Alors que Yamaha tente de réinventer son moteur avec l’arrivée d’un V4, Fabio Quartararo navigue entre espoirs et incertitudes. À Sepang, le champion du monde 2021 a eu un avant-goût des défis qui l’attendent, et force est de constater que le chemin est semé d’embûches. Entre blessures et performances mitigées, le pilote français ne cache pas son inquiétude face à la concurrence. Il semble qu’il reste encore beaucoup à faire pour que Yamaha retrouve sa place sur le podium.
Des débuts prometteurs mais des résultats décevants
La semaine d’essais à Sepang a été marquée par des sensations mitigées pour Quartararo. Bien qu’il ait eu l’occasion de tester la nouvelle version de la Yamaha, il n’a pas pu échapper à la réalité : la concurrence est féroce. Après une chute ayant entraîné une blessure au doigt, il a dû faire preuve de prudence. Néanmoins, il a pu rouler durant une journée et demie, découvrant ainsi les caractéristiques de ce nouveau bloc moteur.
« Je ne peux pas dire que je suis confiant parce qu’on voit à quel point on souffre », a-t-il déclaré. Une phrase qui résonne comme un cri du cœur. Dans un monde où chaque dixième de seconde compte, Quartararo a rapidement constaté que les chronos de sa Yamaha sont loin d’être compétitifs. « La seule chose que je peux faire, c’est donner le meilleur de moi-même », a-t-il ajouté, conscient que le travail acharné est la clé de son succès.
Encore de grosses faiblesses

La transition vers le V4 n’est pas sans heurts. Quartararo, habitué au quatre cylindres en ligne, ressent encore des lacunes dans le comportement de sa nouvelle monture. « J’ai immédiatement senti les choses que je devais changer, ce que je devais adapter », a-t-il expliqué. Si l’adaptation semble se faire, les faiblesses demeurent.
Le pilote souligne des problèmes de motricité, d’adhérence et de puissance. « Il y a beaucoup de choses à ajuster », a-t-il précisé. Ce bilan n’est pas surprenant, car la M1 a connu des améliorations notables au freinage, mais a perdu de son efficacité en courbe. « On arrive à s’arrêter un peu mieux avec les deux roues », a noté Quartararo, tout en regrettant qu’en termes de grip, « ce n’est pas mieux ». Le chemin vers une performance optimale semble encore long.
Un travail colossal à réaliser

Alors que les premiers essais n’ont pas été à la hauteur des espérances, Quartararo reste lucide. « Il y a des sensations qui sont bien, mais d’autres qui sont mauvaises », a-t-il résumé. Pour lui, l’amélioration de la vitesse de pointe et du comportement en virage est cruciale. « On n’a pas gagné grand-chose comparé à la moto de l’année dernière, mais on a surtout perdu », a-t-il insisté.
Malgré ces difficultés, il est important de garder en tête que les débuts d’une nouvelle machine impliquent souvent des ajustements. Les ingénieurs de Yamaha vont devoir travailler d’arrache-pied pour corriger ces faiblesses et offrir à leur pilote un outil performant. En attendant, les autres concurrents continuent d’accélérer, laissant Quartararo avec un sentiment d’urgence.
Une motivation intacte
Dans ce contexte plutôt morose, Quartararo affiche une détermination sans faille. Sa main ensanglantée et les problèmes rencontrés avec la Yamaha ne semblent pas entamer sa motivation. Au contraire, il s’accroche au présent et cherche à donner le meilleur de lui-même, même s’il est conscient que son avenir pourrait se dessiner ailleurs.
Des rumeurs persistent concernant un éventuel transfert vers Honda, mais Quartararo reste concentré sur sa mission actuelle. « Franchement, non. Je suis plus dans le présent », affirme-t-il, tout en gardant son enthousiasme intact. « C’est ce qui maintient ma motivation », a-t-il conclu. Un état d’esprit qui pourrait bien lui permettre de surmonter cette période difficile et d’envisager l’avenir avec optimisme.
En attendant, les fans de MotoGP et les passionnés d’automobile pourront suivre l’évolution de cette situation sur des plateformes dédiées au sport automobile comme l’actualité du MotoGP. La compétition s’intensifie et chaque essai est un pas de plus vers le dénouement de cette saison palpitante.


