Dans un océan de turbulences pour le sport automobile français, une lueur d’espoir se dessine : l’usine Renault de Viry-Châtillon ne fermera pas ses portes. Bien au contraire, elle se réinvente et se prépare à embrasser de nouvelles missions, malgré l’annonce d’une réduction de ses engagements sportifs.
Un changement de cap pour Renault
Le Groupe Renault a récemment annoncé qu’il mettrait fin à ses engagements en endurance et aux 24 Heures du Mans avec Alpine, ainsi qu’en rallye-raid et sur le Dakar avec Dacia. Une décision qui sonne comme une cloche funèbre pour des projets emblématiques, tels que le prototype LMDh A424 et le Sandrider T1+, qui vont bientôt rejoindre les archives du sport automobile. Le projet de moteur de Formule 1 pour 2026, tout aussi prometteur, est également mis au placard.
La survie d’une écurie
En revanche, l’écurie de Formule 1, désormais motorisée par Mercedes et basée à Enstone, reste le dernier bastion de la compétition officielle pour le constructeur français. Renault semble miser sur cette dernière carte, espérant que la magie des circuits puisse compenser les pertes subies dans d’autres disciplines.
Alpine Tech : l’avenir en mutation
Le site de Viry-Châtillon, désormais rebaptisé « Alpine Tech », s’engage dans une transformation ambitieuse. Sa mission sera de se concentrer sur des projets d’innovation, répondant aux besoins du groupe et de la marque Alpine. Un objectif qui, pour l’heure, demeure flou, mais qui laisse entrevoir des opportunités. La direction a clairement exprimé son désir de s’appuyer sur les compétences déjà présentes tout en explorant « des partenariats externes » et de la sous-traitance pour maintenir l’activité.
Des talents à la manœuvre
Axel Plasse, le vice-président fraîchement nommé à la tête d’Alpine Tech, a déclaré : « Nous avons travaillé d’arrache-pied à la définition de la nouvelle structure et de l’organisation Alpine Tech. » Il ajoute avec fierté : « Nous avons des talents exceptionnels sur le site de Viry-Châtillon, et nous avons œuvré pour garantir que la nouvelle organisation nous permette de nous concentrer et mettre à profit l’expertise innovante et de pointe de nos équipes. » Une façon de dire que les cerveaux sont là, il ne reste plus qu’à leur donner des ailes.
Une année chargée en perspective
Renault se prépare à une année intense avec cette nouvelle mission, tout en poursuivant son engagement dans la saison d’endurance. Axel Plasse n’hésite pas à affirmer : « Nous nous battrons à chaque course jusqu’au bout de la saison. » Un discours guerrier qui pourrait bien insuffler un regain d’énergie à une équipe en quête de renouveau.
Soutien à l’emploi et transformation
Pour accompagner cette métamorphose, Renault a mis en place « un plan de protection de l’emploi », destiné à soutenir le personnel de l’usine de Viry-Châtillon tout au long du processus. Ce plan inclut diverses options : un autre poste au sein du groupe, un programme de formation dédié, un plan de départ volontaire ou une retraite anticipée. Une main tendue pour traverser cette période incertaine, qui pourrait bien s’avérer décisive pour l’avenir des employés.
En conclusion, Renault semble vouloir transformer cette crise en opportunité. Le site de Viry-Châtillon, loin de disparaître dans les limbes du passé, s’apprête à embrasser un avenir où innovation et expertise se conjuguent pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire d’Alpine. Une aventure qui pourrait redonner un souffle nouveau au sport automobile français et, qui sait, rétablir une certaine fierté nationale sur les circuits du monde entier.


