L’année 2026 débute sur une note mitigée pour Johann Zarco. Si la nouvelle Honda semble prometteuse, le pilote français peine encore à trouver ses repères. Après une saison dernière marquée par des difficultés, il aborde les essais à Sepang avec un mélange d’espoir et d’inquiétude, cherchant à s’éloigner de la confusion qui l’a freiné.
Les premiers essais : un chemin semé d’embûches
Johann Zarco a entamé la saison en se rendant à Sepang, un circuit emblématique où les températures élevées et l’humidité constante mettent à l’épreuve les pilotes et leurs machines. Bien que le Français reconnaisse des progrès notables dans les performances de sa Honda, il lui reste encore du chemin à parcourir pour retrouver un pilotage naturel. Lors de la première journée, il a avoué avoir du mal à trouver une base de réglages satisfaisante, ce qui a rendu son travail plus complexe qu’il ne l’aurait souhaité.
Ce mercredi, le travail s’est poursuivi avec l’exploration des limites de la moto. Zarco a noté des difficultés notamment au freinage, ce qui l’a amené à se questionner sur l’équilibre de sa machine. « J’ai appris que le bon équilibre est une zone très étroite, tant qu’on ne la trouve pas, » a-t-il expliqué. Les essais ont permis d’y voir un peu plus clair, mais le chemin reste semé d’embûches.
À la recherche du bon équilibre
Le pilote a décrit sa quête de sensations comme un véritable défi. « Une fois qu’on l’a, alors le travail en devient plus facile et il y a aussi plus de plaisir à être sur la moto, » a-t-il déclaré. La recherche du bon réglage nécessite souvent de tester plusieurs configurations, et Zarco s’est rendu compte qu’il était parfois à un cheveu des bonnes solutions sans les atteindre.

Johann Zarco semble encore en quête de sensations sur la nouvelle Honda.
Malgré ces difficultés, il a souligné une évolution positive : « Aujourd’hui, c’était bien de finir la journée avec un sourire. J’ai poussé un petit ouf de soulagement : ‘ah oui, on est enfin revenus à quelque chose de normal !' » Cette déclaration témoigne de son besoin de retrouver un certain équilibre et de pouvoir profiter pleinement de sa machine.
Zarco face à ses concurrents
Dans le clan Honda, l’optimisme est palpable. Tandis que ses coéquipiers, comme Aleix Espargaró, Joan Mir et Luca Marini, affichent une grande confiance, Zarco reste plus réservé. « Je ne suis pas sur la même tendance qu’eux parce que, pour le moment, je n’ai pas vraiment trouvé le bon équilibre qui me convienne sur la moto, » a-t-il avoué. Bien qu’il constate une amélioration des performances de la machine, il ne peut pas encore se permettre d’être aussi enthousiaste que ses camarades.
Cette situation crée une disparité au sein de l’équipe, et alors que Mir et Marini semblent bien à l’aise sur leur monture, Zarco lutte encore pour trouver ses repères. « Je sens que les performances de la moto sont très élevées, elles se sont beaucoup améliorées, et même moi, j’arrive à être rapide, mais je peux l’être sans être à l’aise, » a-t-il ajouté, soulignant ainsi le défi auquel il fait face.

Johann Zarco doit encore progresser avec la Honda 2026.
Les défis logistiques et climatiques
Ce début d’année a également été compliqué par des contraintes logistiques. En effet, Honda n’a pu fournir qu’une seule moto à Zarco lors des essais, une situation qui ne facilite pas les choses. « Bien sûr, aucun doute là-dessus, » a-t-il affirmé en parlant des similitudes entre sa machine et celles des pilotes officiels.
Lucio Cecchinello, le patron de l’équipe LCR, a confirmé que la moto avait beaucoup progressé, mais il reste conscient des défis à relever pour son pilote. « Il faut encore qu’on trouve un meilleur équilibre sur la moto, » a-t-il déclaré. Les conditions climatiques ont également joué un rôle dans ces essais. La pluie est venue perturber les sessions, limitant le temps de roulage utile pour les pilotes.
« On a un peu manqué de chance avec cette pluie, » a reconnu Zarco. Passer aux pneus pluie ne faisait pas sens avec si peu de temps restant sur le circuit. Cette incertitude climatique a ajouté une couche de complexité à ses préparatifs.
Vers la première course : un besoin de constance
À l’approche de la première course de la saison, Zarco sait qu’il doit améliorer sa constance. « Je pense que demain, ce sera donc une journée difficile, » a-t-il prédit. L’objectif est clair : améliorer ses chronos tout en gagnant en régularité. « Au final, avant la pluie, j’ai malgré tout progressé dans ce domaine, » a-t-il conclu. Le temps joue contre lui, mais le Français reste déterminé à se battre pour figurer parmi les meilleurs dès le départ.



