Alors que le paddock de Formule E posait ses valises sur le Rocher pour l’E-Prix de Monaco, DS Penske a démontré un regain de forme prometteur. Si les monoplaces françaises ont affiché un rythme solide, une course émaillée de pénalités et de choix stratégiques audacieux a finalement tempéré les ambitions de podium.
Monaco, théâtre de la Formule E, est toujours un rendez-vous à part. Et cette année, sous un soleil enfin généreux, DS Penske a prouvé qu’il fallait compter avec elle. Après une première journée d’essais libres où les réglages étaient le maître mot, le potentiel de la DS E-Tense FE25 s’est révélé au grand jour lors des qualifications. Maximilian Günther, en particulier, a su tirer son épingle du jeu dans un groupe A particulièrement relevé, décrochant une prometteuse troisième place sur la grille de départ.
Taylor Barnard, quant à lui, a terminé ces qualifications en onzième position. Un placement qui, s’il ne le plaçait pas en lice pour les premières places, lui offrait néanmoins une position intéressante pour la course, avec la possibilité de jouer des coudes dans le peloton.
Les qualifications, prélude d’une course exigeante
La journée avait débuté sous les meilleurs auspices pour l’écurie franco-américaine. Dès la première séance d’essais libres, malgré des conditions encore fraîches et un circuit exigeant, Taylor Barnard plaçait la DS E-Tense FE25 en neuvième position. La seconde session a vu le rythme s’intensifier, Maximilian Günther confirmant le potentiel de la monoplace en signant le quatrième temps. Un résultat encourageant qui laissait présager une belle bataille pour les qualifications.
Le format des qualifications en Formule E, avec des groupes de pilotes divisés par leur classement au championnat, peut parfois s’avérer cruel. Pour DS Penske, cela signifiait se retrouver dans un groupe A particulièrement compétitif. Mais Maximilian Günther a démontré tout son talent en naviguant habilement dans cet exercice, parvenant à se hisser jusqu’aux duels. Sa confrontation avec Nico Müller (Porsche) fut particulièrement intéressante, le pilote DS Penske imposant son rythme sur le tracé monégasque.
Au final, cette troisième place sur la grille de départ était une excellente nouvelle. Sur un circuit où les dépassements sont notoirement difficiles, partir si bien placé offrait une opportunité en or pour la course. L’E-Prix de Monaco est en effet une épreuve où la gestion de l’énergie et la stratégie jouent un rôle prépondérant, et une bonne position de départ est un atout indéniable.
Une course rythmée par la stratégie et les pénalités
Le départ de l’E-Prix de Monaco a confirmé la tendance : la course allait être une affaire de gestion. Maximilian Günther, installé en troisième position, a fait preuve d’une grande maîtrise, parvenant à rester au contact des leaders tout en économisant son énergie. Derrière lui, Taylor Barnard conservait sa onzième place, naviguant prudemment dans le peloton. L’importance de préserver la monoplace était d’autant plus cruciale que deux courses étaient au programme du week-end, même si le brouillon mentionne une course unique.
Un accrochage entre concurrents a rapidement conduit à l’intervention de la voiture de sécurité, neutralisant la course et resserrant les écarts. Mais au redémarrage, la hiérarchie est restée globalement inchangée. C’est alors que la phase de « Pit Boost » – la recharge rapide obligatoire imposée par le règlement – a débuté, entre les 14ème et 16ème tours. Cette manœuvre, censée redistribuer les cartes, a eu un impact significatif sur la course de Maximilian Günther.
Alors qu’il était solidement installé sur le podium provisoire, le passage par les stands pour cette recharge a coûté plusieurs positions au pilote allemand. Il a ensuite dû batailler ferme pour remonter, utilisant habilement son Mode Attack. C’est dans cet effort qu’il s’est retrouvé en contact avec la Porsche de Nico Müller. Malgré une belle remontée, Maximilian Günther a finalement franchi la ligne en huitième position, un résultat qui sera ensuite annulé par une pénalité de cinq secondes infligée suite à ce contact.
Barnard, la bonne surprise du jour
Pendant que Maximilian Günther était confronté aux aléas de la course et aux décisions des commissaires, Taylor Barnard a mené une course plus discrète mais tout aussi efficace. Parti onzième, le jeune pilote britannique a fait preuve d’une belle régularité. Sans faire de vagues, il a patiemment gagné des positions pour finalement franchir la ligne d’arrivée à une solide septième place.
Ce résultat est d’autant plus précieux qu’il apporte des points importants à l’équipe DS Penske. Dans un championnat où chaque point compte, cette performance de Barnard est une satisfaction indéniable et témoigne de son potentiel croissant au sein de la discipline. Il confirme ainsi sa capacité à performer dans des conditions difficiles et sur des circuits mythiques comme celui de Monaco.

Taylor Barnard (DS Penske)
Un bilan mitigé mais des enseignements précieux
Au final, l’E-Prix de Monaco de DS Penske se solde par un bilan contrasté. D’un côté, la confirmation d’un rythme de course compétitif et d’une capacité à se battre aux avant-postes, notamment grâce au talent de Maximilian Günther. De l’autre, des pénalités et des choix stratégiques qui ont empêché de concrétiser ce potentiel en un résultat de premier plan. La pénalité infligée à Günther, bien que justifiée par le règlement, laisse un goût amer.
Ce week-end monégasque a néanmoins permis à l’équipe de récolter des données précieuses sur le comportement de la DS E-Tense FE25 sur un circuit exigeant. Les enseignements tirés de cette course, notamment sur la gestion de l’énergie et l’impact du « Pit Boost », seront sans doute cruciaux pour la suite de la saison.
L’annonce d’un second E-Prix de Monaco le lendemain, avec un format modifié (distance réduite, sans Pit Boost mais avec deux activations du Mode Attack), souligne la complexité stratégique de la discipline. DS Penske devra donc analyser cette journée pour ajuster ses plans et viser un meilleur résultat lors de la prochaine confrontation.
Ce qu’il faut retenir de l’E-Prix de Monaco pour DS Penske :
- Un rythme de course retrouvé et prometteur sur l’un des circuits les plus prestigieux du calendrier.
- Maximilian Günther a démontré sa capacité à se battre pour les premières places, malgré les aléas.
- Taylor Barnard a signé une performance solide et régulière, rapportant des points précieux à l’équipe.
- La stratégie et les pénalités ont limité le potentiel de podium, illustrant la dure réalité de la Formule E.
- Les enseignements tirés de cette course seront essentiels pour les prochaines manches du championnat.




