Elle est conçue pour pulvériser les records, pas pour avaler les kilomètres sur autoroute. Pourtant, un explorateur britannique vient de prouver que la Rimac Nevera, avec ses 1914 ch, est aussi capable d’endurance. Chris Brown a traversé sept pays sur près de 2700 km, révélant une facette insoupçonnée de l’hypercar électrique croate.
Une traversée européenne loin des sentiers battus
Le 28 mai dernier, Chris Brown a pris le départ de Harrogate, dans le Yorkshire, au volant de la Rimac Nevera. L’objectif ? Relier le Royaume-Uni à Trogir, en Croatie, patrie de Rimac, en seulement quatre jours. Mais l’explorateur britannique n’a pas choisi la facilité. Après avoir franchi la Manche, il s’est attaqué à des « pôles d’inaccessibilité » en Belgique et au Luxembourg, avant de traverser la Bavière, l’Autriche, la Slovénie et le lac de Bled. Un itinéraire sinueux et audacieux, loin des lignes droites d’un simple transfert.

Au-delà de la puissance brute : une hypercar surprenante
Sur le papier, la Rimac Nevera est une bête de course. Ses quatre moteurs électriques délivrent une puissance combinée de 1914 ch et un couple ahurissant de 2360 Nm. Elle expédie le 0 à 100 km/h en 1,81 seconde et peut atteindre les 412 km/h. Des chiffres qui donnent le vertige et qui la placent dans le panthéon des hypercars les plus performantes au monde. Pourtant, lors de ce périple, la Nevera a révélé un tout autre caractère : une souplesse étonnante, un silence appréciable et un confort surprenant pour de longues distances. Une transformation inattendue pour une machine conçue pour l’adrénaline pure.

Autonomie et recharge : le défi du quotidien
Avec sa batterie de 120 kWh, la Rimac Nevera annonce une autonomie WLTP d’environ 490 km. Un chiffre respectable pour une hypercar, mais qui demande une gestion attentive lors d’un tel périple. Chris Brown s’est appuyé sur le réseau de recharge ultra-rapide IONITY, un avantage non négligeable pour les propriétaires de Rimac qui bénéficient de plusieurs années de recharge illimitée en Europe. La technologie de charge de 500 kW permet de passer de 0 à 80 % en seulement 19 minutes, un atout majeur pour minimiser les temps d’arrêt et profiter pleinement de la route.

La Nevera, une vraie GT ?
Ce voyage transcontinental démontre que la Rimac Nevera n’est pas qu’une vitrine technologique ou un engin de record. Elle prouve qu’elle peut s’adapter aux contraintes du monde réel, offrant une polyvalence que l’on n’attendait pas forcément d’une hypercar de cette trempe. L’explorateur britannique a non seulement repoussé ses propres limites, mais aussi celles de la machine, prouvant qu’une telle débauche de puissance peut aussi rimer avec une expérience de voyage plus détendue et accessible. Reste que le prix de cette prouesse, avoisinant les 2 millions d’euros, la destine à une élite fortunée.
Ce qu’il faut retenir de ce périple
- Une démonstration de la polyvalence de la Rimac Nevera, bien au-delà de ses performances extrêmes.
- La capacité de l’hypercar électrique à s’adapter à de longs trajets et à des conditions variées.
- L’importance des infrastructures de recharge rapide (IONITY) pour rendre possibles de telles traversées.
- Une preuve que les super-sportives électriques peuvent offrir une expérience de conduite plus accessible.
- Un rappel du positionnement tarifaire très exclusif de la Rimac Nevera.




