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Un excès de vitesse qui coûte cher : lunettes trahissent le conducteur

Son stratagème a failli fonctionner… mais c’était sans compter sur des juges très aux aguets. Vouloir échapper à une infraction routière peut parfois coûter bien plus cher que l’infraction elle-même. C’est exactement ce qu’a appris à ses dépens un automobiliste suisse, trahi par un détail inattendu : ses lunettes.

Trop rapide sur la route, pas assez discret sur les réseaux sociaux

Les faits remontent à février 2024, dans le canton de Neuchâtel. Ce jour-là, comme l’a rapporté le média local Arcinfo, une voiture est flashée à 80 km/h sur une bretelle limitée à 40 km/h, soit un grand excès de vitesse. Jusque-là, une infraction malheureusement classique. Mais la suite est bien plus rocambolesque.

Sachant qu’il encourt une sanction encore plus lourde en raison de sa récidive, le propriétaire du véhicule affirme rapidement ne pas être au volant. Selon lui, la voiture aurait été confiée à un ami étranger de passage. Une version appuyée par ce dernier, qui confirme les propos. Sur le papier, tout semble cohérent. Sauf que les autorités ne se contentent pas de cette explication.

L’enquête qui fait tout basculer

Les forces de l’ordre décident de creuser. Et un élément attire leur attention : le véhicule avait déjà été flashé quelques jours auparavant. En comparant les clichés des radars, les enquêteurs constatent que le conducteur semble être le même sur les deux infractions. Un détail va alors tout faire basculer : les lunettes portées par le conducteur, particulièrement reconnaissables.

Pour confirmer leurs soupçons, les juges vont jusqu’à consulter le profil du propriétaire sur LinkedIn. Résultat : même visage, mêmes traits… et surtout, les mêmes lunettes. La tentative de manipulation ne tient plus debout.

Si l’automobiliste a tenté de se défausser, ce n’est pas un hasard. Déjà condamné par le passé, il avait tout intérêt à éviter une nouvelle sanction pour excès de vitesse, bien plus lourde dans son cas. À l’inverse, son ami étranger ne risquait que des conséquences limitées. Une stratégie calculée, mais qui s’est retournée contre lui comme un boomerang.

Le verdict sans appel

Le tribunal cantonal de Neuchâtel n’a pas été indulgent. L’homme a été reconnu coupable de dénonciation calomnieuse, une infraction bien plus grave que le simple excès de vitesse initial. Au final, la facture est salée : 4 000 francs suisses avec sursis, auxquels s’ajoutent 2 800 francs supplémentaires correspondant à l’amende et aux frais de justice. Soit bien plus que ce qu’aurait coûté l’infraction d’origine.

Selon La Dépêche, en France, il aurait risqué jusqu’à six mois de prison, 15 000 € d’amende et trois ans de suspension de permis pour avoir tenté de désigner un autre conducteur. Une manière pour lui d’apprendre à ses dépens qu’une infraction ne se cache pas si facilement dans l’ère numérique.

En résumé

  • Tenter d’échapper à une infraction en désignant un tiers est une prise de risque majeure.
  • Les enquêtes modernes exploitent la technologie pour recouper les informations.
  • Un détail insignifiant peut devenir crucial dans une affaire judiciaire.
  • Les sanctions pour dénonciation calomnieuse peuvent être bien plus sévères qu’un simple excès de vitesse.
  • La prudence est de mise pour tous les conducteurs face aux radars et aux enjeux légaux.