Joan Mir s’apprête à suivre les traces de Marc Márquez en rejoignant le team Gresini pour la saison prochaine, troquant sa Honda d’usine contre une Ducati. Une décision qui rappelle le transfert du nonuple champion du monde, et qui promet un nouveau souffle pour le pilote majorquin. Mais l’environnement d’une équipe satellite sera-t-il suffisant pour le faire tutoyer à nouveau les sommets ?
Mir, une nouvelle vie chez Gresini après la Honda
Après quatre saisons décevantes au guidon de la Honda RC213V, Joan Mir a pris la décision de changer d’air. Le champion du monde 2020, visiblement lassé des errements du constructeur japonais, s’est engagé avec le team Gresini pour les deux prochaines saisons. Ce choix, loin d’être anodin, s’inspire directement du parcours récent de Marc Márquez au sein de la même structure.
Mir n’a pas caché que les succès obtenus par les pilotes Gresini, notamment Álex Márquez et Fabio Di Giannantonio, ont pesé lourd dans sa décision. L’idée d’évoluer sur une Ducati, moto qui fait actuellement référence en MotoGP, et de bénéficier d’un environnement plus propice à la performance, l’a séduit. « J’ai regardé les résultats qu’ils ont fait là-bas », confie le pilote. « Tous les pilotes qui y sont passés ont eu du succès. Je pense aussi qu’il y a une certaine garantie de performance. »
L’effet miroir de Márquez : une carrière relancée ?
Le parallèle avec Marc Márquez est frappant. L’Espagnol, après des années difficiles chez Honda, a trouvé chez Gresini un nouveau souffle, retrouvant le plaisir de piloter et des résultats encourageants. Mir espère bien reproduire cette trajectoire. « Je pense que ce transfert se fait au bon moment », assure-t-il. « Le team Gresini est la meilleure option que je pouvais avoir. »
Certes, le passage d’une équipe d’usine à une structure satellite implique souvent une baisse de revenus et peut sembler risqué. Mais pour Mir, l’enjeu sportif prime. « Quand on intègre une équipe satellite, on renonce à beaucoup de choses […], mais c’est aussi un changement que je voulais faire », explique-t-il. À 29 ans, et avec une carrière qui ne sera pas éternelle, il sent que le moment est venu de redevenir compétitif.
Moins de pression, plus de plaisir : la recette Gresini
Marc Márquez, interrogé sur le choix de Mir, valide cette approche. Il souligne l’importance de l’environnement et de la gestion de la pression, des aspects où les équipes satellites excellent souvent. « Dans une équipe satellite, on a beaucoup moins d’argent mais aussi beaucoup moins de pression, et c’est parfois de ça qu’on a besoin à un moment donné dans sa carrière », analyse le multiple champion du monde.
Selon lui, Gresini offre une atmosphère idéale pour que Mir puisse simplement se concentrer sur sa passion : piloter et prendre du plaisir. « Il va trouver la bonne atmosphère pour simplement piloter et prendre du plaisir, qui est ce qu’il veut faire », confirme Márquez. Un état d’esprit essentiel pour retrouver le niveau qui avait fait de Mir un champion.
Une réunion technique prometteuse
Le retour de Frankie Carchedi, chef mécanicien de Mir chez Suzuki lors de leur titre mondial, au sein du team Gresini, est un atout majeur. Cette complicité technique retrouvée pourrait bien accélérer l’adaptation de l’Espagnol à sa nouvelle machine. « Ça a joué une part importante dans ma décision d’y aller », avoue Mir.
La compréhension mutuelle entre le pilote et son mécanicien est cruciale, surtout lors d’un changement d’équipe et de moto. « Je comprends Frankie, je sais ce qu’il fait à la perfection et aussi ce qu’il ne fait pas parfaitement », s’enthousiasme Mir. Une alchimie qui pourrait faire la différence sur la piste.
Le pari Gresini : un tremplin pour l’avenir ?
- Un choix audacieux : Mir quitte une équipe d’usine pour une structure privée, misant sur la performance de la Ducati.
- L’effet Márquez : Le succès du nonuple champion du monde chez Gresini sert de modèle et de preuve de concept.
- Moins de pression, plus de plaisir : L’environnement d’une équipe satellite est perçu comme un levier pour retrouver la motivation et la performance.
- Retrouvailles techniques : La collaboration avec Frankie Carchedi, son ancien chef mécanicien, est un avantage indéniable.
- Objectif clair : redevenir compétitif et se battre pour les premières places, après des années difficiles chez Honda.




