Aston Martin et Honda traversent une saison de Formule 1 bien morose, loin des ambitions affichées. Mais alors que le châssis évolué débarque dès le GP de Hongrie, une confirmation de taille vient de tomber concernant le nouveau groupe propulseur japonais.
Aston Martin F1 : une saison 2026 à oublier
Pour Aston Martin, cette saison 2026 ressemble à un long chemin de croix. L’écurie, qui misait sur le changement de réglementation pour grimper dans la hiérarchie, se retrouve aujourd’hui à la peine. Les retards dans le développement de l’AMR26, combinés aux soucis internes chez Honda, ont coûté un temps précieux. Pire encore, la monoplace conçue sous la houlette d’Adrian Newey peine à rivaliser, étant même devancée par Cadillac, pourtant nouvelle venue dans la discipline. Le seul point marqué par Fernando Alonso à Monaco semble bien dérisoire face à cette situation.
Un châssis « version B » pour relancer la machine
Face à ce constat peu glorieux, l’été s’annonce comme une période charnière pour Aston Martin. Si la stratégie actuelle consiste à ne pas introduire d’évolutions mineures, privilégiant des changements radicaux pour inverser la tendance, le GP de Hongrie marquera un tournant. L’écurie introduira une « version B » de son AMR26, une refonte attendue pour tenter de sortir de l’ornière. Cette évolution significative est censée redonner un coup de fouet à la monoplace et aux espoirs de l’équipe.
Le nouveau moteur Honda attendra la rentrée
Si le châssis évolué est attendu dès le mois de juillet, l’arrivée du nouveau groupe propulseur Honda sera, elle, décalée. Shintaro Orihara, ingénieur en chef chez Honda, a confirmé que le nouveau moteur ne sera pas prêt avant la rentrée, après la trêve estivale. L’objectif est d’être aligné avec ce nouveau bloc pour le Grand Prix des Pays-Bas. Cette décision stratégique vise à maximiser le temps de développement et à s’assurer que le nouveau moteur soit le plus performant possible dès son introduction.
Spa et Budapest, bancs d’essai pour l’unité de puissance actuelle
Avant de découvrir la nouvelle spécification moteur, Honda entend bien tirer le maximum de l’unité de puissance actuelle. Les deux prochaines courses, à Spa et Budapest, serviront de banc d’essai grandeur nature. « Il nous reste encore deux courses avant d’introduire le nouveau moteur », explique Orihara. « Il est important de continuer à tirer des enseignements de cette spécification actuelle, afin de pouvoir appliquer ces conclusions sur la gestion de l’énergie lors des prochaines courses – comme à Monza, où l’on trouve également de longues lignes droites. » Ces courses permettront d’affiner les réglages et la compréhension du comportement du moteur dans des conditions exigeantes.
Gestion de l’énergie : le défi de Spa
Le circuit de Spa-Francorchamps, avec ses longues lignes droites et ses virages rapides, représente un défi particulier pour les motoristes. « La combinaison de longues lignes droites et de virages à grande vitesse en fait un circuit très exigeant pour les ingénieurs, tant pour anticiper l’utilisation de l’accélérateur que pour gérer le déploiement de l’énergie tout au long du tour », détaille Orihara. La récupération d’énergie y est limitée, rendant cruciale une stratégie de déploiement efficace du MGU-K. Le groupe motopropulseur sera également mis à rude épreuve en termes de performances et de fiabilité.
Ce qu’il faut retenir de l’annonce Honda-Aston Martin :
- Châssis remanié : Une « version B » de l’AMR26 sera introduite dès le Grand Prix de Hongrie.
- Nouveau moteur repoussé : L’unité de puissance Honda évoluée n’arrivera qu’après la trêve estivale, potentiellement dès le GP des Pays-Bas.
- Stratégie de développement : Honda souhaite maximiser le temps de développement pour le nouveau bloc moteur.
- Enseignements précieux : Les courses de Spa et Budapest serviront à optimiser la gestion de l’énergie avec le moteur actuel.
- Défis techniques : Le circuit de Spa mettra en lumière les performances et la fiabilité du groupe motopropulseur.
- Objectif : Aston Martin et Honda visent un redressement significatif au classement à partir de la rentrée.




