Oliver Solberg pensait pouvoir jouer la victoire au Rallye du Japon, mais sa fougue a eu raison de ses ambitions. Le jeune Suédois a terminé sa course dans un poteau, ouvrant la voie à Elfyn Evans et offrant une opportunité inespérée à Sébastien Ogier.
Solberg, la déroute nippone
Ce samedi matin, Oliver Solberg réalisait une première boucle de feu au Rallye du Japon. Positionné comme un prétendant sérieux à la victoire, le pilote de la Toyota GR Yaris Rally1 mettait une pression considérable sur le leader, Elfyn Evans. Sa performance, saluée par ses pairs, laissait présager une lutte acharnée pour le podium nippon. Mais dans la dixième spéciale de l’épreuve, le scénario a basculé de manière brutale. En abordant un virage à gauche, le jeune loup a pris trop d’angle, heurtant violemment un poteau. Les dégâts sur sa monture se sont avérés trop importants pour envisager une quelconque réparation, le reléguant à un abandon prématuré.
La prudence, cette inconnue pour Solberg
Ce n’est malheureusement pas la première fois cette saison que le fils de Petter Solberg se retrouve dans une telle situation. Ses sorties de route, bien que parfois spectaculaires, témoignent d’une approche parfois trop agressive, une tendance qui lui coûte cher au classement général. Alors qu’il visait le podium, voire mieux, son erreur lui ôte tout espoir de marquer des points significatifs ce week-end. Il devra désormais compter sur le « Super Sunday » pour tenter de sauver les meubles, un format qui permet de marquer des points supplémentaires sur les dernières spéciales.
Evans soulagé, Ogier revanchard
Cette mésaventure a, bien entendu, fait les affaires du leader, Elfyn Evans. Libéré de son plus proche poursuivant, le Gallois pouvait envisager la suite de la journée avec plus de sérénité. Néanmoins, le passage dans la zone de l’accident de Solberg lui a fait perdre un temps précieux, une circonstance atténuante qui a profité à Sébastien Ogier. Le nonuple champion du monde, auteur de son premier scratch du week-end, a grappillé 5,5 secondes sur son coéquipier. Ce gain lui permet de remonter à la deuxième place provisoire, à 14,6 secondes du leader, tout en reconnaissant le caractère imprudent de la manœuvre de Solberg.
Ogier : « Il prenait trop de risques »
Sébastien Ogier, toujours aussi lucide, n’a pas caché sa déception face à l’incident de son jeune coéquipier : « En voyant ses traces, ce n’est pas surprenant qu’Oliver ait eu un accident, il prenait trop de risques. C’est dommage. » Cette déclaration souligne le dilemme auquel sont confrontés les jeunes pilotes : trouver le juste équilibre entre la vitesse nécessaire pour gagner et la maîtrise indispensable pour terminer les rallyes. La fougue de la jeunesse, si elle peut mener à des éclairs de génie, peut aussi se transformer en une imprudence coûteuse.
La fin de journée, entre gestion et attaque
Avant le retour au parc d’assistance, deux spéciales traditionnelles attendaient les concurrents, suivies de deux passages dans la courte super spéciale de Fujioka. Pour Elfyn Evans, l’objectif était clair : gérer son avance et éviter toute nouvelle erreur. Pour Sébastien Ogier, il s’agissait de consolider sa deuxième place et, pourquoi pas, de continuer à grignoter quelques secondes sur son leader. La journée s’annonçait donc sous haute tension, avec un rallye encore loin d’être joué malgré l’abandon d’un des principaux protagonistes.
Rallye du Japon – Ce qu’il faut retenir
- La fougue d’Oliver Solberg lui coûte cher, le forçant à l’abandon.
- Elfyn Evans profite de l’erreur pour conforter sa première place.
- Sébastien Ogier remonte au deuxième rang, relançant la course.
- Le rallye reste indécis à l’approche de la dernière journée.
- Le « Super Sunday » sera crucial pour les pilotes en quête de points.




