Lexus dévoile enfin le TZ, un mastodonte électrique de 6 places attendu pour 2027. Avec sa grande batterie, ses roues arrière directrices et ses 407 ch, le nouveau venu japonais vise une polyvalence sans faille pour séduire les familles nombreuses. Mais face à la concurrence allemande, le pari est loin d’être gagné.
Dans le paysage automobile, les grands SUV électriques se multiplient, et Lexus ne compte pas laisser le champ libre à ses concurrents. Le nouveau TZ, dont le nom évoque la démesure, s’annonce comme le fer de lance de la marque japonaise sur ce segment très prisé. Long de 5,10 mètres et large de près de deux mètres, ce colosse de 2 630 kg promet espace et confort pour toute la famille, tout en embarquant une technologie de pointe.
Une mécanique éprouvée pour l’électrique
Sous son imposante carrosserie, le Lexus TZ ne réinvente pas la roue, mais s’appuie sur des solutions techniques déjà validées par Toyota. Il embarque deux moteurs électriques, un sur chaque essieu, développant chacun 227 ch. La puissance cumulée atteint ainsi 407 ch, de quoi mouvoir avec aisance ce grand gabarit. L’énergie est fournie par une batterie de 95,82 kWh, la plus grosse jamais proposée par Toyota à ce jour. Lexus annonce une autonomie respectable de 530 km en cycle WLTP, une valeur dans la moyenne du segment, sans pour autant pulvériser les records. Côté recharge, le TZ accepte la charge rapide jusqu’à 150 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en environ 35 minutes. Des chiffres corrects, qui devraient satisfaire la majorité des utilisateurs, sans créer l’enthousiasme débordant.

Le « Interactive Manual Drive » : gadget ou allié ?
Lexus a fait le choix d’intégrer une transmission baptisée « Interactive Manual Drive » sur son TZ. Il s’agit d’une boîte de vitesses simulant 8 rapports virtuels, contrôlable via des palettes au volant. Pour pimenter l’expérience, un tachymètre virtuel et même une sonorité de moteur thermique simulée font leur apparition. Cette technologie, déjà vue sur le RZ 550e F Sport, divise. D’un côté, elle peut séduire les automobilistes encore réticents à l’électrique, en recréant des sensations familières. De l’autre, elle risque de paraître artificielle et superflue pour les puristes de la conduite électrique, habitués à la simplicité et à la fluidité d’une transmission directe. Le débat est ouvert : gadget amusant ou véritable innovation ? Il faudra sans doute prendre le volant pour se forger une opinion définitive.
Les roues arrière directrices, le coup de maître en ville
Là où le Lexus TZ se distingue réellement, c’est grâce à son système de roues arrière directrices, baptisé DRS (Dynamic Rear Steering). Contrairement à l’aileron éponyme en Formule 1, ce dispositif fait pivoter les roues arrière jusqu’à 4 degrés. À haute vitesse, elles suivent le mouvement des roues avant pour améliorer la stabilité et la tenue de route. Mais c’est à basse vitesse que la magie opère : en sens inverse des roues avant, elles réduisent drastiquement le rayon de braquage. Celui-ci passe ainsi de 5,8 à 5,4 mètres. Pour un véhicule de plus de 5 mètres de long, c’est un atout majeur, transformant les manœuvres de stationnement en ville en une formalité. C’est le genre de détail qui change la vie au quotidien et qui pourrait bien faire pencher la balance pour de nombreux acheteurs.

Un châssis pensé pour le dynamisme
Lexus n’a pas lésiné sur le développement du châssis du TZ. L’essieu avant reçoit une suspension McPherson classique, éprouvée et efficace. Mais c’est à l’arrière que le constructeur a mis le paquet, avec un train multibras spécifiquement développé pour ce SUV. Ce dernier a même été validé sur le mythique circuit du Nürburgring, gage de sérieux et de performances dynamiques. Associé aux roues arrière directrices, ce travail sur les trains roulants promet un comportement routier à la fois sûr et plaisant, même lorsque le rythme s’accélère. De quoi rassurer ceux qui pensent qu’un SUV électrique de cette taille ne peut être qu’un simple monospace aseptisé.
Un positionnement tarifaire et concurrentiel ambitieux
Le Lexus TZ est attendu en Europe à partir de 2027. Si les tarifs n’ont pas encore été officiellement communiqués, le positionnement haut de gamme de la marque ne laisse guère de place au doute. Il faudra s’attendre à un ticket d’entrée supérieur à 80 000 euros. Ce tarif le place directement en concurrence avec des modèles établis et très performants, tels que le BMW iX ou le Mercedes EQS SUV. Ces derniers bénéficient déjà d’une image forte et d’une clientèle fidèle. Lexus devra donc proposer un produit irréprochable, tant sur le plan technologique que sur celui de la finition et de l’agrément de conduite, pour espérer grappiller des parts de marché. Le défi est de taille, mais le TZ semble armé pour le relever.
Le Lexus TZ en bref
- Autonomie et recharge : 530 km WLTP, charge rapide 150 kW (10-80% en 35 min).
- Motorisation : 407 ch cumulés, transmission intégrale.
- Habitabilité : 6 places sur 3 rangées, coffre jusqu’à 2017 litres.
- Technologie clé : Roues arrière directrices pour une meilleure maniabilité.
- Concurrence : BMW iX, Mercedes EQS SUV.
- Prix : Estimé à plus de 80 000 euros.

