La Scuderia Ferrari, véritable temple de la Formule 1, a vu passer des champions légendaires, mais peu ont réussi à s’imposer sous ses couleurs. Lewis Hamilton, le prodige britannique, a récemment embrassé ce défi, mais son aventure en rouge est semée d’embûches. Sebastian Vettel, qui a lui-même connu ce parcours du combattant, partage ses conseils éclairés pour réussir là où tant d’autres ont échoué.
Le défi de Ferrari
Depuis des décennies, Ferrari incarne l’excellence en Formule 1. Pourtant, peu de pilotes peuvent se vanter d’y avoir remporté le titre suprême. Fernando Alonso et Sebastian Vettel, malgré leur talent indéniable, n’ont pas réussi à ramener le prestigieux trophée à Maranello. Lorsque Lewis Hamilton a décidé de quitter Mercedes pour rejoindre la Scuderia, il savait qu’il s’engageait sur un chemin pavé d’obstacles. Son rêve d’enfant s’est vite heurté à la réalité d’une équipe où chaque détail compte, et où la pression est omniprésente.
En 2025, Hamilton a découvert que l’adaptation à une nouvelle écurie est un processus complexe, même pour un pilote au palmarès aussi impressionnant. La transition vers Ferrari, avec son héritage et sa culture profondément ancrés, est une tâche ardue qui nécessite bien plus qu’un simple changement de couleur de combinaison.
Les mots de Vettel : une expérience à partager

Sebastian Vettel célèbre sa première victoire avec Ferrari lors du Grand Prix de Malaisie en 2015.
Vettel, qui a goûté à la pression de Ferrari après avoir dominé chez Red Bull, sait pertinemment à quel point il est difficile de quitter une structure familière. Pour lui, chaque aspect de la vie au sein de la Scuderia nécessite une réévaluation complète. Dans le podcast Beyond the Grid, il a évoqué les défis que représente la transition pour un pilote britannique, habitué à une culture différente. « Ma langue maternelle est l’allemand, mais j’ai couru avec des équipes britanniques, où la langue était toujours l’anglais », a-t-il expliqué. La culture, majoritairement britannique dans le paddock, contraste fortement avec l’approche italienne de Ferrari.
Il a ajouté : « Je ne veux pas dire que Lewis ne s’adapte pas, mais le passage à Ferrari implique un changement de culture qui peut être déroutant. » La langue anglaise étant omniprésente chez Mercedes, Hamilton devra surmonter des barrières linguistiques et culturelles s’il veut s’intégrer pleinement.

Lewis Hamilton entouré de Charles Leclerc et de l’équipe Ferrari à Abu Dhabi.
La langue : un pont essentiel
Pour Vettel, la clé de la réussite chez Ferrari réside dans la maîtrise de l’italien et une compréhension profonde de la culture locale. « Le cœur de l’équipe est italien », rappelle-t-il. Même si la langue de travail est l’anglais, de nombreux employés ne parlent pas couramment cette langue. Cela peut créer des malentendus et des situations délicates. « J’ai fait l’erreur de ne pas apprendre l’italien suffisamment bien », avoue-t-il. Il conseille à Hamilton de plonger dans la langue et la culture italiennes pour mieux appréhender son nouvel environnement.
« Apprendre une langue demande du temps et des efforts. Pour comprendre les gens et la culture, il faut vraiment s’immerger », insiste-t-il. Pour lui, cette immersion culturelle est tout aussi cruciale que les compétences techniques nécessaires à la performance sur la piste.
Un conseil avisé pour Hamilton
Vettel partage un conseil précieux avec Hamilton : « Avant que tu ailles chez Ferrari, apprends vraiment la langue ! » Pour le quadruple champion du monde, cet apprentissage ne se limite pas aux cours formels, il faut également parler avec les gens et s’impliquer dans la culture italienne. « En course, les réglages peuvent sembler plus importants, mais comprendre l’esprit et la culture de l’équipe est essentiel pour s’y intégrer », précise-t-il.
Cette approche holistique pourrait permettre à Hamilton de transformer son rêve d’enfant en une réalité triomphante. En prenant le temps d’apprendre et de comprendre, il pourrait non seulement renforcer son lien avec l’équipe, mais aussi améliorer ses performances sur la piste.
Conclusion : l’espoir d’une nouvelle ère
Alors que Lewis Hamilton s’efforce de s’adapter à son nouveau rôle chez Ferrari, les paroles de Sebastian Vettel résonnent comme un guide précieux. La route sera longue, semée d’embûches, mais avec détermination et ouverture d’esprit, Hamilton pourrait bien écrire une nouvelle page de l’histoire de la Scuderia. Après tout, dans le monde impitoyable de la Formule 1, l’adaptabilité est souvent la clé du succès. Les fans attendent avec impatience de voir si le champion britannique parviendra à faire briller le Cheval cabré comme jamais auparavant.


