Brabus ne se contente plus de transformer des Mercedes, il crée des voitures à part entière. Avec la Bodo, le préparateur allemand rend un hommage spectaculaire à son fondateur, Bodo Buschmann, en imaginant une hyper-GT V12 de 1000 ch, limitée à 77 exemplaires et facturée plus d’un million d’euros. Un anachronisme glorieux sur base d’Aston Martin Vanquish, qui joue la carte du noir absolu.
La Brabus Bodo, un manifeste en carbone noir
Oubliez les supercars clinquantes et les palettes de carbone clinquantes. La Brabus Bodo, c’est autre chose. C’est un coup de poing visuel, un manifeste roulant signé par le préparateur allemand, connu pour ses métamorphoses toujours plus radicales de modèles Mercedes. Ici, Brabus ne se contente pas de greffer des éléments esthétiques ; il sculpte une nouvelle identité, un hommage sombre et puissant à son regretté fondateur, Bodo Buschmann. La couleur dominante ? Le noir, évidemment, mais pas n’importe lequel. Un noir profond, intégralement composé de fibre de carbone, tendu sur un châssis en aluminium, pour un effet dramatique garanti.
Un V12 de 1000 ch, l’éloge de la démesure
Sous ce manteau de carbone, le cœur de la Bodo bat au rythme d’un V12 5,2 litres biturbo. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1000 ch et 1200 Nm de couple. De quoi propulser cette massa d’acier et de carbone – pas moins de 1910 kg – de 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes. La vitesse de pointe ? 360 km/h. Dans un monde automobile qui court vers l’électrification et l’efficience, la Brabus Bodo est un rugissement V12, un acte de foi envers la puissance brute et la démesure. C’est un anachronisme glorieux, une célébration du passé qui assume pleinement son caractère exubérant.
L’ADN Aston Martin Vanquish sublimé
Si Brabus a redessiné l’enveloppe, l’âme mécanique de la Bodo provient d’un modèle iconique : l’Aston Martin Vanquish. La ligne de vitrage et certains éléments intérieurs trahissent cette filiation. Mais Brabus a transformé le tout avec une face avant plus agressive, des ouïes béantes et une poupe acérée, évoquant un « boat-tail » futuriste surmonté d’un aileron escamotable. Avec ses jantes monobloc de 21 pouces, la Bodo rappelle les exercices de style les plus audacieux, comme la Maybach Excelero. C’est un spectacle gothique sur roues, une sculpture automobile qui ne laisse personne indifférent.

Brabus Bodo (2026)
Un intérieur luxueux pour avaler les kilomètres
Malgré son allure de bête de course, la Brabus Bodo n’oublie pas son rôle de GT. L’ADN Aston Martin transparaît dans l’habitacle, avec le système multimédia et les commandes de la Vanquish, incluant Apple CarPlay Ultra. Brabus a cependant tout revu pour un luxe exacerbé : nouveaux cuirs, console centrale en carbone, palettes de changement de vitesse allongées, et un immense toit panoramique pour éviter toute sensation d’enfermement. Cette hyper-GT est pensée pour avaler les kilomètres dans un confort absolu, loin des dénuements des pistardes.

Brabus Bodo (2026)

Brabus Bodo (2026)
Images : Brabus
Une production limitée pour une exclusivité assurée
Avec la Bodo et son déjà connu GTS Coupé (basé sur la SL 63), Brabus affirme sa transition de simple préparateur à véritable carrossier. L’exclusivité est au cœur de cette démarche, et la limitation à 77 exemplaires – un clin d’œil à l’année de fondation de Brabus, 1977 – ne fait qu’accroître l’attrait de cette pièce de collection. À plus d’un million d’euros, la Bodo n’est évidemment pas à la portée de toutes les bourses. Mais pour ceux qui cherchent l’exception absolue, une présence qui écrase tout sur son passage, et une mécanique V12 éprouvée, elle représente une proposition presque « raisonnable » face à l’ennui des supercars conventionnelles. Pari réussi : la Brabus Bodo est une invitation à faire tomber les mâchoires, partout où elle passe.




