Formule 1

Aston Martin : le baquet de la F1 AMR24, un supplice pour Alonso et Stroll ?

Le baquet, ce cocon moulé sur mesure censé offrir le confort et le maintien parfaits au pilote de Formule 1, est devenu une source de tourment chez Aston Martin. Les plaintes récurrentes de Fernando Alonso et Lance Stroll concernant l’inconfort de leur AMR24, exacerbées lors du récent Grand Prix du Canada, soulignent un problème de conception persistante qui met à mal la performance et le bien-être des pilotes.

Le week-end canadien a servi de révélateur, mais le mal est plus profond. Fernando Alonso, contraint à l’abandon après seulement 23 tours, a symbolisé la frustration grandissante au sein du team britannique. Lance Stroll, son coéquipier, a quant à lui franchi la ligne d’arrivée, mais non sans exprimer son supplice via la radio, un geste de dévouement pour ses mécaniciens et pour son père, Lawrence Stroll. Ce jeudi, à Monaco, l’épineuse question du baquet a été au cœur des discussions avec la presse internationale, révélant les efforts déployés pour tenter d’apporter une solution.

Un inconfort persistant, un mal pour un bien ?

L’abandon de Fernando Alonso lors du Grand Prix du Canada n’est pas passé inaperçu. Au-delà des problèmes mécaniques potentiels, il a mis en lumière un souci récurrent sur l’Aston Martin AMR24 : l’inconfort du baquet. Si l’Espagnol a préféré jeter l’éponge, Lance Stroll a courageusement terminé la course, non sans signaler à la radio son malaise, un acte de résilience pour les siens.

Les déclarations des deux pilotes, recueillies ce jeudi à Monaco, convergent : le baquet de l’AMR24 pose problème. Des ajustements ont bien été tentés durant le week-end canadien, mais sans succès probant. L’origine du mal semble résider dans une combinaison de la position d’assise et de la forme même du siège, conçue sous l’égide d’Adrian Newey.

Des mécaniciens travaillent sur la voiture de Fernando Alonso ce jeudi à Monaco.

Les mécaniciens d’Aston Martin ont eu du travail sur la monoplace de Fernando Alonso ce jeudi à Monaco.

Alonso optimiste : un retour aux sources

Fernando Alonso se montre pourtant confiant pour le reste de la saison. « Nous avons travaillé la semaine dernière, avec des réunions en ligne, pour essayer de trouver une position différente dans la voiture », explique l’Espagnol. « Et puis mardi, comme j’habite ici, il m’a été très facile de passer au garage et de travailler un peu dans l’après-midi. Et, oui, nous avons environ quatre positions différentes. »

L’ancien double champion du monde ajoute : « Il y a eu beaucoup de changements depuis le Canada. Je me sens donc très détendu et optimiste, car le problème que j’avais au Canada – où je souffrais beaucoup et me sentais très mal à l’aise – n’existe plus. Nous sommes revenus à une position de baquet proche de celle de 2025. En gros, nous sommes désormais sur une base de référence connue. Il ne s’agit plus d’une expérimentation. »

Le baquet d’une F1, pièce maîtresse de l’ergonomie du pilote, est généralement moulé sur mesure à partir d’un gabarit précis. Pour l’AMR24, il semble qu’Adrian Newey ait opté pour une inclinaison plus prononcée, visant à abaisser le centre de gravité et à optimiser l’aérodynamisme autour du casque. « Il y a toujours de petites différences lorsque vous fabriquez de nouveaux baquets, dans un nouveau cockpit », concède Alonso. « Un ou deux millimètres de différence au niveau de l’angle ou du point de pression sous la hanche, ou autre, peuvent comprimer certains nerfs. Et là, on commence à perdre de la sensibilité. Et c’était le cas. Donc non, ce n’est pas un grand changement. »

L’Espagnol conclut : « Je pense que si je m’assois sur des baquets différents des trois ou quatre dernières années dans le garage, je ne remarquerai rien, car ils sont très similaires. Mais ensuite, après 20 ou 30 tours, on commence à sentir la différence. Mais comme je l’ai dit, je pense que cela devrait être résolu maintenant. »

Stroll : un inconfort chronique

Lance Stroll, ce jeudi à Monaco

Lance Stroll, le pilote canadien d’Aston Martin, présent ce jeudi à Monaco.

Du côté de Lance Stroll, le son de cloche est plus sombre. S’il a tenu à terminer le

[son père et patron de l’écurie]