Isack Hadjar, le jeune pilote français récemment promu au sein de l’équipe Red Bull, a vécu une première semaine d’essais à Barcelone aussi riche en émotions qu’en enseignements. Entre performances solides et un incident malheureux, son début de saison est loin d’être un long fleuve tranquille.
Une entrée en matière contrastée
Isack Hadjar, titularisé à la place de Yuki Tsunoda cette année, a fait ses premiers pas en tant que pilote de la célèbre écurie Red Bull lors des essais de Barcelone. Lundi, la journée a débuté sous les meilleurs auspices : plus de 100 tours bouclés et un meilleur temps au chrono. Le Français, visiblement ravi, n’aurait jamais imaginé disposer d’une monoplace aussi fiable dès ses débuts.
Cependant, la fête a pris un tournant inattendu le lendemain. Après avoir pris le relais de Max Verstappen, Isack a été piégé par une piste humide au dernier virage, entraînant des dégâts considérables à l’arrière de la Red Bull. « Malheureusement, mardi, juste après être passé des [pneus] pluie aux intermédiaires, j’ai perdu le contrôle de la voiture au dernier virage et je sais que les répercussions n’ont pas été idéales pour l’équipe », a-t-il déclaré, conscient des conséquences de sa sortie de piste.
Les pièces de rechange étant en nombre limité, Red Bull a dû faire face à un imprévu : aucune roulage n’a été possible mercredi et jeudi. Toutefois, la situation n’a pas eu de répercussions dramatiques, puisque les équipes avaient droit à seulement trois journées d’essais. La RB22 a pu reprendre la piste vendredi, mais uniquement avec Verstappen au volant, afin que le Néerlandais puisse rattraper le temps perdu.
Un soutien indéfectible
Laurent Mekies, le patron de l’équipe, a relativisé l’incident : « Hadjar est sorti à la fin de la journée, dans des conditions vraiment difficiles, et avec encore beaucoup de choses à améliorer sur la voiture ». C’est un constat lucide, qui rappelle que les débuts dans une écurie de haut niveau ne sont pas toujours faciles. « C’était dommage, mais ça peut arriver et c’est venu après une journée positive lundi pour lui. »

Laurent Mekies
Il a également souligné l’importance du travail accompli par l’équipe : « Le nombre de tours bouclés et le développement acquis par l’équipe et lui ne doivent pas être sous-estimés. L’équipe a fait un travail incroyable en piste et sur le campus, pour que la RB22 soit de retour en piste vendredi – il y a eu de longues nuits pour permettre d’avoir une troisième journée de roulage. »
Des essais encourageants malgré les embûches
Malgré cette journée tumultueuse, les deux pilotes Red Bull ont finalement pu profiter d’une journée et demie d’essais. Hadjar, bien que déçu par l’incident, retient plusieurs éléments positifs. « Ce qui est positif, c’est que j’avais commencé à comprendre des choses dans la voiture et à travailler dessus – il y a naturellement des choses à ajuster mais c’était solide jusque-là. »
Lors de sa première journée, Hadjar a pu tirer profit de l’expérience : « C’était bien d’avoir une bonne journée lundi. Elle était très productive et nous avons réussi à faire beaucoup plus de tours que prévu, tout était assez fluide et nous n’avons eu que de petits soucis. J’ai été assez impressionné, considérant que c’était notre première journée avec notre propre moteur. »

Isack Hadjar a eu une bonne première journée dans la Red Bull RB22.
Une nouvelle ère pour les monoplaces
Hadjar ne cache pas son enthousiasme pour cette nouvelle génération de monoplaces. « Ces voitures sont différentes, très différentes, il y a beaucoup moins de charge et elles sont un peu plus prévisibles que la précédente génération. Elles sont un peu plus simples. C’est plus facile de jouer avec elles et du côté du moteur, il y a beaucoup plus d’options sur lesquelles le pilote peut jouer. »
Avec cette expérience enrichissante, Hadjar se sent prêt pour la saison à venir : « Je ne pourrais pas être mieux préparé pour cette saison et j’espère bien aborder l’année, mais nous n’avons clairement pas fini le travail, j’apprends chaque jour. »
Ce mélange d’appréhension et d’excitation fait partie intégrante du parcours d’un pilote en Formule 1. Comme tout bon pilote qui se respecte, Isack Hadjar sait que chaque tour compte, et il est prêt à relever le défi.


