Red Bull Racing a décidé de rompre avec son passé tumultueux concernant le choix de son deuxième pilote. Avec Isack Hadjar à ses côtés, l’équipe autrichienne espère enfin tourner la page sur la malédiction du second baquet, qui a déjà vu tant de talents s’éteindre prématurément. L’enjeu est de taille : transformer ce volant maudit en tremplin vers le succès.
Une gestion à revoir
Laurent Mekies, le directeur de Red Bull, n’a pas caché les difficultés rencontrées avec ses pilotes ces dernières saisons. En prenant la parole, il a admis que la gestion du deuxième baquet n’avait pas été à la hauteur, et qu’il était temps de faire mieux avec Isack Hadjar. Ce jeune Français, promu après une saison rookie particulièrement réussie, remplace Yuki Tsunoda, qui a connu une année 2025 chaotique, tout comme ses prédécesseurs.
Le bilan des pilotes précédents est sans appel : Pierre Gasly, Alexander Albon, Sergio Pérez, Liam Lawson et maintenant Tsunoda ont tous lutté pour s’imposer aux côtés de Max Verstappen. La liste des pilotes « tombés au combat » face à ce volant « maudit » ne cesse de s’allonger. Seul Sergio Pérez a réussi à tenir plus d’une saison avant que son aventure ne se termine dans l’ombre et la difficulté.
Un nouveau départ pour Red Bull
Pour 2026, Red Bull semble vouloir repartir sur de nouvelles bases. Laurent Mekies, arrivé en milieu de saison dernière pour remplacer Christian Horner, aspire à exorciser les démons du passé. Avec Hadjar, l’équipe vise non seulement à redorer son blason, mais également à transformer sa seconde voiture en une véritable force sur la grille.

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Lors d’un récent échange au cours de l’Autosport Business Exchange à Londres, Mekies a pris le temps de réfléchir sur le parcours de Tsunoda. Il a clairement exprimé sa volonté de changer la donne avec Hadjar : « Nous devons faire un meilleur travail avec cette deuxième voiture, et cela inclut la seconde moitié de la saison dernière. » Des paroles sincères qui montrent une prise de conscience nécessaire pour l’avenir.
Un défi à relever
Mekies est conscient que le chemin sera semé d’embûches. « Il n’y a pas de solution simple. C’est une équation complexe que nous abordons comme telle », a-t-il déclaré. Il croit fermement en la vitesse incroyable d’Isack Hadjar. « Le niveau auquel il a débuté l’an dernier, sa vitesse de base, était exceptionnel. Du niveau des tout meilleurs. »
Cependant, le directeur de Red Bull rappelle que les grands pilotes ne se contentent pas d’un bon point de départ : ils progressent continuellement. « Il ne s’agit pas seulement de gagner en maturité ou d’améliorer le dialogue avec les ingénieurs, ils deviennent réellement plus rapides. » Cette perspective est essentielle pour un jeune pilote qui débute dans un environnement aussi compétitif que la Formule 1.
Une opportunité inédite avec la refonte des règlements
Le fait que Hadjar arrive au moment d’une refonte complète du règlement F1 en 2026 pourrait jouer en sa faveur. Mekies y voit une opportunité précieuse pour le jeune pilote de s’adapter pleinement à son équipe et à sa voiture. « Isack n’aimera sans doute pas ce que je vais dire, mais d’une certaine manière, le fait que tout change lui offre aussi une remise à zéro dans la manière d’extraire le maximum de la voiture », a-t-il déclaré.
En effet, Isack Hadjar aborde cette nouvelle saison avec une intensité maximale. « Il a même déménagé à Londres, » précise Mekies. Ce changement de vie montre l’engagement total du pilote envers son nouveau défi. « Il garde les pieds sur terre, c’est quelqu’un de très humble, et nous allons le soutenir à 360 degrés pour nous assurer qu’il puisse exprimer tout son talent dans cette voiture. »
Vers un avenir prometteur
Avec toutes ces promesses, l’avenir semble radieux pour Red Bull et Isack Hadjar. Le défi est grand, mais les espoirs placés en lui pourraient bien inverser la tendance d’un baquet qui a souvent été synonyme de désillusion. L’équipe autrichienne semble décidée à faire de cette saison un nouveau chapitre, loin des malheurs du passé.
Les fans et les observateurs de la Formule 1 attendent avec impatience de voir si Hadjar pourra briser la malédiction du deuxième baquet et apporter un souffle nouveau à l’équipe. Pour l’instant, toutes les cartes sont entre ses mains. Ne reste plus qu’à espérer qu’il saura en tirer le meilleur.


