Sur la grille de départ du Grand Prix du Japon 2026, Isack Hadjar ne partait pas en position idéale. Pourtant, battre Max Verstappen dans les qualifications a redonné le sourire à ce jeune pilote de Red Bull, même si sa monoplace a laissé à désirer. Entre espoirs et réalités, la lutte interne chez Red Bull se révèle complexe.
Une performance inattendue en Q2
La huitième place sur la grille n’est pas l’apanage des pilotes de tête, mais pour Hadjar, cela représente un petit exploit face à son coéquipier quadruple champion du monde. En Q2, il a su tirer son épingle du jeu au moment où les deux pilotes Red Bull flirtaient avec l’élimination. La tension était palpable, et c’est à ce moment-là qu’Hadjar a pris le dessus sur Verstappen, avant que le rookie Arvid Lindblad ne plonge le Néerlandais dans la zone rouge.
Un parcours semé d’embûches
Lors de l’ultime phase des qualifications, Hadjar est devenu le seul représentant de Red Bull, un statut qu’il a occupé un temps comme étant le meilleur des autres pilotes – hors Mercedes, McLaren et Ferrari. Cependant, il a finalement dû céder sa position symbolique à l’Alpine de Pierre Gasly, qui a su se hisser en quatrième ligne, laissant Hadjar en quête de reconnaissance sur la scène française.
Des ajustements nécessaires dans une RB22 capricieuse
À la sortie de sa monoplace, Hadjar ne cachait pas sa frustration face à une RB22 rétive : « J’ai trouvé la voiture très compliquée à piloter dès le premier tour, » a-t-il confié à Canal+. Malgré quelques ajustements qui ont amélioré son ressenti, il est resté lucide : « On n’est toujours pas satisfait. » Ces mots révèlent toute la difficulté à laquelle il fait face dans une écurie où les attentes sont élevées.

L’équilibre précaire d’une monoplace en mutation
En interview avec Motorsport.com, Hadjar a évoqué l’équilibre instable de sa voiture : « Il a considérablement changé par rapport aux EL3. Dès mon premier tour, j’ai cru que j’allais avoir un accident. » Sa description évoque un bolide glissant et difficile à maîtriser. La montée en puissance est rendue délicate par les incertitudes des réglages et des performances. « Tour après tour, séance après séance, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre, » souligne-t-il.
Des évolutions inégales face à Verstappen
Hadjar tire un certain réconfort de sa performance face à Verstappen, qui disposait d’évolutions sur sa monoplace que lui n’a pas eues. Cela n’efface pas les doutes quant à l’avenir de l’écurie dirigée par Laurent Mekies. « C’est compliqué, » lâche-t-il avec une certaine désillusion. Les changements fréquents apportés à sa voiture compliquent la compréhension des réglages et du comportement global.
Devancer Verstappen : un petit rayon de soleil
Devancer Max Verstappen pour la seconde fois en trois séances de qualifications est un motif de satisfaction pour Hadjar. Cependant, il reste conscient que cette lutte interne est éloignée des véritables batailles pour les poles positions. « C’est sûr que je suis content de moi-même parce que la voiture n’est pas facile, » admet-il. Cela révèle aussi une certaine humilité face aux défis qui l’attendent.
Aujourd’hui, Isack Hadjar doit jongler entre ses ambitions personnelles et les attentes d’une écurie qui vise toujours le sommet. En attendant, il continue d’apprendre sur le tas et espère que la suite de la saison lui permettra de se battre pour des places d’honneur.
En résumé
- Hadjar réalise une performance encourageante en devançant Verstappen.
- La RB22 présente des difficultés notables en termes de comportement routier.
- Les évolutions de Verstappen compliquent la comparaison entre les deux pilotes.
- Hadjar exprime ses frustrations tout en restant lucide sur ses performances.
- Le pilote aspire à se battre pour des positions plus élevées dans les prochaines courses.



