Depuis le début de la saison 2026, Aston Martin traverse une tempête technique avec son moteur Honda. Les vibrations récurrentes ont provoqué des soucis de fiabilité, inquiètant autant les pilotes que l’équipe. À Suzuka, lors des qualifications du Grand Prix du Japon, Fernando Alonso a dévoilé une amélioration temporaire, mais la malédiction des vibrations semble bien tenace.
Un souci de vibrations en plein cœur de la course
Fernando Alonso a révélé que les vibrations touchant l’Aston Martin et son moteur Honda avaient quasiment disparu ce vendredi à Suzuka, pour finalement revenir en ce samedi de qualifications. Depuis le début de cette saison, essais hivernaux compris, l’écurie de Silverstone est confrontée à divers problèmes de fiabilité et de compétitivité. Parmi eux, ces vibrations, qui seraient liées à l’installation du moteur Honda dans le châssis, sont devenues un sujet de préoccupation majeur.
Une menace pour la santé des pilotes
Ce souci a vite été qualifié de potentiellement dangereux pour la santé des pilotes avant l’entame de la saison en Australie par Adrian Newey, le directeur de l’équipe. Ce phénomène a même conduit à l’abandon d’Alonso lors du GP de Chine. L’Espagnol avait alors affirmé commencer à perdre « toute sensation » dans ses membres, un constat alarmant pour un pilote de sa trempe.
Optimisme puis désillusion à Suzuka
Vendredi dernier, pourtant, un léger mieux avait été noté par le double champion du monde. Cependant, le bouton d’activation du mode « vibration » a visiblement été retrouvé ce samedi, le phénomène ayant refait surface à Suzuka. « Je pense que cela reste le principal facteur qui nous limite », a déclaré Alonso après les qualifications où il a terminé 21e et avant-dernier.
Dans un mélange d’optimisme et d’inquiétude, Alonso a ajouté : « Hier, pour être honnête, la voiture se comportait tout à fait normalement. Il n’y avait pratiquement aucune vibration, j’étais donc très optimiste. Ce matin, je suis monté dans la voiture et j’ai ressenti les mêmes vibrations que d’habitude. »
Une analyse décortiquée
Alonso et son équipe passent en revue toutes les modifications apportées pendant la nuit pour tenter d’identifier ce qui pourrait avoir contribué à réduire les vibrations. « Ça semble un peu aléatoire, alors on verra demain si nous avons de la chance », a-t-il ajouté. En effet, face à une situation aussi troublante, chaque détail compte pour espérer retrouver une performance optimale.
Aston Martin et Stroll bons derniers des qualifications

Lance Stroll a signé le dernier temps des qualifications à Suzuka. En dépit des préoccupations autour des vibrations, l’Aston Martin s’est avérée être la monoplace la plus lente du jour sur le tracé nippon. Aucun de ses pilotes n’a réussi à devancer une autre marque, Stroll terminant la Q1 avec un temps dépassant les trois secondes du meilleur temps.
« C’est une combinaison entre le moteur et la voiture », a analysé le Canadien. « Nous perdons indéniablement beaucoup de temps dans les lignes droites, mais nous ne sommes pas non plus les plus performants en termes d’adhérence dans les virages. »
Contrairement à Alonso, Stroll a connu un GP de Chine abrégé après seulement dix tours en raison d’un problème de batterie, non lié aux vibrations selon Honda. « Je n’ai donc pas souffert comme Fernando a souffert », a commenté le pilote au numéro 18. « J’en saurai donc davantage demain, je l’espère, si nous n’avons pas de problèmes. Et ensuite, nous verrons le reste : la fiabilité, les batteries, le moteur, si tout tient le coup. »
En résumé
- Aston Martin et Honda peinent avec des vibrations persistantes.
- Les problèmes ont des conséquences sur la santé des pilotes.
- Alonso oscille entre optimisme et frustration sur la piste.
- Stroll termine bon dernier lors des qualifications.
- L’avenir immédiat de l’écurie semble incertain.



