Les envolées manquées s’accumulent chez Red Bull cette saison, au point de devenir un véritable casse-tête pour l’écurie autrichienne. Isack Hadjar, victime d’une défaillance majeure au départ du Grand Prix de Barcelone, a exprimé sa frustration, pointant du doigt une procédure de départ trop complexe qui handicape les pilotes.
Le départ raté, un mal récurrent chez Red Bull
Le Grand Prix de Barcelone a offert un nouveau chapitre aux difficultés de Red Bull en matière de départs. Alors qu’il s’élançait de la sixième position, Isack Hadjar a vu ses espoirs de podium s’envoler dès les premiers mètres, chutant jusqu’à la quinzième place avant même la fin du premier tour. Un scénario qui, malheureusement, n’est pas une première pour l’écurie, Max Verstappen ayant également connu des envolées laborieuses à plusieurs reprises cette saison. Si le Français a réussi une belle remontée pour terminer sixième, le goût amer de ce départ manqué est resté.
En Formule 1, chaque détail compte, et un départ manqué peut ruiner une course entière. La frustration d’Hadjar est donc compréhensible. « Tout le week-end, de toute façon, on a eu des départs un peu pourris », a-t-il confié, visiblement agacé, au micro de Canal+. « Je n’étais pas très confiant sur la grille, avec nos procédures on a vraiment souffert… »
Isack Hadjar (Red Bull) lors du week-end de Grand Prix.
Une procédure de départ trop capricieuse
Ce qui frappe, c’est l’inconstance des performances au départ. Alors que Monaco avait offert une belle envolée, et que le Canada semblait avoir apporté des améliorations, le week-end de Barcelone a marqué un net recul. « Et là, en fait, on n’a rien compris, donc euh… Au final, ça nous ruine toute la course », regrette le pilote.
Sur la plateforme F1 TV, Hadjar a insisté sur la nécessité d’une réaction rapide de son équipe : « Il faut juste qu’on travaille nos départs, parce que, franchement, on ne peut pas continuer comme ça. C’est la même histoire chaque week-end. » Il dénonce une procédure trop « difficile » et une « fenêtre trop étroite », rendant la tâche des pilotes quasi impossible. « Je ne suis pas un ordinateur, je ne suis pas une machine, je ne peux pas être précis à 0,0001%. Ça ne marche pas. »
Mekies reconnaît les difficultés, mais sans solution miracle
Laurent Mekies, le directeur de Red Bull Racing, a corroboré les propos de son pilote, attribuant ces départs laborieux à la jeunesse de leur projet moteur. « Nos départs ont été médiocres jusqu’à présent cette saison. Ça rentre dans notre première année en tant que motoriste », a-t-il expliqué.
Laurent Mekies, directeur de Red Bull Racing, face aux journalistes.
Il reconnaît que le groupe motopropulseur, bien que performant, possède une « fenêtre d’exploitation très étroite », ce qui complique la tâche lors des départs. « Il y a de nombreux domaines où cela vous complique un peu la tâche », admet Mekies, qualifiant cela de « processus d’apprentissage ». Cependant, aucune solution miracle n’a été annoncée, laissant planer le doute sur la capacité de l’équipe à résoudre ce problème majeur dans l’immédiat.
Le départ : un maillon faible à corriger d’urgence
La situation actuelle met en lumière un paradoxe : une équipe capable de produire une monoplace redoutable, mais qui peine sur un des aspects les plus fondamentaux de la course automobile. Les départs ratés ne sont pas seulement une question de performance brute, mais aussi de confiance et de stratégie. En perdant autant de places dès le premier tour, les pilotes Red Bull se lancent dans une course-poursuite épuisante, où la moindre erreur peut être fatale.
Le cri d’alarme d’Isack Hadjar résonne comme un avertissement : si Red Bull ne parvient pas à maîtriser ses départs, ses ambitions au championnat pourraient bien être compromises. La concurrence, elle, ne cesse de progresser, et chaque point perdu dans les premières secondes d’une course est une occasion manquée.
- Le problème : Des départs systématiquement ratés pour les pilotes Red Bull.
- La cause : Une procédure de départ jugée trop complexe et une fenêtre d’exploitation moteur trop étroite.
- La conséquence : Perte de places, courses compromises et frustration pour les pilotes.
- La réaction de l’équipe : Reconnaissance des difficultés, mais pas de solution immédiate.
- L’enjeu : La nécessité de résoudre ce problème pour rester compétitif face à la concurrence.
- Ce qu’il faut retenir : Le départ est un maillon faible critique pour Red Bull cette saison.




