La McLaren F1, c’est un peu comme la première note d’une symphonie qui vous prend aux tripes. Il ne s’agit pas seulement d’une voiture, mais d’une véritable œuvre d’art automobile, fruit de l’imagination débridée de Gordon Murray. Dans cet article, nous allons explorer comment acquérir ce morceau d’histoire et ce qu’il faut savoir pour posséder une légende vivante.
Combien débourser
- A restaurer : Non connu
- Bon état : 8 000 000€ – 10 500 000€
- Concours : 11 500 000€ – 14 000 000€

Undriven McLaren F1 for sale
Tour d’horizon
Praticité ★★
Coûts d’entretien ★
Pièces de rechange ★★★★
Accessibilité travaux ★★
Investissement ★★★★★
Désirabilité ★★★★★
Il est rare qu’une voiture crée un tout nouveau segment automobile, mais c’est exactement ce qu’a fait la McLaren F1. Une supercar ? Pas vraiment. Cette machine est bien plus que cela. Elle a ouvert la voie au concept d’hypercar, une catégorie réservée à l’élite des automobiles. Avec un design pur et dépouillé, la F1 se distingue dans un monde où les hypercars modernes semblent parfois aussi compliquées qu’un film de Christopher Nolan.
Ce n’est pas juste une voiture, c’est une déclaration. Là où les modèles récents se perdent dans les gadgets électroniques et les écrans tactiles, la McLaren reste fidèle à son essence, avec une simplicité presque troublante. Si les hypercars contemporaines sont comme des concerts de rock saturés d’effets spéciaux, la F1 est un solo de guitare acoustique qui touche en plein cœur.
Ron Dennis et Mansour Ojjeh ont donné carte blanche à Gordon Murray : concevoir et développer cette merveille. Les propriétaires célèbres tels que George Harrison, Ralph Lauren et Rowan Atkinson n’ont pas hésité à se battre pour posséder ce chef-d’œuvre, prouvant ainsi que la F1 n’est pas simplement une voiture, mais un symbole de statut. Plus de 25 ans après sa sortie, elle reste un jalon indétrônable dans l’histoire automobile.
Moteur
Gordon Murray avait une idée claire : la F1 devait être équipée d’un moteur à aspiration naturelle. Et qui mieux que BMW pour réaliser ce rêve ? Grâce à Paul Rosche, le V12 de 6,1 litres est devenu réalité. Conçu sur mesure et allégé, ce moteur se révèle aussi réactif qu’un sprinter aux starting-blocks. La quête d’allègement était si cruciale que même le volant d’inertie a été éliminé !
L’échappement en Inconel et le silencieux en titane font de ce moteur un véritable bijou technologique. Pour couronner le tout, le compartiment moteur est revêtu d’une feuille d’or pour réfléchir la chaleur, prouvant ainsi que chaque détail compte. Mais attention : le réservoir de carburant doit être remplacé tous les cinq ans, impliquant un retrait du moteur et de la boîte de vitesses. Un petit effort pour un grand chef-d’œuvre !

McLaren F1 – BMW
Boîte de vitesses
La F1 est dotée d’une boîte manuelle à six rapports sur mesure, fonctionnant grâce à un embrayage en carbone. Murray savait que si les voitures de Formule 1 l’utilisaient, pourquoi pas la F1 ? Bien qu’il faille vérifier l’embrayage tous les 10 000 km, il pourrait suffire de le caler sans devoir le remplacer. L’intelligence derrière cette boîte est telle qu’elle combine finesse et performance.
Initialement développée pour la course, la boîte de vitesses synchrone est restée dans la version route. Cependant, lors de son passage en GT long-tail, elle a été modifiée avec une unité séquentielle Xtrac pour plus de rapidité. Une évolution logique pour une voiture pensée pour l’excellence.
Suspension et freins
Murray voulait introduire des freins carbone dès le départ, mais leur manque d’efficacité à basse température a poussé l’équipe à opter pour des freins en fer. Les étriers en aluminium monobloc garantissent légèreté et rigidité. L’absence d’assistance au freinage et à la direction peut surprendre ceux habitués aux systèmes modernes. La répartition du freinage se règle entre l’avant et l’arrière, permettant au conducteur de jouer avec l’équilibre.
Malgré sa conception axée sur la performance, la F1 n’est pas une torture pour ses occupants. Ses suspensions offrent une relative confortabilité sur route. Les jantes et ressorts en magnésium ainsi que les bras en aluminium témoignent du souci du détail dans cette quête de légèreté.

McLaren F1 – 386 km/h
Carrosserie
Depuis Colin Chapman, personne n’avait jamais été aussi obsédé par le poids que Gordon Murray. Chaque élément a dû justifier son existence : aucune pièce superflue sur cette belle. La fibre de carbone a été choisie pour sa structure légère, inaugurant une première dans le monde des voitures routières.
Murray s’est entouré des meilleurs talents pour donner vie à la carrosserie : Barry Lett a pris en charge les aspects pratiques tandis que Peter Stevens a offert son flair esthétique. Le résultat ? Une silhouette aérodynamique qui reste intemporelle et élégante. En termes d’aérodynamique, la F1 a également été conçue pour bénéficier d’un effet de sol, un clin d’œil à ses racines en compétition.
Intérieur
La position centrale de conduite est l’une des caractéristiques emblématiques de la F1. Deux sièges latéraux accueillent les passagers comme des fauteuils dans une salle de concert : tout est pensé pour le confort et l’expérience immersive. La visibilité est excellente grâce à un tableau de bord volontairement bas.
Pour éviter que l’intérieur ne devienne une sauna sur roues, un climatiseur sur mesure a été conçu pour cibler uniquement les occupants. Le système de désembuage du pare-brise utilise une technologie inspirée des avions de chasse – preuve que chaque détail compte ! La voiture était livrée avec un ensemble de bagages gravé au numéro de châssis ainsi qu’un sac de golf personnalisé : rien n’est laissé au hasard.

1993 – McLaren F1
Histoire
- 1992 : La F1 est dévoilée à Monaco.
- 1993 : Jonathan Palmer atteint une vitesse record de 370 km/h au volant du prototype XP3.
- 1995 : La F1 GTR remporte Le Mans dès sa première tentative.
- 1997 : Introduction de la carrosserie long-tail.
- 1998 : Andy Wallace atteint les 285 km/h avec le prototype XP5. Production arrêtée après 106 exemplaires construits.

1993 – McLaren F1
En résumé
Si vous vous inquiétez des coûts d’exploitation d’une McLaren F1, il est probable que vous ne puissiez pas vous permettre de posséder cette merveille. L’entretien annuel s’élève facilement à cinq chiffres, mais pour une voiture cotée à environ 11 500 000€, il est peu probable qu’un propriétaire s’en préoccupe vraiment.
Sous cette appellation mythique se cachent soixante-quatre modèles de série fabriqués et cinq LM spécialement conçus pour célébrer la victoire au Mans. Chacun a été soigné avec amour par McLaren tout au long de sa vie. Au-delà des chiffres impressionnants, c’est avant tout le design visionnaire et l’innovation technique qui font de cette voiture un incontournable du monde automobile.
Alors oui, la McLaren F1 n’est pas juste une voiture ; elle est l’incarnation du rêve automobile, et son statut ne fera que croître au fil des ans.



