Si Ferrari ose le retour de la boîte manuelle sur sa 12Cilindri, Lamborghini préfère rester fidèle à son ADN de super-sportive ultra-performante. Le constructeur de Sant’Agata Bolognese n’envisage pas de proposer une transmission manuelle sur ses futurs modèles, privilégiant l’efficacité et la rapidité des boîtes automatisées.
Lamborghini tourne le dos à la boîte manuelle
Alors que le monde automobile semble se diviser entre l’électrification à marche forcée et un certain retour aux sources mécaniques, Ferrari a surpris son monde en proposant une version manuelle de sa nouvelle 12Cilindri. Une démarche qui pourrait séduire les puristes, mais qui ne semble pas prête de faire école chez ses concurrents directs. Chez Lamborghini, la philosophie est clairement différente. Federico Foschini, directeur marketing et commercial de la marque, l’a confirmé : le constructeur de Sant’Agata Bolognese n’a aucune intention de suivre cette voie.
Pour Lamborghini, la boîte manuelle n’est plus une priorité, et ce depuis longtemps. La dernière Lamborghini de série à avoir arboré fièrement un levier de vitesses traditionnel et une pédale d’embrayage remonte à la Gallardo LP 560-2 50th Anniversario, lancée pour le millésime 2013. Cela fait donc plus d’une décennie que la marque italienne a tourné le dos à cette technologie, au profit de systèmes automatisés plus rapides et plus efficaces, plus en phase avec l’image de performance pure qu’elle souhaite projeter.
Lamborghini Temerario
L’efficacité avant tout : le choix de la transmission automatique
Dans l’univers des super-sportives, la rapidité des passages de rapports est primordiale. Les chronos sur circuit et les accélérations fulgurantes exigent des transmissions capables d’encaisser des contraintes mécaniques énormes tout en minimisant les pertes de temps. Les boîtes à double embrayage, de plus en plus performantes et rapides, répondent parfaitement à ces exigences. Lamborghini, qui puise une grande partie de son inspiration dans la compétition automobile – où les boîtes manuelles ont quasiment disparu au profit de palettes au volant –, voit dans ces technologies automatisées l’avenir de ses productions.
Federico Foschini a d’ailleurs précisé qu’il existait bien une « opportunité » de proposer une boîte manuelle à certains clients, mais que cela ne représentait pas une tendance de fond pour la marque. Autrement dit, si un modèle très exclusif et en édition limitée venait à être proposé avec une telle transmission, ce serait plus un coup marketing qu’une véritable orientation stratégique. Mais même dans ce scénario, la probabilité reste faible.






Une clientèle moins sensible au charme du « manuel »
Il faut dire que la clientèle Lamborghini, souvent habituée aux performances extrêmes et à une technologie de pointe, n’est peut-être pas la plus sensible au charme désuet de la boîte manuelle. Si chez Porsche, par exemple, la transmission manuelle conserve une certaine aura et une base de clients fidèles, même ce bastion est de plus en plus réduit. Chez Lamborghini, le public recherche avant tout la puissance brute, le design spectaculaire et une expérience de conduite grisante, souvent facilitée par les technologies embarquées.
Proposer une boîte manuelle sur une Huracán ou une Aventador (ou leurs futures remplaçantes) serait un pari risqué. Cela impliquerait de développer une nouvelle chaîne cinématique, potentiellement moins performante et certainement plus coûteuse à produire, pour une demande qui s’annonce marginale. Les ingénieurs de Sant’Agata préfèrent concentrer leurs efforts sur l




