La Charity Commission, l’organisme de régulation des œuvres de charité en Angleterre et au Pays de Galles, a mis le nez dans les affaires de la FIA Foundation. Un coup d’œil dans le rétro qui pourrait bien ralentir la cadence de la sécurité routière, tout en soulevant des questions de conflits d’intérêts au sein de cette organisation. Accrochez-vous, la route s’annonce sinueuse !

Une enquête qui soulève des questions

La Charity Commission a lancé une enquête officielle sur la FIA Foundation, un organisme dont la mission principale est de promouvoir la sécurité routière. Cette fondation est présidée depuis l’année dernière par Mohammed Ben Sulayem, également président de la FIA, qui a pris la relève de David Richards, ancien responsable de Motorsport UK. Ce double rôle interroge, surtout à l’heure où la transparence et l’éthique sont plus que jamais au cœur des préoccupations.

Des restrictions imposées

En plus de cette enquête, la commission a émis une ordonnance de protection temporaire. Cette mesure empêche la fondation et ses administrateurs de conclure certaines transactions sans obtenir l’accord écrit préalable de la Commission. Autrement dit, c’est un peu comme si on plaçait un ralentisseur sur la route, empêchant toute avancée sans vérification préalable.

Les déclarations de la FIA Foundation

Cité par la BBC, un porte-parole de la FIA Foundation a déclaré : « La Charity Commission a contacté la Fondation FIA pour soulever des questions d’ordre réglementaire. La commission a informé la fondation que cette intervention réglementaire ne constituait pas une constatation d’irrégularité. » Une façon polie de dire que les choses ne sont pas encore très claires, mais que la fondation est confiante dans le bon déroulement de ses activités.

Les administrateurs de la fondation affirment qu’ils ont agi dans les règles de l’art et qu’ils comptent coopérer pleinement avec la commission pour éclaircir les préoccupations soulevées. Mais, à l’heure où la confiance est une monnaie précieuse, ces affirmations suffisent-elles à apaiser les doutes ?

Un cadre législatif strict

Il convient de rappeler que la loi britannique exige qu’une œuvre de charité fonctionne de manière indépendante et conformément à ses objectifs caritatifs. Le Charities Act 2011 stipule que les administrateurs doivent agir sans influence injustifiée ni conflit d’intérêts. Ironiquement, au moins neuf des douze administrateurs de la fondation occupent également des postes au sein de la FIA, ce qui pourrait poser problème. On dirait presque un jeu de chaises musicales où les mêmes visages reviennent sur scène.

Les enjeux de l’enquête

L’enquête de la Charity Commission se concentre sur les relations entre la FIA Foundation et la FIA elle-même. La commission va examiner si les conflits d’intérêts ont été correctement identifiés et gérés, notamment en ce qui concerne les subventions accordées par l’organisme caritatif. Un aspect crucial, car il pourrait influer sur les décisions prises au bénéfice de la sécurité routière.

Un autre axe de l’enquête se penchera sur la question de savoir si les biens de l’organisme caritatif sont menacés, avec des mesures à prévoir pour protéger ces actifs. Si des éléments nouveaux viennent à émerger, la portée de l’enquête pourrait être élargie, transformant cette affaire en un véritable feuilleton judiciaire.

Un contexte déjà délicat pour Mohammed Ben Sulayem

Cette situation s’ajoute à une longue liste de dossiers sur le bureau de Mohammed Ben Sulayem depuis son accession à la présidence de la FIA fin 2021. Rappelons qu’il a été réélu triomphalement à la fin de l’année dernière, étant le seul candidat en lice pour un nouveau mandat de quatre ans. Mais cette nouvelle enquête pourrait ternir son image et remettre en question sa capacité à diriger avec intégrité.

Alors que le monde automobile est déjà sous pression avec des enjeux environnementaux et réglementaires croissants, cette situation pose une question essentielle : comment garantir l’indépendance et l’efficacité des organismes chargés de veiller à notre sécurité sur les routes ? La réponse à cette question pourrait bien déterminer l’avenir des initiatives en faveur de la sécurité routière.

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