Alors que le paddock de Formule 1 se prépare pour le légendaire Grand Prix de Monaco, une confidence inattendue émane de McLaren. Lando Norris, le prodige britannique, désigne la Scuderia Ferrari comme favorite pour la pole position sur le Rocher. Une analyse qui, loin d’être un simple pronostic, révèle les subtilités techniques qui pourraient sceller le destin de la course monégasque.
Ferrari, reine des virages lents sur le Rocher ?
Le circuit de Monaco, avec ses rues étroites et ses enchaînements techniques, met à rude épreuve les monoplaces et leurs pilotes. Dans ce contexte, la SF-24 de Ferrari semble posséder un avantage clé : une efficacité redoutable dans les virages lents et une motricité hors pair. Ces qualités, récurrentes chez les monoplaces de Maranello ces dernières années, sont particulièrement récompensées sur ce tracé urbain unique. Le déficit de puissance, souvent un talon d’Achille face aux motorisations Mercedes, se trouve ici bien moins pénalisant. C’est pourquoi Lando Norris, champion du monde en titre, n’hésite pas à placer Charles Leclerc et Lewis Hamilton en position de favoris pour décrocher la pole position.
Norris assume : « Ferrari sera en pole »
« Honnêtement, je pense que Ferrari sera en pole le week-end prochain à Monaco », a déclaré Norris, les idées claires, après le Grand Prix du Canada. « Leur performance dans les virages lents est bien meilleure que celle des autres. » Le Britannique, qui attend avec impatience de retrouver la Principauté où il a brillé l’an dernier, tempère cependant son optimisme : « J’y ai connu de bons résultats, c’était l’un de mes meilleurs week-ends, ainsi que l’un des plus excitants. Mais dans les domaines où nous savons que nous avons des difficultés, rien ne me permet d’affirmer avec confiance que nous allons être incroyables. On ne sait jamais. »
Stella confirme : le châssis Ferrari, un atout majeur
Andrea Stella, directeur de l’équipe McLaren, partage le point de vue de son pilote. L’analyse des données GPS confirme les dires de Norris : « Quand nous examinons les superpositions de données GPS, nous voyons que Ferrari dispose clairement d’un châssis compétitif dans les virages, notamment dans le premier secteur », explique l’Italien. « Et ce n’est pas seulement un secteur à basse vitesse, c’est aussi un secteur avec des vibreurs. Or, ce sont généralement des caractéristiques qui sont récompensées sur un circuit comme Monaco. »
Monaco, le circuit où la puissance brute compte moins
« De plus, nous constatons, par exemple au Canada, que Ferrari perd du temps dans les lignes droites, mais il n’y en a pratiquement pas à Monaco », poursuit Stella. « Je pense donc que Lando a tout à fait raison de considérer Ferrari comme favorite pour la pole à Monaco. » Cette analyse technique met en lumière la spécificité du tracé monégasque, où l’agilité et la capacité à négocier les virages serrés prennent le pas sur la pure performance moteur. Un scénario qui pourrait redonner des couleurs à la Scuderia.

McLaren avait connu un grand bonheur à Monaco en 2025.
McLaren, une carte à jouer malgré tout
Malgré ces pronostics favorables à Ferrari, Andrea Stella ne désespère pas pour McLaren. L’équipe de Woking a elle aussi montré des progrès notables, notamment avec la monoplace MCL60 évoluée. « Nous pouvons clairement dire qu’au niveau actuel de son développement, la McLaren est probablement plus à l’aise dans les virages lents que dans les virages à moyenne et haute vitesse, où nous voyons Ferrari et Mercedes être supérieures », concède-t-il. « Cela devrait nous placer dans une bonne position pour Monaco. »
Le défi des virages rapides à Monaco
Cependant, le directeur de McLaren rappelle que Monaco n’est pas qu’une succession de courbes lentes. « En même temps, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Monaco comporte plusieurs virages à moyenne et haute vitesse. Le Casino se négocie à plus de 150 km/h, le Tabac à 170-180 km/h, et la Piscine à plus de 200 km/h. Les performances dans les virages rapides sont donc importantes à Monaco, même si certaines portions sont extrêmement lentes. » Cette nuance est cruciale : si Ferrari domine dans les sections sinueuses, McLaren pourrait chercher à exploiter les portions plus rapides pour rester dans la course.
Un duel ouvert pour la victoire
En conclusion, si McLaren reconnaît la force de Ferrari sur le papier pour le Grand Prix de Monaco, l’équipe britannique n’entend pas baisser les bras. « Je considère clairement Ferrari comme favorite, mais McLaren peut être compétitive et nous allons essayer de reproduire l’exploit réalisé l’an dernier à Monaco », affirme Stella. La bataille s’annonce donc passionnante, mêlant prévisions techniques et la capacité des équipes à maximiser leur potentiel sur l’un des circuits les plus emblématiques du calendrier de Formule 1.
- Ferrari, favorite grâce à son efficacité dans les virages lents.
- McLaren reconnaît le potentiel de la SF-24 sur le Rocher.
- Monaco, un circuit atypique où la puissance moteur est moins déterminante.
- McLaren garde espoir de rééditer sa performance de l’an dernier.
- Le duel s’annonce serré, malgré les pronostics initiaux.




