Max Verstappen n’est pas seulement un pilote d’exception ; il est aussi un observateur avisé du monde de la Formule 1. Dans un récent podcast, il a partagé ses réflexions sur la composition idéale d’une équipe, évoquant les dangers d’aligner deux pilotes de même talent. Un sujet aussi épineux qu’une course sur une piste mouillée, qui mérite une attention particulière.

Une vision audacieuse sur le leadership en F1

Et si Max Verstappen devenait un jour directeur d’équipe en Formule 1 ? Certes, cette hypothèse semble peu crédible, mais le quadruple champion du monde a pris le temps d’y réfléchir lors de son passage dans le podcast Pelas Pistas. En compagnie de Gabriel Bortoleto, il a dressé le portrait de son line-up idéal, s’inspirant du duo Audi composé du jeune Brésilien et de l’expérimenté Nico Hülkenberg. Pour lui, l’association entre un talent en devenir et un pilote aguerri est la clé du succès pour une équipe.

À l’opposé, aligner deux pilotes au sommet de leur carrière dans le même garage lui semble risqué. Verstappen soutient que cette configuration pourrait engendrer des tensions internes, souvent fatales pour l’écurie. « Ce n’est pas idéal [d’avoir deux mêmes talents dans une équipe] », a-t-il affirmé. Il ajoute que l’histoire des meilleurs duos du passé prouve que cette stratégie ne fonctionne généralement pas.

Max Verstappen estime qu'il n'est pas forcément sain pour une équipe d'avoir deux pilotes avec un même profil.

Max Verstappen estime qu’il n’est pas forcément sain pour une équipe d’avoir deux pilotes avec un même profil. Une analyse pertinente dans un sport où la pression est omniprésente.

Le besoin d’équilibre au sein des équipes

Verstappen va encore plus loin dans son analyse : « Pour une équipe aussi, je pense que le stress n’est pas forcément ce que l’on recherche ». Et il prend l’exemple du Real Madrid pour illustrer son propos. « Je suis supporter du FC Barcelone, mais le Real fait un excellent travail dans la construction de son effectif. » Il souligne comment le club s’assure que les joueurs plus âgés soient remplacés par des talents émergents lorsque leur cycle arrive à son terme.

Pour Verstappen, cette philosophie devrait être reproduite en Formule 1 : « Avoir un pilote plus expérimenté, au sommet ou proche de la fin de son pic de performance, et à ses côtés un plus jeune prêt à prendre la relève, afin que l’équipe ne régresse pas. » C’est ainsi qu’il envisage la pérennité d’une écurie, garantissant une transition douce sans perdre en performance.

Un regard critique sur le duo McLaren

Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen après les qualifications du GP de Grande-Bretagne 2025.

Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen après les qualifications du GP de Grande-Bretagne 2025. Une dynamique complexe qui pourrait être révélatrice des enjeux en piste.

Lorsqu’on l’interroge sur la viabilité d’un duo composé des meilleurs pilotes, Verstappen nuance son propos. Il admet que cela peut fonctionner pour des équipes de milieu de grille, mais pour celles qui se battent pour le titre, c’est une autre histoire. « Ils chercheront toujours à se déstabiliser mutuellement », explique-t-il. Pour lui, ce type d’association, bien que prometteuse sur le papier, est voué à l’échec à long terme.

Il met en garde contre les conflits internes qui peuvent surgir : « Ce qui m’inquiéterait le plus, c’est la guerre interne que cela crée. » Un garage divisé en deux camps ne peut jamais être une bonne chose, même dans les moments de succès. Verstappen rappelle que cette dynamique peut entraîner des départs au sein de l’équipe, qu’il s’agisse de pilotes ou de membres clés de l’organigramme.

La lutte pour le titre : révélatrice des personnalités

Les tensions se révèlent souvent dans les moments cruciaux, quand les enjeux sont élevés. « On peut gérer ça pendant un an, de façon assez intense, peut-être deux ans, mais pour moi, ce n’est pas tenable sur la durée. » Verstappen souligne que lorsque l’on se bat pour le championnat, le vrai visage des individus se révèle. C’est là que l’on voit les comportements qui peuvent faire basculer une équipe dans le chaos.

Il conclut sur une note pragmatique : « Si j’étais directeur d’équipe, je ne ferais jamais ça, risquer que deux pilotes se battent comme ça. » Sa vision d’une équipe solide repose sur un équilibre entre expérience et jeunesse, un binôme qui pourrait bien faire la différence sur la piste.

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