Les débuts en Formule 1 d’un moteur conçu à Milton Keynes sont toujours un moment d’angoisse. Mais cette année, la collaboration entre Red Bull et Ford semble porter ses fruits. À Barcelone, lors des essais privés, la fiabilité du moteur a été au rendez-vous, permettant à l’écurie de valider des performances encourageantes.
Des débuts prometteurs à Barcelone
Alors qu’il pouvait s’agir de la première grande crainte dans le giron Red Bull, le premier moteur conçu entièrement à Milton Keynes, avec le soutien de Ford, a affiché une fiabilité plutôt rassurante pour ses débuts en piste à Barcelone. Au cours de la semaine d’essais privés qui se tient en Catalogne, à huis clos et avec des informations parfois incomplètes, le nombre de tours parcourus est un indicateur clé. Cette entrée dans une nouvelle ère marque un test grandeur nature pour Red Bull Powertrains.
Une semaine d’essais chargée
Que ce soit chez Red Bull Racing ou chez Racing Bulls, il a déjà été possible d’enchaîner cinq journées de roulage et de nombreux tours qui viennent valider une première étape importante. Handicapée par l’accident d’Isack Hadjar mardi, l’écurie principale espère prendre une dernière fois la piste vendredi avec Max Verstappen. Du côté de Liam Lawson et Arvid Lindblad, les kilomètres parcourus poussent le management de l’équipe à saluer le travail accompli par le département moteur.
Un travail impressionnant
« C’est un travail vraiment, vraiment impressionnant de la part de Red Bull Ford Powertrains », souligne Tim Goss, directeur technique de Racing Bulls. « Arriver comme un tout nouvel entrant en Formule 1 et, dès le tout premier jour, aligner près de 200 tours… C’est facile de croire qu’un tel niveau de fiabilité serait garanti, mais on ne peut pas sous-estimer ce qu’ils ont accompli. »
Le comportement du moteur au cœur des enjeux
Le comportement du moteur est une autre victoire à souligner. « La facilité de pilotage est fantastique. La difficulté à laquelle nous – et probablement toutes les autres équipes – sommes confrontés, c’est simplement de comprendre comment la gestion de l’énergie change légèrement d’un tour à l’autre, d’un virage à l’autre, et d’essayer de comprendre comment régler tout cela au mieux, et pour les pilotes, simplement de s’y habituer », explique Goss. Cette déclaration témoigne des défis que représentent les nouvelles technologies pour les équipes.
Un avenir incertain mais prometteur
Le niveau de performance, et surtout la comparaison entre les différents moteurs et les châssis, seront à évaluer le mois prochain lors des essais de Bahreïn. Mais il ne faut pas se méprendre : la révolution réglementaire de 2026 appelle en premier lieu à passer par une phase d’apprentissage significative.
Des changements majeurs en vue
« Ce sont de nouvelles règles aérodynamiques, de nouvelles normes de sécurité, un nouveau groupe propulseur, de nouveaux pneus, une nouvelle électronique : absolument tout a changé », insiste Tim Goss. « On n’a jamais connu un tel changement en Formule 1 auparavant, et le fait de pouvoir prendre la piste et rouler correctement, aussi bien pour nous que pour l’équipe Red Bull, a été vraiment, vraiment impressionnant. »
Pour conclure, la collaboration entre Red Bull et Ford semble avoir donné naissance à un moteur qui rassure et séduit lors de ses débuts. Si les véritables performances seront évaluées lors des prochaines sessions d’essai, il est indéniable que la route est pavée pour une saison riche en rebondissements et en surprises.
