La déception fut immense pour Pierre Gasly et l’écurie Alpine lors du récent Grand Prix de Monaco. Mais la course n’est peut-être pas encore tout à fait terminée pour le pilote français. L’équipe a confirmé avoir déposé une demande de révision des pénalités qui l’ont privé d’un podium historique sur le Rocher.
L’écurie BWT Alpine Formula One Team a officialisé la démarche : une demande de révision a été soumise à la FIA suite aux sanctions infligées à Pierre Gasly pour excès de vitesse dans la voie des stands lors du Grand Prix de Monaco 2026. Une décision qui, si elle aboutit, pourrait potentiellement redonner un éclatant podium au Français.
Alpine joue la carte de la contestation
Sur la piste, Pierre Gasly avait franchi la ligne d’arrivée en troisième position, derrière Kimi Antonelli et Lewis Hamilton. Une performance de choix qui aurait marqué les esprits. Mais le couperet est tombé : des pénalités pour excès de vitesse dans la pitlane ont effacé ce résultat, le reléguant hors du top 10. L’écurie française n’a pas l’intention de laisser passer cela sans réagir.
Dans les faits, les documents des commissaires font état de deux mesures : 60,1 km/h lors d’une première infraction, puis 60,4 km/h lors de la seconde. La limite autorisée dans les rues étroites de la principauté était fixée à 60,0 km/h. Un écart infime, mais suffisant pour déclencher la sanction.
Le règlement, cette épée à double tranchant
Pour qu’Alpine obtienne gain de cause, la FIA devra être convaincue par un argumentaire solide. Selon la procédure du droit de révision inscrite dans le Code Sportif International, l’écurie doit présenter « un élément nouveau, significatif et pertinent […] qui n’était pas à la disposition des commissaires sportifs au moment de la décision concernée ». Autrement dit, il ne suffit pas de dire qu’ils n’étaient pas d’accord ; il faut des preuves irréfutables et inédites.
C’est là qu’intervient la défense du pilote. Pierre Gasly s’est montré catégorique après la course : il affirme détenir des données prouvant que la vitesse de sa monoplace n’a jamais excédé les 60 km/h réglementaires. « Je sais aussi de source sûre que la vitesse dans la voiture est inférieure à 60 km/h », a-t-il déclaré, confiant dans les relevés de son équipe. « Et je sais que dans les deux cas, je l’ai enclenché bien avant la ligne. »
Une faille dans le système ?
Le pilote français ne mâche pas ses mots et pointe du doigt une possible défaillance dans le système de mesure ou dans la configuration des voitures. « C’est probablement le réglage le plus simple que l’on puisse mettre dans une Formule 1… », s’étonne-t-il, avant de soulever une interrogation plus large : « Quand trois ou quatre équipes se font prendre pour excès de vitesse… J’espère que cela incitera les responsables à vérifier exactement ce qui se passe, car ce n’est tout simplement pas normal. »
Cette déclaration laisse entendre que le problème pourrait être plus systémique que ponctuel, impliquant potentiellement des erreurs de calibration des limiteurs de vitesse ou des tolérances trop faibles des systèmes de mesure de la FIA. Si d’autres équipes sont effectivement concernées, cela pourrait renforcer la position d’Alpine.
Monaco, théâtre des décisions controversées
Le Grand Prix de Monaco est souvent le théâtre de courses stratégiques où le moindre détail compte. La moindre erreur, la moindre pénalité peut coûter cher. Dans ce contexte, une décision des commissaires, si elle s’avère erronée, peut engendrer une frustration immense. La demande de révision d’Alpine est donc une tentative désespérée mais légitime de corriger ce qui pourrait être une injustice.
Reste à savoir si les éléments apportés par l’écurie française seront jugés suffisants par la FIA pour rouvrir le dossier. L’issue de cette contestation reste incertaine, mais elle maintient un suspense inattendu après l’arrivée du drapeau à damier.
Ce qu’il faut retenir de la contestation d’Alpine
- Demande de révision : Alpine a formellement demandé à la FIA de revoir les pénalités infligées à Pierre Gasly à Monaco.
- Motif : Excès de vitesse dans la voie des stands, mesuré à 60,1 et 60,4 km/h, alors que la limite était de 60,0 km/h.
- Condition de succès : L’écurie doit présenter un élément nouveau et pertinent que les commissaires n’avaient pas au moment de la décision.
- Argument de Gasly : Le pilote affirme détenir des données prouvant qu’il n’a pas dépassé la limite autorisée.
- Soupçon de problème systémique : Gasly suggère que le problème pourrait concerner plusieurs équipes et les systèmes de mesure.
- Enjeu : Si la révision aboutit, Pierre Gasly pourrait retrouver la 3ème place du Grand Prix de Monaco.
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