Qui aurait cru qu’un van pouvait vivre aussi longtemps sans trop de tracas ? Depuis quinze ans, le Ford Econoline de 2000 nous accompagne avec une résilience qui frôle l’héroïsme. Entre souvenirs, petits pépins mécaniques et un soupçon d’amour pour ce vieux compagnon, faisons le tour de cette odyssée automobile.
Un bon vieux compagnon
En juin dernier, cela faisait quinze ans que ma femme et moi étions les heureux propriétaires de notre Ford Econoline de 2000. Oui, ça fait long, surtout pour un véhicule qui, dans l’imaginaire collectif, est souvent relégué au rang de « véhicule utilitaire » sans âme. Pourtant, ce van est devenu bien plus qu’un simple moyen de transport ; c’est un véritable membre de la famille. Son extérieur, bien que typique d’un van, a su garder son éclat, et l’intérieur montre à peine des signes d’usure. Il est facile d’oublier son âge, malgré les 54 000 miles supplémentaires parcourus depuis son acquisition, ce qui porte le total à 143 000 miles. La vie a bien changé en quinze ans, surtout ces cinq dernières années, et notre fidèle compagnon a été là à chaque tournant.
Les hauts et les bas d’une aventure commune
Nous avons acheté ce van en 2010, principalement pour transporter ma femme pour ses besoins médicaux. Ironiquement, en 2020, il a commencé à remplir ce rôle pour moi. Je me souviens d’un retour de Kansas City après une opération où je pouvais m’allonger à l’arrière, malgré mon état de somnolence due aux médicaments. C’était un luxe inestimable que peu de voitures peuvent offrir.

Mais, comme tout bon véhicule, l’Econoline a ses petites faiblesses. Un jour, un bruit de cliquetis s’est fait entendre à l’avant. Une bushing en caoutchouc s’était usée, laissant la barre anti-roulis libre de ses mouvements. Chaque bosse sur la route était comme un rappel que même les vans peuvent avoir leurs caprices. Heureusement, la réparation n’a pas été coûteuse.
Les mésaventures mécaniques
En 2023, ma femme a pris le van pour un voyage à Columbia, Missouri. Après avoir déchargé la harpe de notre fille pour un tournage local, elle a laissé le frein à main engagé. À leur retour, une odeur de freins brûlés flottait dans l’air. Le câble du frein de stationnement ne s’était pas complètement relâché, et une série de réparations maladroites a suivi. Un vrai cauchemar !
Un bruit horrifiant à l’arrière du véhicule lors d’un arrêt m’a fait craindre le pire. Des tambours de frein mal ajustés et des pièces défectueuses ont rendu le processus de réparation interminable. Après plusieurs semaines de frustration, j’ai finalement décidé de mettre le van au repos, mais il n’a pas tardé à reprendre du service lors d’un voyage impulsif à Fort Worth, Texas. Surprise : les freins fonctionnaient à merveille !
Les défis de l’entretien
À l’été 2024, un autre problème lié à l’âge s’est présenté : la porte arrière ne s’ouvrait plus de l’extérieur. Le câble qui connectait la poignée au verrou avait cédé, laissant la porte presque inutilisable. J’ai dû me rendre chez le mécanicien pour cette réparation, car je manquais des outils nécessaires. Comme le dit si bien Dirty Harry : « Un homme doit connaître ses limites », et la patience n’est pas toujours mon fort.
Un hibernation bien méritée
Avec l’arrivée de notre Subaru Outback en novembre 2024, l’Econoline a été relégué dans le garage. Je ne peux même plus ouvrir la porte sans sortir pour contourner le van. Malgré cela, il a passé l’hiver au chaud, ne sortant que quelques fois. En juillet 2025, nous avions à peine parcouru 65 miles cette année-là ! Étonnamment, il démarrait toujours au quart de tour, ce qui n’est pas le cas de tous les véhicules âgés.
Préparation pour la route
En août, un voyage à Branson se profilait à l’horizon. En vérifiant les pneus, j’ai réalisé qu’ils avaient huit ans. J’ai une phobie des pneus, héritée d’une expérience traumatisante avec un pneu crevé alors que je tractais une remorque. Alors, il était temps de remplacer les pneus du van. Malheureusement, la taille P235/75R15 est devenue rare sur le marché.
Après quelques recherches, j’ai finalement trouvé des pneus Mastercraft, une marque fiable qui m’avait déjà satisfait par le passé. Une fois installés, le van a retrouvé un comportement routier impeccable, comme si chaque pneu avait redécouvert sa jeunesse.
Un amour indéfectible
Il est difficile d’admettre que ce van fait désormais partie intégrante de notre histoire familiale, et je crains même qu’il ne soit toujours là en 2033. Les aventures continuent et chaque mésaventure ne fait que renforcer notre lien avec cet Econoline. Après tout, qui aurait cru qu’une simple fourgonnette pourrait nous offrir tant de souvenirs et d’histoires à raconter ?



















