Après un parcours tumultueux au Dakar 2026, Sébastien Loeb se retrouve à la croisée des chemins. Malgré ses efforts acharnés, le pilote Dacia a dû composer avec les imprévus, laissant entrevoir une saison 2027 encore incertaine. Mais ne dit-on pas que chaque échec est une marche vers le succès ?
Un rallye plein de rebondissements
La victoire était hors de portée pour Sébastien Loeb, alors le pilote Dacia et son copilote Édouard Boulanger ont fait de leur mieux pour tenter de se hisser sur le podium final du Dakar 2026. Malheureusement, Mattias Ekström a été trop rapide, sur une spéciale courte qui mettait en avant ses points forts, pour que le nonuple champion WRC puisse espérer réduire son retard. Au terme de cette 13e étape, Loeb a terminé à une modeste seconde place, mais à seulement huit petites secondes de son rival. Au classement général, il occupe la quatrième place, à 37 secondes du pilote Ford.
“On n’a pas de regret à avoir, on a essayé”, a-t-il déclaré auprès de la chaîne L’Équipe à propos de sa journée. “Ekström, on sait que dans ce type de spéciale ‘sprint’, il est redoutable – même sur tout le rallye il l’a été. Donc on a essayé, on a fait une belle spéciale, pas trop d’erreurs, mais ça ne suffit pas.”
Pour Loeb, l’échec n’est pas un motif de désespoir. “Globalement, on ne peut pas regretter grand-chose”, a-t-il ajouté concernant le Dakar dans son ensemble. “Être à l’arrivée, quatrième, c’est pas si mal. De toute façon, la victoire n’était pas jouable depuis quelques jours, donc bon, troisième ou quatrième, ce n’est pas une catastrophe.”
Une victoire pour Dacia
Dans le même temps, la victoire finale sur le rallye-raid est revenue à Nasser Al-Attiyah, au volant d’un Dacia Sandrider également. “Ce qui est bien, c’est que l’équipe gagne : pour Dacia, c’est une première victoire”, a souligné Loeb. “Nasser a été intouchable en fait, on va dire.”
Loeb a également mis en avant la gestion de course exceptionnelle d’Al-Attiyah. “Ce n’est pas forcément toujours le plus rapide, mais en tout cas c’est lui qui a le mieux géré la course : il n’a pas fait d’erreurs, il a toujours trouvé le bon rythme. En ce qui nous concerne, on fait un beau rallye, on n’a pas forcément été épargnés par les problèmes tout le long, mais bon, on s’est bien battu, c’était un beau rallye.”
13 crevaisons qui ont pesé lourd

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Sébastien Loeb a connu un véritable calvaire avec 13 crevaisons au cours du Dakar 2026, sans compter d’autres mésaventures. “C’est beaucoup”, a-t-il souligné avec un sourire jaune. “On n’a pas le record – je ne sais pas si c’est [Henk] Lategan qui l’a, parce qu’il en a 15 – mais ce n’est pas mal.”
Ces crevaisons ont eu des conséquences notables sur sa performance. “Ça a beaucoup joué sur la première semaine parce que ce n’est pas seulement le temps perdu à changer les roues, c’est le temps perdu après en spéciale, quand je n’avais plus de roue de secours et que j’ai fait près de 700 km la première semaine sans roue de secours, donc sur un rythme vraiment très lent.”
“Forcément, ça on l’a traîné un peu sur tout le rallye. L’opportunité de revenir à un moment, on l’a perdue quand on perd la direction assistée. Après, on a fait comme on a pu.”
Un bilan positif malgré tout
Même sans podium et sans victoire d’étape, Loeb assure être satisfait d’avoir rallié l’arrivée. Il insiste sur l’importance du travail d’équipe et sur la victoire de son équipier : “Par rapport à l’an dernier, c’est quand même une belle étape de franchie. C’est pas mal.”
“Ce qui est cool, c’est que c’est une victoire pour l’équipe, car on est avant tout une équipe, même si forcément je préférerais gagner moi – on est bien d’accord. Mais comme dit, Nasser a été très, très difficile à aller chercher sur ce rallye ; il a vraiment fait une course d’expérience et il mérite sa victoire.”
L’avenir incertain de Loeb
Après ce dixième Dakar sans victoire finale, la question qui vient naturellement à l’esprit est de savoir si Loeb va s’engager dans une 11e participation l’année prochaine. “On verra bien”, a-t-il lâché. “On va déjà rentrer à la maison, c’est cool, ça fait longtemps qu’on est là quand même. Pour la suite, on verra.”
La passion de Loeb pour la course est indéniable. Son expérience et son talent continuent de briller malgré les difficultés rencontrées. Le Dakar est un défi impitoyable, et chaque année apporte son lot de surprises. Pour le moment, l’avenir reste flou, mais il est certain que Sébastien Loeb ne compte pas abandonner si facilement.
Les autres compétitions automobiles à suivre pourraient bien nous réserver des moments tout aussi palpitants.



