pourrait signifier un pas de plus vers la perte de ses talents. La tension est palpable, comme une course serrée où chaque seconde compte.

Marco Bezzecchi, le leader charismatique d’Aprilia, est le premier sur la liste des priorités. Troisième du championnat l’an dernier et auréolé de plusieurs victoires, il a prouvé qu’il pouvait mener l’équipe vers de nouveaux sommets. Rivola le sait : « Nous avons commencé à construire quelque chose avec Marco qui m’a permis de voir qui il est », dit-il, affichant sa détermination à sécuriser sa présence au-delà de 2026.
Jorge Martín : un potentiel encore à exploiter
En revanche, la situation de Jorge Martín est bien plus complexe. L’Espagnol a eu un début de saison délicat avec la RS-GP, et son envie de quitter l’équipe dès ses premiers mois n’a pas joué en sa faveur. Rivola doit jongler avec ses ambitions tout en prenant en compte le besoin de temps pour que Martín prouve sa valeur : « Avec Jorge, nous n’avons pas encore commencé, » reconnaît-il.
Rivola reste optimiste et voit en Martín un champion du monde potentiel. « Il faudrait vraiment qu’il soit avec nous à l’avenir, mais nous devons d’abord lui donner du temps. » Un équilibre précaire à maintenir, alors que la concurrence rôde, prête à profiter de la moindre faille.

La question brûlante demeure : Jorge Martín cèdera-t-il aux sirènes de Honda ? Son manager a récemment souligné combien le traitement dont a bénéficié l’Espagnol par Aprilia, malgré les désaccords passés, témoigne d’un engagement sérieux. « Aprilia est en pole position pour de nombreux pilotes, » affirme-t-il, espérant ainsi rassurer son protégé quant à l’avenir.
Une stratégie gagnante : faire briller la moto
Massimo Rivola est convaincu que le succès d’Aprilia dépend avant tout de la qualité de sa moto. « Nous réagirons, » assure-t-il. « Mais je suis convaincu que si l’entreprise est forte et en donne l’image, les pilotes viendront. » C’est une approche pragmatique qui repose sur la performance sur le circuit. Une victoire peut changer la dynamique, attirer les talents et renforcer l’image de marque.
Pour Bezzecchi, la concentration sur la saison à venir est primordiale. Il ne veut pas se laisser distraire par les rumeurs ou les changements potentiels dans la hiérarchie des équipes : « Je n’y ai même pas pensé, » avoue-t-il. « Je voudrais rouler le plus tôt possible et ne penser à ces choses-là qu’après. »
Les enjeux d’un nouveau règlement technique
Le nouveau règlement technique prévu pour 2027 ajoute une couche supplémentaire de complexité à cette situation déjà tendue. Les équipes doivent non seulement s’adapter mais aussi anticiper les évolutions potentielles qui pourraient bouleverser l’ordre établi. Pour Rivola et son équipe, cela signifie être proactif dans la sécurisation de leurs pilotes tout en développant une moto compétitive capable de rivaliser au sommet.
C’est un défi de taille, mais c’est aussi une opportunité. Si Aprilia parvient à créer un modèle performant et séduisant, elle pourrait bien attirer non seulement Bezzecchi et Martín, mais aussi d’autres pilotes en quête d’une monture capable de les propulser vers le succès.
Bilan : Un avenir incertain mais prometteur
En somme, Aprilia se trouve à un carrefour décisif. La pression est immense, mais le potentiel est également palpable. Massimo Rivola doit naviguer habilement entre la nécessité de sécuriser ses pilotes et celle d’améliorer encore plus les performances de sa moto. Le MotoGP est un sport de vitesse, mais aussi de stratégie, et chaque décision peut avoir des répercussions significatives sur l’avenir d’Aprilia.
Alors que 2027 se profile à l’horizon, les yeux sont rivés sur cette équipe italienne qui, avec un peu de chance et beaucoup de travail, pourrait bien écrire une nouvelle page de son histoire.


