Le marché automobile français a fait mieux que prévu en mai, dépassant les 128 000 immatriculations. Une reprise portée par les particuliers et surtout par l’électrique, qui signe une part de marché record. Pendant ce temps, le diesel poursuit sa chute libre.
Le marché automobile français reprend des couleurs en mai
Après un début d’année timide, le marché automobile français montre enfin des signes de reprise en mai. Avec 128 484 voitures particulières neuves immatriculées, le marché enregistre une hausse de 4 % par rapport à mai 2025. Cette performance est d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée avec deux jours ouvrés de moins qu’en 2025. Ce rebond permet de limiter la casse sur les cinq premiers mois de l’année, avec un recul ramené à seulement 1 %.
Les particuliers tirent la croissance, les flottes stables
Le dynamisme du marché repose avant tout sur les acheteurs particuliers. Ils ont été 57 070 à franchir le pas, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’an dernier. Ce canal capte désormais 44 % des immatriculations. Les flottes d’entreprises, de leur côté, affichent une stabilité avec une légère hausse de 1 %. L’analyse des modes de financement révèle une préférence croissante pour la location : l’achat traditionnel progresse de 16 %, tandis que la location longue durée (LLD) bondit de 30 %, séduisant aussi bien les entreprises que les particuliers.

Le Tesla Model Y, modèle le plus vendu en France en mai, profite de remises importantes.
Diesel et essence en chute libre, les hybrides plafonnent
Les motorisations thermiques conventionnelles paient cher le durcissement de la fiscalité écologique. Les ventes de voitures à essence s’effondrent de 37 % pour ne représenter que 15 % du marché. Le diesel accuse un repli encore plus spectaculaire de 52 %, tombant à une part marginale de 3 %. Qui aurait imaginé le diesel si bas ! Les motorisations hybrides, bien que toujours présentes, montrent des signes de plafonnement. Les micro-hybrides progressent de 10 % (23 % du marché total) grâce à des avantages fiscaux, mais les hybrides simples et rechargeables reculent respectivement de 7 % et 6 %.

La Skoda Octavia, comme d’autres modèles, fait partie des dernières offres en diesel sur le marché.
Véhicules électriques : une part de marché record
La transition vers le 100 % électrique s’accélère. En mai, les immatriculations de voitures électriques neuves ont atteint 37 412 unités, s’adjugeant une part de marché record de 29 %, contre 16 % en mai 2025. Sur les cinq premiers mois de l’année, les ventes d’électriques progressent de 55 %. Cette poussée est particulièrement marquée chez les particuliers (34 % de part de marché) et encore plus chez les entreprises (43 %). L’alignement des aides gouvernementales, le nouveau leasing social et la volonté des constructeurs de réduire leurs émissions de CO2 dopent les ventes. Le Tesla Model Y reprend la tête des ventes, talonné par les Renault 5 et Scenic V.
Le Tesla Model Y en tête grâce aux remises
Le SUV américain Tesla Model Y s’est imposé comme le véhicule le plus vendu en France en mai. Une performance d’autant plus notable que le modèle commence à vieillir. Ce succès s’explique en grande partie par les remises importantes consenties par le constructeur, notamment sur la version Standard, qui ont su séduire les acheteurs et propulser les ventes.
Ce qu’il faut retenir de ce marché automobile en mai
- Reprise globale : Le marché automobile français a progressé de 4 % en mai, repassant la barre des 128 000 immatriculations.
- Particuliers en forme : Ce sont eux qui portent la croissance, avec une hausse de 15 % des immatriculations.
- Électrique roi : Les voitures 100 % électriques atteignent une part de marché record de 29 % en mai.
- Thermiques à la peine : Diesel et essence continuent leur déclin, perdant respectivement 52 % et 37 % de leurs ventes.
- Tesla Model Y en tête : Le SUV américain profite de remises pour s’imposer comme le modèle le plus vendu.
- Hybrides en stagnation : Les motorisations électrifiées montrent des signes de plafonnement, malgré la bonne tenue des micro-hybrides.




