Après une première course ponctuée par la pluie et des déceptions, l’écurie DS Penske cherche à retrouver son rythme sur le circuit de Shanghai. Si le doublé de 2025 semble déjà loin, la bataille pour les points reste ouverte, mais la météo capricieuse pourrait encore jouer les trouble-fêtes.
Shanghai, théâtre d’une météo imprévisible
La saison 2026 de Formule E à Shanghai a débuté sous un ciel menaçant, rappelant les conditions de la première manche de 2025. Si les essais du vendredi se sont déroulés sur le sec, les orages ont rapidement contraint les organisateurs à modifier le programme du week-end. Les horaires ont été avancés pour éviter les perturbations, une décision qui a bousculé les plans des équipes, y compris DS Penske. Maximilian Günther, poleman en 2025, soulignait l’importance des qualifications, surtout en cas de piste humide, un scénario qui s’est rapidement concrétisé.
La première séance d’essais, dominée par Taylor Barnard, a été plus un laboratoire qu’une véritable démonstration de performance. Les pilotes ont exploré différents réglages, certains n’activant pas le mode 350 kW, rendant le classement peu représentatif. Néanmoins, le nom de Barnard apparaissait en tête dans la configuration de course (300 kW), laissant présager un certain potentiel pour l’écurie franco-américaine.
Programme chamboulé, qualifications sous tension
Le samedi matin, le programme a été précipité dès l’aube pour échapper aux prévisions orageuses. Les essais ont été raccourcis, les qualifications avancées, et la course programmée bien plus tôt que prévu. Si l’air était encore clair en début de journée, le ciel s’est rapidement assombri, apportant chaleur et humidité, un cocktail peu apprécié par le Britannique Taylor Barnard. Malgré cela, il se montrait optimiste, confiant dans sa préparation sur simulateur. Cependant, un manque de grip sur une piste rendue glissante par les pluies nocturnes l’a privé des quarts de finale pour une poignée de centièmes.
Dans le second groupe, Maximilian Günther a su tirer parti de sa DS E-Tense FE25 pour décrocher la troisième place, accédant ainsi au tableau final. Le pilote allemand a finalement validé une quatrième position sur la grille de départ, tandis que son coéquipier Barnard s’élançait de la dixième place, une position loin d’être idéale sur ce circuit.
Shanghai, un défi énergétique et stratégique
Le circuit de Shanghai, long de 3,01 km et comptant 12 virages, représente un défi de taille pour les monoplaces de Formule E. Sa configuration rapide ne favorise guère la régénération d’énergie, imposant une gestion fine de la batterie pour rester compétitif. La zone de déclenchement du mode Attack, située en sortie d’épingle, oblige les pilotes à s’écarter de la trajectoire idéale, un compromis stratégique coûteux en temps.
La course a débuté dans le calme, mais la malchance a frappé Taylor Barnard dès les premiers tours avec une crevaison qui l’a contraint à un passage par les stands. Maximilian Günther, en revanche, a mené une course prudente et stratégique, se maintenant dans le top 5 pendant la majeure partie de l’épreuve. Les arrêts Pitboost et la gestion du mode Attack ont animé la course, avant que la pluie ne vienne tout bouleverser.
Pluie, crevaisons et points arrachés
C’est finalement sur une piste détrempée que cette première manche a pris fin. Maximilian Günther a réussi à sauver les meubles en terminant à la 9ème place, assurant ainsi quelques points précieux. Taylor Barnard, quant à lui, n’a pas réussi à remonter dans le top 10 après son incident précoce. La journée de dimanche s’annonce tout aussi incertaine, avec des prévisions météo toujours chaotiques, où les stratégies et les réglages seront cruciaux, cette fois sans Pitboost et avec deux activations du mode Attack.
Ce qu’il faut retenir de ce week-end chinois
- La météo reste le facteur X de la Formule E, transformant les courses à Shanghai.
- DS Penske alterne le très bon (qualifs de Günther) et le moins bon (crevaison de Barnard).
- Le circuit de Shanghai exige une gestion énergétique pointue et une stratégie d’Attack Mode audacieuse.
- La concurrence reste féroce, rendant chaque point âprement disputé.
- La deuxième course de dimanche sera déterminante pour confirmer ou infirmer les performances de l’écurie.
- L’adaptabilité sera la clé pour les pilotes et les équipes face aux aléas climatiques.




