Dans une affaire qui pourrait faire sourire même les plus acharnés de la sécurité routière, un conducteur s’est vu relâché après avoir flirté avec la vitesse supersonique. À 173 km/h sur une route limitée à 90, il aurait pu encaisser une amende salée. Mais un petit détail, comme une bouée dans une mer agitée, a tout changé.
Un excès de vitesse flamboyant
Le 6 octobre 2023, à Chambray-lès-Tours, un quadragénaire au volant de sa BMW M3 a été flashé à une vitesse vertigineuse de 173 km/h, soit un écart de près de 80 km/h par rapport à la limitation en vigueur. Imaginez un peu : c’est comme si vous aviez décidé de prendre un raccourci à travers un circuit de Formule 1. À première vue, le tableau était alarmant pour ce conducteur de 48 ans, qui s’apprêtait à récolter les conséquences de son pied lourd sur l’accélérateur.
Il a ensuite été condamné à une amende de 1 500 €, à un stage de sensibilisation à la sécurité routière et à la suspension de son permis de conduire. Un véritable coup dur, digne d’un carton rouge sur le terrain. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car la défense allait mettre en lumière un détail crucial.
Une faille métrologique décisive
Comme l’a rapporté La Nouvelle République, l’avocate du conducteur a révélé que le radar utilisé pour le contrôle n’était plus homologué depuis 2016. En termes simples, c’était comme si on utilisait une vieille boussole pour naviguer en mer : totalement inacceptable et potentiellement dangereux.
De plus, le carnet métrologique du radar ne fournissait aucune information sur les vérifications annuelles nécessaires. Ce manque de preuve quant au bon fonctionnement de l’appareil a suffi à semer le doute sur la validité du contrôle. La défense a ainsi su exploiter cette faiblesse avec brio, transformant un jugement sévère en une victoire inattendue.
Une décision surprenante
Le 21 janvier 2026, la cour d’appel d’Orléans a tranché en faveur du conducteur. L’avocat général a admis qu’il n’avait pu obtenir le fameux carnet métrologique garantissant la conformité du radar, rejoignant ainsi les arguments de la défense. Résultat : l’homme a été relaxé, échappant à toutes les sanctions précédemment prononcées. « Cette fois, pas de sanction, monsieur l’excès de vitesse ! » pourrait-on dire avec un soupçon d’ironie.
Pour résumer
Un conducteur avait été contrôlé à 173 km/h au lieu de 90 km/h à Chambray-lès-Tours, et sanctionné par une amende, un stage et une suspension de permis. Sa défense a révélé que le radar utilisé n’était plus homologué depuis 2016 et que son carnet métrologique ne prouvait pas son bon fonctionnement. La cour d’appel d’Orléans a finalement relaxé le conducteur, annulant toutes les sanctions initiales.
Cette affaire soulève des questions sur la rigueur des contrôles radars et les implications pour les conducteurs. La technologie doit être fiable pour que la justice soit juste. En attendant, notre conducteur a eu de la chance, mais il est peu probable qu’il remette ça de sitôt. Après tout, le vrai défi n’est pas d’accélérer, mais de savoir quand lever le pied.



