Après une victoire au GP du Japon, Kimi Antonelli fait face à un défi majeur : ses départs. Toto Wolff, le patron de Mercedes, n’a pas hésité à pointer du doigt ce problème avec humour, mais l’enjeu est sérieux. L’Italien, devenu le plus jeune leader du championnat, doit corriger ces erreurs pour ne pas laisser filer ses précieuses chances de succès.

Le regard de Toto Wolff

Toto Wolff n’a pas mâché ses mots concernant les performances de départ de son jeune pilote. « Ces gamins font leur apprentissage dans des auto-écoles avec des automatiques, donc il faut leur apprendre comment relâcher l’embrayage doucement, progressivement, pas trop vite », a-t-il lâché sur Sky Sports F1. Le patron de Mercedes sait que les départs sont cruciaux en Formule 1, un peu comme un coup d’envoi mal négocié dans un match décisif.

Wolff a reconnu que « nos départs ont dans l’ensemble été médiocres et il faut améliorer ça ». Pour lui, la responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules d’Antonelli. « Le pilote a eu une grosse influence pour que la voiture ne s’élance pas bien », a-t-il précisé. Pourtant, chaque départ raté coûte cher : Antonelli a perdu au total 17 places en début de course cette saison.

Des erreurs coûteuses

Les mésaventures d’Antonelli ont commencé dès le GP d’Australie. Sur la grille de départ, il s’est présenté avec une batterie vide. Conséquence immédiate : l’impossibilité de réaliser les burn-outs nécessaires pour chauffer les pneus arrière. Sa deuxième place sur la grille s’est rapidement transformée en septième position après un tour. « C’était très stressant parce que je n’avais pas de puissance en sortant du dernier virage », a-t-il expliqué après la course.

Charles Leclerc, Ferrari, George Russell, Mercedes

Kimi Antonelli a perdu plusieurs places au départ à Melbourne.

Cette situation n’a fait qu’accentuer son inquiétude : « Je n’ai même pas pu faire de burn-outs en arrivant sur la grille parce que je n’avais pas de puissance ». Une situation que tous les pilotes redoutent, se retrouvant soudainement incapables d’accélérer alors que la course commence. Ce problème met en lumière le fait que Ferrari semble avoir un avantage au départ par rapport à Mercedes.

Un malentendu à Shanghai

Au GP de Chine, lors du sprint, Antonelli a une nouvelle fois fait face à des difficultés. Un malentendu avec son ingénieur de piste concernant la cartographie moteur a entraîné un mauvais choix pour le départ. Le résultat ? Un envol calamiteux et un contact avec Isack Hadjar qui lui coûtera non seulement des places mais également une pénalité de dix secondes. En une seule course, il est passé de la deuxième à la huitième place.

Andrea Kimi Antonelli, Mercedes, Lewis Hamilton, Ferrari, Oscar Piastri, McLaren, Lando Norris, McLaren

Le départ a coûté cher à Kimi Antonelli lors du sprint de Shanghai.

Le lendemain, cependant, il a pris un meilleur envol, dépassant même Lewis Hamilton avant de s’imposer et d’ouvrir son compteur de victoires en Grand Prix. Une belle revanche qui prouve qu’il sait faire les choses bien quand tout est en ordre.

Paniqué à Suzuka

À Suzuka, Antonelli a démontré qu’il reste encore du chemin à parcourir. En pole position, il s’est trop précipité au moment de relâcher l’embrayage et avec des pneus arrière insuffisamment chauds, il a glissé hors du bon rythme. Ce faux pas lui a fait perdre plusieurs places immédiatement après le départ.

« Au Japon, le dimanche, je n’ai pas savouré la victoire comme je l’aurais voulu parce que j’étais furieux à cause du départ », confiait-il à Sky Sport après sa victoire. Cette frustration est compréhensible : qui apprécierait une victoire entachée par des erreurs évitables ?

Andrea Kimi Antonelli, Mercedes, Pierre Gasly, Alpine, Isack Hadjar, Red Bull Racing

Kimi Antonelli a encore pris un mauvais départ à Suzuka.

Un volant pour s’améliorer

Conscient de sa faiblesse, Antonelli ne compte pas rester sur ses lauriers. Il profite de la pause imposée du mois d’avril pour travailler intensément sur cet aspect critique de sa conduite. Il a même demandé à recevoir chez lui un volant identique à celui utilisé dans sa Mercedes pour affiner ses réglages.

« Je travaille vraiment dans le simulateur pour les départs », affirme-t-il avec détermination. Dans un sport où chaque détail compte, cette volonté d’amélioration pourrait faire toute la différence lors des prochaines courses.

En résumé

  • Kimi Antonelli doit corriger ses départs ratés pour optimiser ses chances.
  • Toto Wolff souligne les difficultés rencontrées par les pilotes Mercedes.
  • Des erreurs en Australie et en Chine ont coûté cher au jeune pilote.
  • Antonelli s’investit personnellement pour travailler ses performances au départ.
  • Ses récentes victoires démontrent son potentiel malgré ces obstacles.

Kimi Antonelli est donc engagé dans un processus d’apprentissage continu face aux exigences d’un championnat impitoyable comme la Formule 1. Avec une approche proactive pour corriger ses erreurs et une détermination palpable, il pourrait bien transformer ses faiblesses en atouts. La route vers le succès est semée d’embûches, mais chaque virage pris avec sagesse le rapproche un peu plus de son rêve.

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