Dans le frisson du Rallye Monte-Carlo, la bataille fait rage entre les pilotes, où chaque virage peut changer la donne. Alors que Solberg semble dominer, Ogier ne reste pas les bras croisés et compte bien revenir sur le devant de la scène. Qui sortira vainqueur de cette lutte acharnée ?

Solberg prend les devants

Solberg a entamé la boucle de l’après-midi avec plus d’une minute d’avance sur Evans et 1’39 sur Ogier. Un début de rallye qui pourrait donner des complexes à n’importe quel concurrent. Les pilotes n’ont pris que deux pneus cloutés pour cette boucle, en anticipant peu de neige. Cependant, les leaders ont fait un choix audacieux en optant pour des pneus neige dépourvus des fameux clous lors de la première spéciale de l’après-midi, Laborel/Chauvac-Laux-Montaux 2.

Les routes étaient plus praticables qu’en matinée, mais la pluie battante a fait des siennes, rendant certaines portions particulièrement boueuses. Les écarts se sont resserrés par rapport aux spéciales précédentes : Solberg a signé le meilleur temps, devançant Ogier de 1″9 et Evans de 2″8. Au général, Solberg a porté son avance sur le Gallois à 1’07″0. Cela commence à sentir le sapin pour les poursuivants !

Les galères ont continué pour plusieurs pilotes. Adrien Fourmaux, par exemple, a rencontré un problème de frein à main dû à une défaillance électronique, le forçant à utiliser la marche arrière pour négocier les épingles. « J’ai l’impression de conduire un camion aujourd’hui », a-t-il confié à Canal+ à l’arrivée de la spéciale. Takamoto Katsuta n’a pas été épargné non plus, confronté à des soucis de direction assistée, tandis que Jon Armstrong a crevé à l’arrière droit.

Dans cette course aux malheurs, Armstrong s’est révélé le plus chanceux : malgré ses mésaventures, il a réussi à réduire l’écart avec Fourmaux, qui occupe la cinquième place, à seulement deux dixièmes. Pendant ce temps, Hayden Paddon a pris la huitième place, reléguant Katsuta un peu plus loin.

Ogier passe à l’attaque

Les conditions de course sont restées similaires, mais la luminosité a commencé à baisser dans l’ES8, St-Nazaire-le-Désert/La Motte-Chalancon 2. Les rampes de phares se sont allumées sur de nombreuses voitures, bien que la majorité soient encore chaussées de quatre pneus neige. C’est dans cette ambiance crépusculaire qu’Ogier s’est distingué, réalisant le meilleur temps malgré une Yaris dépourvue de rampe de phares, avec un impressionnant 17″2 d’avance sur Evans, qui a légèrement perdu du temps en percutant un talus à basse vitesse, et 17″6 sur Solberg.

Fourmaux, encore en proie à des soucis techniques, a été pénalisé de 30 secondes pour avoir pointé en retard avant la spéciale. Néanmoins, il a remercié Armstrong, son concurrent direct au général, qui l’a aidé lors de la liaison. Malheureusement, l’Irlandais a vécu une spéciale difficile, s’arrêtant pour changer la roue avant-droite après une crevaison et perdant 1’56″6 dans l’opération. Grâce à ces mésaventures, Fourmaux a pu conforter sa cinquième place au général, reléguant son rival à deux minutes.

Katsuta, quant à lui, a continué de souffrir avec sa Toyota sans direction assistée. Comme lors du Rallye du Japon l’année précédente, son copilote, Aaron Johnston, lui a passé les rapports afin qu’il puisse garder les mains sur le volant. Une situation qui témoigne des défis incroyables que doivent surmonter ces pilotes.

Une dernière spéciale piégeuse

La dernière spéciale de la journée, La-Bâtie-des-Fonts/Aspremont 2, s’annonçait plus piégeuse avec la nuit tombée, la boue sur la route et la neige fondue dans certaines portions. Les leaders ont alors décidé d’ajouter deux pneus cloutés à leur configuration. Josh McErlean, premier sur la route, a été piégé et a coincé sa Ford dans un talus. L’équipage a pu faire signe aux pilotes qui arrivaient de ralentir, permettant ainsi à la spéciale d’être maintenue.

Neuville a également connu une mésaventure : il a glissé dans un fossé et a dû lutter pour en sortir, perdant trois précieuses minutes dans la manœuvre. Un scénario que même un pilote chevronné comme lui aurait préféré éviter.

Ogier, en « mode survie », selon ses propres termes, a continué à faire le show et a remporté la spéciale, reprenant 9″3 à Solberg. Ce dernier abordera la journée de samedi avec une avance toujours solide de 1’08″4 sur Evans. Mais attention ! Le Gallois doit se méfier de la remontée d’Ogier, revenu à seulement 6″5 ce vendredi.

Malgré des problèmes persistants, Fourmaux a réussi à prendre la quatrième place du classement général grâce à l’erreur de Neuville. Armstrong occupe la sixième position, devant Hayden Paddon, qui reste distancé depuis le début du rallye, ainsi que les leaders en WRC2.

Rallye Monte-Carlo – Classement après l’ES9

Seules quatre spéciales sont au programme samedi, mais elles comportent deux passages dans un chrono de près de 30 km. De plus, une super-spéciale empruntera le circuit de Monaco en fin d’après-midi, promettant une journée riche en rebondissements.

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