À peine un mois après avoir décroché le précieux sésame, un jeune conducteur de 17 ans a vu son rêve d’autonomie s’évanouir au bord d’une route savoyarde. Un excès de vitesse spectaculaire, lourd de conséquences, qui rappelle la brutalité implacable de la loi et les dangers de la route.
Un contrôle matinal qui tourne mal
Il est 7h20, ce mardi 20 janvier, lorsque les gendarmes du peloton motorisé d’Aiton installent leur contrôle sur la RD 1006, à Bourgneuf. Dans le flot matinal, une Audi A3 surgit à une allure indécente, comme un missile lancé à pleine vitesse. Le radar flashe : 163 km/h mesurés, 154 km/h retenus, sur une portion limitée à 80 km/h. Ce n’est pas seulement une légère infraction, c’est un véritable appel à la prudence.
Au volant, un Mauriennais de 17 ans, titulaire du permis depuis seulement un mois. L’infraction est claire, massive. Les gendarmes le rappellent sans détour : il s’agit d’un « grand excès de vitesse, c’est un délit depuis le 29 décembre dernier ». À cet instant précis, tout bascule. Comme une scène de film où le héros commet une erreur fatale, il vient de perdre le contrôle de son destin.
“La route n’est pas un circuit”
Face aux forces de l’ordre, le jeune conducteur tente d’expliquer l’inexplicable. Il serait en retard pour se rendre à son travail d’apprenti. Un argument humain, mais totalement insuffisant. Les gendarmes savoyards de l’escadron départemental de contrôle des flux 73 recadrent avec gravité : « Quelques minutes gagnées ne valent ni une vie, ni un casier judiciaire ».
La formule claque comme une banderole de prévention routière. Ils enfoncent le clou : « La route n’est pas un circuit ». Un rappel essentiel dans un contexte où la vitesse demeure l’une des premières causes de mortalité routière. Ce simple constat souligne l’importance d’une conduite responsable, surtout pour les jeunes conducteurs souvent pris dans la spirale de la vitesse.
Permis annulé, voiture immobilisée : la sanction immédiate
Les conséquences sont lourdes et immédiates. Ce grand excès de vitesse entraîne un retrait de six points. Or, sur un permis probatoire, ils constituent le capital total. Résultat : annulation administrative du permis. Le jeune Mauriennais devra repasser le code et l’examen de conduite. Un parcours du combattant qui commence dès maintenant.
La sanction ne s’arrête pas là. L’Audi A3, appartenant à un proche, a été placée en fourrière administrative et immobilisée pour au moins sept jours. Une décision qui rappelle que l’imprudence d’un instant peut engager bien plus qu’un simple conducteur. On se rend vite compte qu’un moment d’inattention peut coûter cher, très cher, tant sur le plan financier que personnel.
La jeunesse face à la réalité de la route
À 17 ans, l’erreur se paie cash. Entre fougue, sentiment d’invincibilité et pression du quotidien, la frontière est parfois mince. Mais la loi, elle, ne vacille pas. En quelques secondes, ce jeune automobiliste a perdu son permis, sa voiture et une part de son insouciance. Comme une bouffée d’air frais qui s’évanouit en un instant, sa liberté vient de prendre un coup dur.
Un fait divers, certes, mais surtout un avertissement. Sur la route, la précipitation ne pardonne pas. Et la vitesse, même grisante, n’a jamais été synonyme de liberté durable. Ce n’est pas juste une question de chiffres sur un radar ; c’est une question de vie ou de mort. La route est un lieu où les choix comptent et où chaque seconde peut changer le cours des choses.
Pour résumer
Contrôlé à 154 km/h au lieu de 80 à Bourgneuf, un automobiliste de 17 ans, titulaire du permis depuis un mois, a tout perdu en quelques secondes. Les gendarmes parlent d’« un grand excès de vitesse », rappelant que « la route n’est pas un circuit ». Permis annulé, voiture en fourrière, le jeune Mauriennais devra tout recommencer.


