Chez Ferrari, le plaisir de conduire est une religion. Le PDG Benedetto Vigna l’a rappelé avec force : les voitures de Maranello resteront sous le contrôle de leurs propriétaires, excluant d’emblée toute autonomie de niveau 3 et au-delà. Une position qui confirme l’ADN de la marque et son positionnement unique sur le marché des supercars.
Dans l’univers des constructeurs, où la course à l’automatisation bat son plein, Ferrari prend un virage à contre-courant, affirmant son attachement viscéral à l’expérience humaine au volant. Si la stratégie produit de Maranello prévoit un rythme soutenu avec le lancement d’au moins quatre nouveaux modèles par an d’ici 2030, une constante demeure : le conducteur restera le maître incontesté de sa mécanique. Le PDG de la marque, Benedetto Vigna, a clairement exprimé sa vision, écartant fermement l’idée d’une Ferrari entièrement autonome. Pour lui, l’essence même d’une Ferrari réside dans le plaisir de la piloter, un plaisir que les puces électroniques ne sauraient remplacer.
Ferrari et l’autonomie : une incompatibilité de principes
Benedetto Vigna ne mâche pas ses mots. Dans une récente interview accordée au média australien *Drive*, le dirigeant a martelé sa position : Ferrari ne produira pas de voitures totalement autonomes. Sa conviction est simple : l’achat d’une Ferrari doit rester synonyme de plaisir de conduite, une expérience sensorielle et émotionnelle où le conducteur est activement impliqué. L’idée de confier les rênes à un système informatique va à l’encontre de cet ADN, de cette philosophie qui fait le mythe de la marque au cheval cabré. « Nous voulons que les gens s’amusent, pas les puces », a-t-il déclaré, soulignant que le volant, symbole de cette connexion homme-machine, restera une composante essentielle de chaque Ferrari.

Des aides à la conduite, mais pas de délégation
Cela ne signifie pas pour autant que Ferrari se détourne des avancées technologiques. Le constructeur italien continuera d’intégrer et d’améliorer les systèmes d’aide à la conduite, tels que l’alerte de franchissement de ligne ou le régulateur de vitesse adaptatif. Ces technologies, conçues pour assister et sécuriser, visent à améliorer l’expérience de conduite sans jamais en ôter le contrôle principal. En revanche, une Ferrari atteignant le niveau 3 d’autonomie, où le conducteur peut déléguer la conduite dans certaines conditions, n’est pas à l’ordre du jour. Cette approche confirme la vision de Ferrari : ses véhicules sont avant tout des machines à sensations, destinées à être savourées, idéalement sur des routes sinueuses où le plaisir de négocier les virages prend tout son sens.
Le client Ferrari : un passionné avant tout
Il est vrai qu’une Ferrari n’a pas vocation à être une simple voiture de transport pour les trajets quotidiens. Les acheteurs de ces bolides d’exception sont avant tout des passionnés, des connaisseurs qui recherchent des performances de pointe et une expérience de conduite immersive. Pour eux, le plaisir de maîtriser une mécanique d’exception, de sentir la puissance sous le pied et d’entendre la symphonie du moteur est irremplaçable. Confier cette tâche à un algorithme serait, pour beaucoup, une hérésie, une négation de la raison d’être même de posséder une Ferrari. Les clients fortunés ont, par ailleurs, la possibilité d’acquérir des véhicules plus généralistes où la conduite autonome pourrait, à terme, se démocratiser. Ils n’achèteraient donc pas une Ferrari pour sa capacité à se conduire seule, ce qui irait à l’encontre de l’image et de la promesse de la marque.
Une stratégie produit ambitieuse, un ADN préservé
Malgré cette position ferme sur l’autonomie, Ferrari ne manque pas d’ambition. La marque prévoit de lancer pas moins de vingt nouveaux modèles entre 2026 et la fin de la décennie. Un rythme de renouvellement particulièrement soutenu pour un constructeur de voitures d’exception, qui a livré 13 640 unités en 2023. Cette stratégie vise à élargir la gamme, à proposer de nouvelles interprétations de la supercar, tout en restant fidèle à ses principes fondamentaux. Que ce soit avec des motorisations thermiques, hybrides ou, à terme, électriques, l’ADN de Ferrari restera le même : offrir des voitures d’exception qui procurent des émotions fortes, avec le conducteur au cœur de l’expérience.
Ce qu’il faut retenir de la position de Ferrari
- Le plaisir de conduire avant tout : Ferrari assume sa philosophie centrée sur l’expérience humaine au volant.
- Autonomie de niveau 3 et plus exclue : Les systèmes de conduite entièrement autonome ne seront pas intégrés.
- Technologie au service du conducteur : Les aides à la conduite seront améliorées, mais sans jamais déléguer le contrôle.
- Positionnement unique : Ferrari se démarque dans un marché où l’automatisation est une tendance forte.
- Stratégie produit dynamique : La marque maintient un rythme de nouveautés soutenu, fidèle à son ADN.
Articles liés : Ferrari Enzo
Sélection d’articles, guides et conseils sur Ferrari Enzo.






