Le Land Rover Defender OCTA, autrefois propulsé par un V8 BMW développant plus de 600 ch, voit sa puissance considérablement réduite sur le marché européen pour se conformer aux normes antipollution. Une décision qui impacte ses performances mais qui assure une sonorité plus affirmée.
Le Defender OCTA, un V8 sous haute tension
Le Land Rover Defender OCTA ne fera pas dans la dentelle en termes de puissance, du moins dans son concept initial. Doté d’un V8 4,4 litres biturbo d’origine BMW, ce mastodonte tout-terrain affichait fièrement 626 ch. Cependant, les réglementations environnementales, toujours plus contraignantes, obligent le constructeur britannique à revoir sa copie. Pour répondre aux normes Euro 6e-bis, la cavalerie du Defender OCTA a été sérieusement rabotée sur les marchés européens et quelques autres régions soumises à des législations similaires. Fini les 626 ch, le V8 concède désormais 93 ch pour culminer à 533 ch. Une perte sèche qui marque un coup d’arrêt à l’exubérance initiale du modèle.
Des performances revues à la baisse, mais un couple préservé
Cette cure d’amaigrissement mécanique a inévitablement des répercussions sur les chronos. Le 0 à 100 km/h, autrefois abattu en 4,0 secondes, réclame désormais 4,4 secondes. Un écart de 0,4 seconde qui peut sembler anecdotique sur le papier, mais qui témoigne de l’impact de la puissance perdue. La bonne nouvelle, c’est que le couple moteur reste inchangé, conservant ses 750 Nm. Seule la puissance maximale est donc affectée pour des raisons d’émissions. Land Rover a par ailleurs profité de cette adaptation pour retravailler le système d’échappement. Le résultat ? Une sonorité plus grave et plus expressive, une bande-son travaillée pour compenser la perte de punch et offrir une expérience auditive plus engageante.
BMW, un V8 sous pression réglementaire
Cette décision de Land Rover n’est pas une surprise totale. Le moteur V8 S68 de BMW, utilisé ici, a déjà connu un sort similaire chez le constructeur allemand. Sur la M5 destinée au marché européen, ce même bloc a dû être dégonflé pour satisfaire les normes antipollution. La perte de puissance y était cependant moins drastique, limitée à 41 ch. BMW avait pu compenser en partie en renforçant la contribution du moteur électrique, transformant la M5 en une hybride rechargeable performante. Le Defender OCTA, lui, repose sur une configuration V8 thermique seul, sans assistance électrique significative, rendant la réduction de puissance plus conséquente pour respecter les normes.
L’avenir incertain des gros moteurs thermiques
Malgré les contraintes croissantes, le V8 S68 de BMW bénéficie d’une longévité assurée. Conçu pour répondre à la future norme Euro 7, il devrait équiper plusieurs modèles du groupe, y compris les futures versions M Performance du X5 et de la Série 7 restylée, ainsi que le X7 de nouvelle génération, dès l’année prochaine. D’autres constructeurs premium, tels que Porsche et Mercedes, semblent également déterminés à maintenir leurs motorisations les plus puissantes au-delà de la décennie. Même des géants comme Rolls-Royce et Maybach ne semblent pas prêts à abandonner leurs V12.
L’Europe, terre d’atterrissage pour les V8
Cependant, l’horizon des gros moteurs thermiques, surtout en Europe, s’assombrit. D’ici 2035, les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions de CO
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