À l’approche du Dakar 2026, Sébastien Loeb se prépare à affronter un défi de taille. Entre ambitions, améliorations techniques et rivalités au sein de son équipe Dacia, le pilote alsacien partage son état d’esprit avant de prendre la route vers l’Arabie saoudite. Comme un chef d’orchestre, il doit harmoniser performance et chance pour espérer décrocher enfin cette victoire tant convoitée.

Un Dakar prometteur avec Dacia

Avant de rejoindre l’Arabie saoudite pour le Dakar (3-17 janvier 2026), Sébastien Loeb était de passage à Paris, où il s’est entretenu avec Motorsport.com. En évoquant ses attentes pour cette nouvelle édition, il souligne que la voiture est performante, ce qui est un bon augure. Cependant, il n’ignore pas la forte concurrence : « La réglementation technique fait que les performances des voitures sont très serrées. Nous ne sommes pas au-dessus du lot, mais nous faisons partie du paquet, et cela nous place plutôt bien. »

Le Dacia Sandrider : des améliorations essentielles

Le Dacia Sandrider a connu des débuts difficiles en compétition, mais en un an, des axes de travail ont permis d’apporter des améliorations significatives. Loeb explique : « L’un des principaux défis a été de résoudre les problèmes électroniques liés au ventilateur. Avec un système de 48 volts, la gestion devient plus complexe. Il faut aussi des stratégies adaptées, car un ventilateur peut être submergé par le sable. »

En plus de cela, des fragilités au niveau des triangles et des biellettes ont été identifiées. Le but a été d’analyser et de comprendre les causes des crevaisons fréquentes sur la voiture précédente. Loeb précise : « Nous avons travaillé sur les échappements qui chauffaient les pneus, ce qui était probablement une des causes. De plus, un gros travail a été réalisé sur les amortisseurs arrière pour atténuer l’impact des pierres sur les pneus. »

Le Dacia Sandrider devrait avoir gagné en fiabilité.

Le Dacia Sandrider devrait ainsi avoir gagné en fiabilité, permettant à l’équipe de viser plus haut.

Une équipe bien rodée

Concernant la gestion de l’épreuve, Loeb souligne que peu de choses ont changé depuis le Dakar 2025. Prodrive, l’équipe qui prépare la voiture, est expérimentée en sport automobile : « Ils savent gérer une voiture de rallye en course. Cela fait cinq ans que nous travaillons ensemble, et nous sommes bien rodés. »

Pourtant, il reste vigilant sur la cohésion de l’équipe. « Les chefs de voiture doivent travailler main dans la main. Une vis mal serrée peut causer des désastres en pleine spéciale. » Cette attention aux détails est cruciale lorsque l’on sait qu’un rallye comme le Dakar peut être impitoyable.

Une équipe renforcée pour le Dakar 2026

Dacia comptera quatre voitures au lieu de trois pour cette édition, avec l’arrivée de Lucas Moraes aux côtés de Nasser Al-Attiyah et Cristina Gutiérrez. Cette évolution apporte un nouvel élément à la dynamique de l’équipe. « Cela ne change pas grand-chose à nos ambitions, mais cela offre davantage de retours d’expérience chaque jour. En cas de problème sur une voiture, tout le monde est rapidement informé, ce qui permet d’éviter que cela se reproduise chez les autres », explique Loeb.

Il souligne également que tant qu’ils peuvent prétendre à la victoire, il n’y aura pas de consignes entre pilotes. « Si nous sommes en mesure de jouer la victoire, nous nous battrons tous jusqu’au bout. Il y a toujours une part de stratégie, mais pour le moment, nous restons concentrés sur la performance. »

La quête de la victoire

Loeb se montre lucide sur la difficulté de gagner au Dakar. « Ce n’est pas qu’une question de talent ou de préparation, il faut aussi de la réussite. J’ai perdu des rallyes par ma faute, mais d’autres fois, c’était simplement un manque de chance. » Cette approche réaliste fait partie de son état d’esprit avant le départ.

Nasser Al-Attiyah sera un rival sérieux avant d'être un coéquipier précieux.

Nasser Al-Attiyah sera un rival sérieux avant d’être un coéquipier précieux.

Un parcours secret et des attentes mesurées

Concernant le parcours du Dakar 2026, Loeb admet ne pas avoir encore beaucoup d’informations : « Les spéciales sont secrètes jusqu’au départ. Je sais juste que nous n’allons pas dans l’Empty Quarter, mais cela ne garantit pas qu’il n’y aura pas de dunes difficiles. » Sa prudence est également liée à la nature imprévisible du rallye : « Tout peut arriver en 15 jours, et il est difficile d’être confiant à 100 %. »

Conclusion : un Loeb déterminé

À quelques jours du départ, Sébastien Loeb affiche une confiance mesurée en son équipe et sa préparation : « J’ai confiance en notre niveau de préparation, mais je reste prudent. Ce rallye est une épreuve où tout peut basculer à tout moment. » Dans cette quête acharnée pour enfin décrocher la victoire au Dakar, il sait que chaque détail compte et que la chance joue un rôle capital.

Sebastien Loeb est en quête d'une première victoire sur le Dakar.

Sébastien Loeb est en quête d’une première victoire sur le Dakar.

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