Le jeune pilote français Isack Hadjar, pourtant auteur de qualifications solides au Canada, n’a pas caché sa frustration. Malgré une performance qui le place à un souffle de son coéquipier Max Verstappen, il estime avoir gâché une opportunité en or en Q3, s’en voulant d’un tour jugé « merdique ».
La Formule 1 réserve souvent son lot de désillusions, même pour les plus talentueux. Isack Hadjar, réputé pour son exigence envers lui-même, l’a une nouvelle fois démontré à Montréal. Si le résultat brut le place à une minuscule marge de son écurie, le pilote Red Bull a laissé échapper un « tour de merde » pour qualifier sa Q3, signe d’une occasion manquée selon lui.
Une Q3 manquée, une frustration palpable
Au sortir des qualifications du Grand Prix du Canada 2026, la tension était palpable dans le stand Red Bull. Si Max Verstappen s’est classé sixième, Isack Hadjar, son jeune coéquipier, a échoué à seulement 0″028 de la McLaren. Un écart infime qui, sur le papier, pourrait laisser penser à une performance homogène. Pourtant, le ressenti du pilote français est tout autre. « J’ai fait un tour de merde », a-t-il lâché sans détour au micro de Canal+. Une déclaration qui en dit long sur sa déception, d’autant plus que les deux premières phases de qualification avaient été bien plus encourageantes.
Hadjar, plus rapide que Verstappen en Q1 et Q2
En effet, lors des Q1 et Q2, Isack Hadjar avait démontré une maîtrise impressionnante, devançant Max Verstappen de quatre dixièmes puis d’une demi-seconde respectivement. La RB20 semblait particulièrement bien adaptée au circuit Gilles-Villeneuve, offrant au Français un potentiel de performance évident. Cette domination relative dans les phases préliminaires rendait la déception de ne pas concrétiser en Q3 encore plus amère. Le pilote français avait visiblement la voiture pour viser plus haut, mais un tour imparfait est venu gâcher la fête.
« Je suis très fâché » : l’analyse d’un pilote exigeant
« Je suis très fâché », a poursuivi Hadjar, ses mots résonnant avec une honnêteté désarmante. « Parce que Q1 et Q2, je fais du très bon boulot, et puis… je n’ai pas fait une bonne Q3. Je suis vraiment dégoûté, parce qu’on avait vraiment une bonne voiture et il y avait un coup à jouer. » Cette autocritique sévère témoigne de la pression qu’il s’impose et de son ambition de viser le sommet. Il sait que son équipe a parfaitement rempli sa part du contrat, trouvant les bons réglages, mais c’est sur lui que repose la concrétisation finale.
Septième place : un résultat amer malgré le potentiel
Finalement classé septième, Isack Hadjar s’élancera entre Max Verstappen et Charles Leclerc. Un positionnement qui, s’il n’est pas catastrophique, est loin de refléter le potentiel entrevu plus tôt dans la séance. « Et au final je me retrouve septième », a-t-il ironisé, le sourire aux lèvres mais l’amertume dans la voix. « Vraiment, l’équipe a fait un super boulot, on a trouvé ce qui n’allait pas, donc c’est bien. Mais en tout cas, derrière, il faut tout mettre en place, et je ne l’ai pas fait. » Cette déclaration souligne le décalage entre la performance de la machine et l’exécution du pilote lors du moment crucial.
Des problèmes à régler pour les prochaines courses
« Je ne suis pas content. On a fait du bon boulot. Après on sait que sur des pistes comme ça on est plutôt bons, Monaco ça devrait aller aussi, mais on a des gros problèmes à régler. » Hadjar pointe du doigt la nécessité de gommer ces irrégularités pour les prochaines échéances. Si Montréal et Monaco semblent convenir à son style et à la philosophie de la Red Bull, des circuits plus classiques pourraient révéler des faiblesses plus prononcées. La capacité du pilote et de l’écurie à résoudre ces « gros problèmes » sera déterminante pour la suite de la saison et pour confirmer le potentiel affiché aujourd’hui.
Ce qu’il faut retenir de ces qualifications :
- Potentiel confirmé : La Red Bull RB20 a montré un rythme solide au Canada, capable de rivaliser aux avant-postes.
- Exigence du pilote : Isack Hadjar a démontré une grande exigence envers lui-même, ne se satisfaisant pas d’un résultat moyen.
- Occasion manquée en Q3 : Le pilote français estime avoir gâché une opportunité de meilleur classement en Q3.
- Écart minime avec Verstappen : Le Français termine à seulement 0″028 de son coéquipier, signe de sa progression.
- Problèmes à résoudre : Des « gros problèmes » subsistent et devront être adressés pour les prochaines courses.
- Bonne dynamique globale : Malgré la frustration, la performance en Q1 et Q2 confirme une bonne dynamique pour Hadjar.




