Dans un monde automobile où les technologies de sécurité se multiplient à un rythme effréné, désactiver les aides à la conduite devient un véritable parcours du combattant pour certains conducteurs. Entre alertes sonores incessantes et menus labyrinthiques, certaines marques semblent faire de la résistance à la volonté des automobilistes. Voici un tour d’horizon des modèles qui compliquent la vie au volant !

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La nouvelle norme GSR : un casse-tête pour les conducteurs

Avec l’entrée en vigueur de la norme GSR (General Safety Regulation), les voitures modernes se voient équipées de couches technologiques de sécurité toujours plus nombreuses. Si ces dispositifs visent à améliorer la sécurité routière, ils peuvent parfois s’avérer contre-productifs. Imaginez-vous au volant, harcelé par une cacophonie d’alertes sonores et visuelles : une porte ouverte, une vitesse excessive, un franchissement de ligne… Le tout peut rapidement devenir insupportable. Et pour ne rien arranger, la plupart des constructeurs ont mis en place des procédures de désactivation des aides à la conduite qui relèvent souvent du parcours du combattant.

C'est parfois une sacrée galère pour désactiver les aides à la conduite sur certains véhicules © Audi

C’est parfois une sacrée galère pour désactiver les aides à la conduite sur certains véhicules © Audi

Désactiver les aides : un vrai casse-tête selon les marques

La Ligue de Défense des Conducteurs (LDC) a récemment publié un classement révélant les bons et mauvais élèves en matière de désactivation des aides à la conduite. Il est important de noter qu’une fois désactivées, ces aides ont tendance à se réactiver automatiquement au redémarrage du véhicule. Cela signifie que le conducteur doit souvent répéter le processus à chaque fois qu’il prend le volant. Pour certaines marques, il existe des profils d’ADAS qui permettent d’enregistrer ses préférences, tandis que pour d’autres, il faut plonger dans des menus tortueux.

Les résultats : Renault et Stellantis en tête

Dans ce classement, le groupe Renault et certaines marques de Stellantis se distinguent positivement. Ces constructeurs, notamment Renault, profitent de l’écosystème Google pour rendre la désactivation des aides plus accessible. D’autres marques, comme Ford ou Mini, se situent dans la moyenne, grâce à des boutons physiques permettant un accès rapide aux réglages des aides. En revanche, il semblerait qu’un certain nombre de fabricants asiatiques ne brillent pas par leur ergonomie. Toyota, par exemple, est souvent cité parmi les plus mauvais élèves, malgré la présence d’un bouton sur le volant pour désactiver le maintien dans la voie.

Le classement de la désactivation des aides à la conduite en fonction des marques © DR

Le classement de la désactivation des aides à la conduite en fonction des marques © DR

Une méthodologie claire pour évaluer l’accessibilité

La LDC a élaboré une méthodologie simple mais efficace pour évaluer la facilité de désactivation des aides. L’objectif est de fournir aux conducteurs des informations claires sur les modèles qui respectent leur souhait de conduire sans assistance constante. Les résultats sont classés sur une échelle allant de « très facile » (avec un maximum de deux manipulations) à « très complexe » (plus de huit manipulations). Chaque manipulation peut consister en un simple appui sur l’écran tactile ou sur un bouton physique, ce qui permet de mesurer l’efficacité des systèmes de désactivation.

Des avancées technologiques qui compliquent la vie

Avec l’essor des technologies d’assistance à la conduite, on pourrait s’attendre à ce que l’ergonomie et l’intuitivité soient au rendez-vous. Pourtant, la réalité est souvent bien différente. Alors que des marques comme Renault semblent tirer leur épingle du jeu grâce à des interfaces plus accessibles, d’autres continuent de complexifier les choses. Les utilisateurs de modèles asiatiques se plaignent fréquemment de devoir naviguer à travers des menus obscurs sur des écrans numériques peu intuitifs.

Un appel à l’amélioration pour les constructeurs

Face à cette situation, il est temps que les constructeurs prennent conscience des besoins réels des conducteurs. La sécurité ne doit pas être synonyme de contrainte. Les automobilistes veulent pouvoir choisir quand et comment utiliser ces aides, sans être obligés de passer par un véritable parcours du combattant à chaque trajet. Espérons que ce classement incitera les marques à revoir leurs systèmes et à faciliter la désactivation des aides à la conduite, car après tout, conduire doit rester un plaisir, pas une corvée.

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