Après un début de saison en demi-teinte, Pecco Bagnaia semble avoir trouvé la bonne voie pour retrouver le sommet de la hiérarchie en MotoGP. Malgré une chute au Grand Prix de France, le pilote Ducati affiche une confiance renouvelée, persuadé d’avoir débloqué la situation qui le freinait depuis plus d’un an.
Le récent Grand Prix de France au Mans, bien que marqué par la victoire de Jorge Martín et le triplé Aprilia, pourrait bien avoir été un tournant décisif pour Pecco Bagnaia. Si la course principale s’est soldée par une chute frustrante pour l’Italien, le week-end a été le théâtre d’une révélation : le champion du monde en titre pense avoir enfin trouvé la clé pour dompter sa Ducati et rivaliser à nouveau avec les meilleurs.
Un déclic après Jerez : la direction est la bonne
Depuis le début de la saison 2025, Pecco Bagnaia a lutté avec le comportement de l’avant de sa machine. Seul le Grand Prix du Japon, qu’il a survolé sans toutefois pouvoir expliquer pleinement ce regain de forme, avait laissé entrevoir une lueur d’espoir. Malgré des progrès perceptibles au fil des courses, un écart persistait avec les leaders. La donne a changé après le test de Jerez. Des modifications apportées à cette occasion ont porté leurs fruits au Mans, où Bagnaia a décroché la pole position et la deuxième place du sprint. Même en course principale, avant sa chute, il occupait une solide deuxième position, prouvant que le nouveau cap était le bon.
« Après le test de Jerez, on a trouvé une direction qui a très bien fonctionné au Mans », a confié Bagnaia ce jeudi, à l’approche du Grand Prix de Catalogne. « On a beaucoup travaillé sur des détails et on a progressé séance après séance. On était aussi performants en course, ce qui était notre point faible cette saison. »

Pecco Bagnaia a montré un rythme solide au Mans, avant sa chute.
Lutter avec les Aprilia : un objectif à portée de main
La domination des Aprilia depuis le début de la saison avait relégué Ducati et ses pilotes dans une position d’outsider. Mais Bagnaia est désormais convaincu que l’écart s’est considérablement réduit. Le travail effectué au Mans lui a permis de se rapprocher significativement des machines italiennes, et il estime avoir pu tenir leur rythme. Cette confirmation est cruciale : elle valide la voie explorée lors du dernier test et du week-end français.
« Je pense qu’avec le travail effectué au Mans, on était beaucoup plus proches. Et je pense que jusqu’à ce moment, on a pu tenir leur rythme », assure le pilote Ducati. « C’est super important pour nous et on comprend que la direction prise lors du dernier test et du dernier GP était la bonne. On verra si on peut se rapprocher. C’est un circuit où ils sont super forts mais on verra. Je pense que maintenant, j’ai des chances plus élevées de me battre avec eux. »
La frustration d’une chute évitable
Malgré cette satisfaction retrouvée, la chute au Mans a laissé un goût amer. L’Italien, connu pour son caractère passionné, n’a pas caché sa frustration, allant jusqu’à exprimer son mécontentement de manière véhémente après l’incident. Cette réaction, bien que compréhensible, cache une joie profonde d’avoir retrouvé des sensations perdues.
« Je n’ai blessé personne ! Il faut que je m’entraîne un peu pour les coups parce que j’ai failli tomber de nouveau », a préféré plaisanter Bagnaia, avant d’expliquer la source de sa colère. « Quand, pour la première fois depuis une saison et demie, on est de nouveau rapide, qu’on peut de nouveau se battre pour une place, qu’on arrive à doubler, qu’on arrive à trouver la limite et qu’on tombe… Merde, j’étais vraiment mécontent. Et je le suis toujours ! »
Après la course, Bagnaia a révélé que sa chute était liée à un problème similaire à celui rencontré à Jerez, un souci de sensations au freinage. « On a identifié ça et ça ne reproduira pas, c’est sûr », a-t-il assuré ce jeudi. « Mais ce n’était pas un problème technique, donc tout est réglé. » Davide Tardozzi, le team principal, est resté discret sur les détails, confirmant l’absence de défaillance mécanique mais évoquant un élément ayant « dérangé » le pilote.

Pecco Bagnaia est désormais focalisé sur la confirmation de ses progrès.
Barcelone, un nouveau test pour confirmer
Le circuit de Barcelone, théâtre de la prochaine étape du championnat, représente un défi particulier. Si Pecco Bagnaia apprécie ce tracé, il y a connu des difficultés l’an dernier, contrastant avec sa victoire l’année précédente. Ce week-end catalan sera donc un excellent baromètre pour confirmer que le déclic ressenti au Mans n’est pas un feu de paille. L’objectif est clair : capitaliser sur les performances retrouvées et démontrer que Ducati est de retour dans la course.
« C’est l’un circuit un peu différent, en ce qui concerne le niveau de grip et le tracé. Ça a toujours été bon pour moi, mais il faudra voir si on peut être performants dès le début et profiter des performances que l’on avait au Mans. L’an dernier, c’était l’une des pires courses de MotoGP pour moi. J’étais proche de la dernière place dans toutes les séances alors que l’année d’avant, j’avais gagné les deux courses. J’espère qu’on a trouvé une solution. Un bon travail, comme on l’a fait au Mans, pourrait nous aider. »
Ce qu’il faut retenir :
- Pecco Bagnaia a retrouvé confiance après des modifications techniques et de réglages suite au test de Jerez.
- Le pilote Ducati estime avoir résolu ses problèmes de sensations à l’avant, qui le freinaient depuis plus d’un an.
- Malgré une chute au Mans, il pense pouvoir désormais rivaliser avec les leaders, notamment les Aprilia.
- La frustration de la chute est palpable, mais elle masque une joie profonde d’avoir retrouvé le rythme de la victoire.
- Barcelone sera un test crucial pour confirmer ces progrès et démontrer le retour de Ducati dans la course au titre.
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