Formule 1

F1 : La F1 doit-elle fixer une limite pour les pénalités après course ?

Günther Steiner, l’ancien directeur de Haas, plaide pour une réforme du règlement des commissaires de course. Il s’interroge sur le délai excessif de certaines sanctions, pointant du doigt le Grand Prix de Miami et les cas impliquant Max Verstappen et Charles Leclerc. Une réflexion qui interpelle sur l’efficacité et la clarté des décisions post-course.

La F1, une course contre la montre pour les pénalités ?

Le Grand Prix de Miami 2026 a laissé un goût amer, non seulement sur la piste, mais aussi dans les bureaux des commissaires. Après le drapeau à damier, plusieurs incidents ont nécessité une analyse approfondie, dont des suspicions de franchissement de ligne de sortie de stands par Max Verstappen, une collision entre le Néerlandais et George Russell, et un contact entre ce dernier et Charles Leclerc. Les décisions finales, rendues plus de deux heures et demie après la fin de l’épreuve, ont notamment vu Leclerc pénalisé de 20 secondes pour avoir coupé plusieurs virages dans le dernier tour. Cette lenteur a interpellé, et pas des moindres.

Steiner prône une limite de temps pour les sanctions

Au micro du podcast The Red Flags, Günther Steiner, figure emblématique de la F1, a exprimé son étonnement face à ces délais. « J’étais déjà dans l’avion du retour quand j’ai appris qu’il y avait encore des pénalités à décider », a-t-il confié. « Je crois qu’il faut une limite de temps. Si vous ne savez pas ce qu’il faut faire, ne donnez pas de pénalité. » Une déclaration qui met en lumière une frustration grandissante quant à la gestion des incidents, soulevant la question de la pertinence de décisions rendues si longtemps après les faits. Pour l’ancien team principal, l’objectif des commissaires devrait être d’agir durant la course, et non de se transformer en spectateurs tardifs.

Des commissaires pour décider, pas pour regarder

Steiner insiste sur le rôle premier des commissaires : prendre des décisions sur les faits de course, pas simplement observer le spectacle. « Que font-ils pendant la course ? », s’interroge-t-il. « Ils sont là pour prendre des décisions sur ce qui se passe mal. » Il suggère une approche plus proactive : couper la course à des moments précis pour permettre aux commissaires d’analyser et de statuer rapidement sur les incidents litigieux. L’idée est de ne pas laisser planer le doute trop longtemps, transformant leur tâche en une analyse post-événement plutôt qu’en une intervention en direct. Le spectacle, selon lui, ne devrait pas être leur priorité.

Pierre Gasly après l'accrochage avec Liam Lawson.

Pierre Gasly après son accrochage avec Liam Lawson.

Le cas Verstappen : une ligne blanche, une décision claire ?

Le cas de Max Verstappen, pénalisé de cinq secondes pour avoir franchi la ligne de sortie des stands, illustre parfaitement le propos de Steiner. « Le franchissement d’une ligne blanche, qu’est-ce qu’il y a à contester ? Soit c’est le cas, soit non. Il y a des caméras, et ensuite l’équipe a toujours la possibilité de déposer réclamation. » Pour Steiner, ces situations devraient être tranchées instantanément, sans débat. Il oppose ces cas, qu’il qualifie de « blanc ou noir », aux incidents plus complexes, comme celui impliquant Pierre Gasly et Liam Lawson, qui demandent une analyse plus poussée. La technologie actuelle devrait, selon lui, permettre une réactivité immédiate sur des faits aussi tangibles.

La justification des commissaires : une preuve limitée

Face à ces critiques, les commissaires de la F1 ont tenté de justifier leur délai de décision. Dans leur verdict concernant le cas Verstappen, ils ont expliqué que les preuves vidéo disponibles au moment de l’incident étaient limitées pour prendre une décision claire. Ils ont donc opté pour une analyse post-course afin de rechercher des angles de caméra supplémentaires. « Nous avons pu le faire », ont-ils précisé, sous-entendant que l’attente avait permis de réunir des éléments probants. Une explication qui, si elle met en lumière les difficultés du travail des officiels, ne dissipe pas complètement le sentiment d’une F1 parfois trop lente à réagir.

Vers une F1 plus réactive ?

  • La F1 pourrait instaurer un délai maximal pour rendre les décisions des commissaires.
  • L’objectif est d’améliorer la clarté et la rapidité des sanctions, évitant les longues attentes post-course.
  • Les commissaires devraient se concentrer sur les décisions en temps réel plutôt que sur l’analyse a posteriori.
  • Les incidents simples, comme le franchissement de lignes, devraient être jugés instantanément grâce à la technologie.
  • Une F1 plus réactive renforcerait la crédibilité et le spectacle, sans laisser planer le doute.

[quoi faire]
[en tant que spectateurs]
[diffusion TV de la]
[Pierre]
[Liam]