Sur la D834, à hauteur d’Aire-sur-l’Adour, deux motards ont franchi bien plus qu’une ligne blanche. Flashés à plus de 160 km/h sur une route limitée à 80, leur virée s’est achevée brutalement, entre gyrophares, fourrière et retrait immédiat de permis. Une scène qui fait plus que rappeler les règles de la route, elle envoie un message clair : la vitesse n’est pas un jeu.
Un contrôle qui tourne au fiasco
La scène se déroule ce vendredi 30 janvier sur la D834, reliant Aire-sur-l’Adour à Pau. Une route ordinaire, familière des automobilistes locaux, mais transformée en piste improvisée par deux motards roulant chacun dans un sens opposé. Les gendarmes landais, en contrôle de vitesse, n’en croient d’abord pas leurs yeux. Les chiffres s’affichent : 164 km/h pour l’un, 165 km/h pour l’autre. À cet instant, la banalité du contrôle bascule dans le délictuel.
Plus du double de la vitesse autorisée, sur un axe limité à 80 km/h. Le premier conducteur, un jeune Palois de 18 ans, rentrait chez lui peu avant 16 heures. Dix minutes plus tard, un second motard, habitant d’Aire-sur-l’Adour, surgit à la même allure… mais sans assurance. Deux accélérations, deux destins stoppés net. L’adrénaline du moment se transforme en désespoir face à une sanction inévitable.
Permis envolés, motos immobilisées
La sanction ne tarde pas. Les gendarmes procèdent au retrait immédiat des permis de conduire des deux motards. Les motos, symboles de liberté quelques minutes plus tôt, sont placées en fourrière. Fin de trajet, fin d’illusion. À ces vitesses, la route ne pardonne rien, et la loi encore moins.
Pour le plus jeune, l’épisode a valeur d’avertissement brutal. À 18 ans, le permis fraîchement obtenu s’évapore en quelques secondes, emporté par une poignée de gaz mal maîtrisée. Pour l’autre, l’absence d’assurance aggrave encore un dossier déjà lourd, rappelant que l’inconscience peut coûter cher, très cher. On pourrait presque dire que ces deux motards ont découvert à leurs dépens que la liberté a un prix.
Les Landes face à la recrudescence des grands excès de vitesse
Ce double excès de vitesse n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs semaines, les gendarmes des Landes multiplient les constats de vitesses délirantes. Fin décembre 2025, un automobiliste de 53 ans avait déjà été flashé à 137 km/h au lieu de 80 sur la commune de Biaudos. Un premier excès de plus de 50 km/h depuis le changement de qualification pénale.
Car désormais, ces grands excès relèvent du délit. Les contrevenants s’exposent à des peines lourdes : jusqu’à trois mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Au-delà des chiffres, c’est un message clair que les forces de l’ordre entendent faire passer : sur la route, la vitesse n’est pas un jeu, et encore moins une performance. C’est un rappel amer que chaque bitume raconte une histoire, et celle-ci pourrait avoir été tragique.
Quand la route rappelle ses règles
Sur la D834, il n’y a eu ni accident ni blessé. C’est peut-être la seule bonne nouvelle de l’après-midi. Mais l’histoire aurait pu s’écrire autrement : à 160 km/h, la moindre erreur devient fatale. Entre Pau et Aire-sur-l’Adour, deux motards ont appris à leurs dépens que la route impose ses limites. Et que parfois, elle les rappelle avec une efficacité implacable.
Pour résumer
Flashés à 164 et 165 km/h sur la D834 limitée à 80, deux motards ont été interceptés à Aire-sur-l’Adour. Leurs permis ont été retirés et leurs motos placées en fourrière, illustrant la fermeté accrue face aux excès de vitesse délictueux dans les Landes.


