Lors de la huitième étape du Dakar 2026, Sébastien Loeb et son copilote Édouard Boulanger ont connu un tournant décisif, mais pas dans le sens qu’ils espéraient. Alors qu’ils étaient en passe de réaliser une performance solide, une petite erreur de navigation a fait basculer leur course, les éloignant un peu plus du podium.

Une étape pleine de promesses

La huitième étape du Dakar 2026 s’annonçait comme un terrain de jeu idéal pour les pilotes, avec un parcours long de 480 kilomètres, mêlant dunes et pistes rapides. Au départ, Loeb semblait bien parti pour rattraper son retard au général. Il était même en tête au cinquième waypoint, affichant un rythme qui lui aurait permis de s’approcher des leaders. Mais comme souvent dans le désert, il suffit d’une erreur pour que la situation change radicalement.

Une erreur de navigation fatale

À environ 70-80 kilomètres de l’arrivée, une erreur de navigation dans la dernière partie de l’étape a coûté très cher à Loeb. Ce dernier a terminé à plus de trois minutes du vainqueur surprise Saood Variawa et se retrouve désormais à 17 minutes 25 secondes de son équipier Nasser Al-Attiyah au général. Malgré cette déconvenue, le nonuple champion du monde WRC garde le sourire. « C’est long, par contre, 480 [km]. […] On fait globalement une belle spéciale. On a juste fait une erreur de nav’ sur la fin qui nous coûte deux ou trois minutes, je pense. »

Une incompréhension persistante

Édouard Boulanger, son copilote, ne cachait pas sa perplexité face à cette erreur. « Ouais, il faut que je la comprenne celle-là », a-t-il déclaré après l’arrivée, visiblement troublé par la nature de leur mésaventure. « Il y avait clairement une note qui disait ‘Montée à droite sur une langue de sable’. » L’équipage a tenté de suivre les indications, mais s’est finalement retrouvé dans une impasse. « Je regarderai les onboards et puis le roadbook pour comprendre ce qui a merdé. »

Des regrets mais un esprit combatif

Malgré cette boulette, Loeb reste positif. « Franchement, je n’ai pas encore compris ce qui n’allait pas, parce que la montée en sable qui était indiquée, on ne l’a jamais faite. » Ce type de situation est fréquent dans des courses aussi exigeantes que le Dakar. Les erreurs de navigation peuvent coûter cher, surtout lorsque la compétition est aussi serrée. « Ça nous fait perdre deux minutes, je pense, donc ça fait un peu chier. » Mais l’esprit combatif de Loeb semble intact.

La nature du parcours et ses défis

Sébastien Loeb a apprécié l'étape du jour malgré le temps perdu.

Dans une interview, Loeb a partagé son avis sur le parcours : « Il n’y a pas grand-chose à faire pour essayer de faire des écarts. Comme dit, il faut éviter les erreurs comme là : là on donne deux-trois minutes gratuites, [après avoir] cravaché toute une spéciale pour aller les chercher et on les perd bêtement. » Malgré ses difficultés, il préfère ce genre de parcours à d’autres plus monotones : « Je préfère ça que rouler dans des cailloux à 40 à l’heure. Donc non, c’est une belle spéciale. »

Conclusion : Une course toujours incertaine

Avec ce type d’erreurs et la compétition féroce qui règne au sein du Dakar, chaque minute compte. Loeb reste en sixième position au général, mais rien n’est joué tant que le rallye se poursuit. Les prochaines étapes seront cruciales pour lui et son équipage. Le Dakar est un marathon, pas un sprint, et chaque jour peut apporter son lot de surprises. Reste à voir si le nonuple champion parviendra à corriger le tir et à se rapprocher des leaders dans les jours à venir.

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