Pour le Grand Prix du Japon, Ferrari a pris un départ timide, contrastant avec ses récentes performances. Les essais libres ont mis en lumière des problèmes de confiance chez les pilotes, notamment Lewis Hamilton qui, en pleine lutte pour les premiers rangs, a reconnu des sensations troublantes rappelant une période moins glorieuse.
Une Ferrari en retrait sur le circuit nippon
Après avoir brillé en tant que seconde force lors des Grands Prix d’Australie et de Chine, Ferrari a entamé le GP du Japon à Suzuka avec des performances en demi-teinte. Charles Leclerc et Lewis Hamilton se sont positionnés aux cinquième et sixième places, accusant un retard de sept et huit dixièmes sur la pole position. Bien que cet écart puisse sembler relativement faible dans l’absolu, c’est face à une McLaren nettement plus rapide que la SF-26 montre ses faiblesses.
Les images des essais libres ont révélé une voiture moins docile qu’espéré, avec des décrochages du train arrière qui ont clairement affecté la confiance des pilotes. À l’issue de la deuxième séance d’essais libres, Hamilton a exprimé son malaise : « Je suis lent parce que je n’ai pas confiance en la voiture. »
Des échos du passé perturbants
Le pilote britannique a également fait part de ses inquiétudes lors d’une interview avec les médias internationaux, dont Motorsport.com. « La voiture est globalement OK, mais elle n’est tout simplement pas assez rapide pour le moment, et je pense que c’est juste une question d’équilibre. » Cette déclaration révèle des problématiques plus profondes au sein de l’équipe de Maranello.
Le plus troublant reste la comparaison qu’il a faite avec les sensations ressenties lors de l’année 2025. « Je pense que [les difficultés du jour] sont juste liées à la façon dont cette voiture est réglée. Il y a des similitudes avec le ressenti de l’an passé, donc on travaille là-dessus. » La perspective d’un retour à une forme si décevante suscite des interrogations quant aux capacités de l’écurie à redresser la barre.
Un travail d’ajustement crucial à faire

Lewis Hamilton (Ferrari)
Interrogé sur la possibilité de réduire cet écart si Ferrari parvenait à optimiser ses réglages, le septuple champion du monde a mis l’accent sur un autre facteur clé : l’énergie. « Difficile à dire. Au final, il y a beaucoup de temps à gagner dans les lignes droites ; pour l’instant, nous avons quatre dixièmes de retard à l’entrée du virage n° 1 par rapport à McLaren. »
Hamilton souligne ainsi qu’un meilleur déploiement d’énergie pourrait faire toute la différence. « Je suis sûr que nous pouvons faire mieux à ce niveau-là. Je pense également qu’il est possible de tirer davantage de performances de la voiture si nous parvenons à trouver les bons réglages. »
Une situation anticipée par Ferrari
Diego Ioverno, directeur sportif de Ferrari, a tempéré les inquiétudes en affirmant que ce retard était conforme aux prévisions initiales. « L’écart correspond plus ou moins à ce à quoi nous nous attendions, et il est également assez conforme à ce que nous avons observé lors des deux premières courses, en particulier sur les relais courts. »
Cependant, il reste conscient que l’écurie doit progresser. « Nous ferons tout notre possible, en analysant les données et en essayant de résoudre certains petits problèmes que nous avons rencontrés. »
Il a aussi souligné la difficulté de la piste avec son nouveau revêtement qui complique le comportement des pneumatiques. « Un facteur clé serait de s’assurer que les pneus fonctionnent dès le premier tour. » Cela met en lumière les défis supplémentaires auxquels Ferrari doit faire face sur ce circuit exigeant.
En résumé
- Ferrari démarre timidement le GP du Japon.
- Hamilton évoque des problèmes de confiance et des souvenirs troublants de 2025.
- L’écart avec McLaren est sensible sur les lignes droites.
- Ioverno estime que le retard était prévisible mais appelle à une amélioration.
- Le nouveau revêtement du circuit complique le fonctionnement des pneumatiques.



