La Renault Clio E-Tech 160, citadine prisée pour ses performances hybrides, fait face à un sérieux dysfonctionnement. Un bug au niveau de la gestion moteur/batterie pourrait faire grimper sa consommation en ville, surtout par temps froid. Alors que les clients attendent une mise à jour depuis janvier, Renault semble prendre son temps pour corriger le tir.

Un problème qui s’aggrave avec le froid
Début janvier, lors d’un essai de la Clio E-Tech 160 sur les routes parisiennes, la situation est plus que délicate. Par une météo plutôt fraîche, nous remarquons un comportement étrange : bien que la citadine coupe son moteur thermique pour privilégier l’électrique dès que possible, il suffit de sortir du mode Auto du chauffage pour que le bloc thermique redémarre. À ce moment-là, même avec une batterie pleine et une température intérieure agréable, il refuse de se couper. Ce phénomène peut durer jusqu’à 40 minutes, entraînant des consommations qui passent pratiquement du simple au double. Normalement, ce n’est pas le genre de comportement qu’on attend d’une motorisation hybride.

La mise à jour promise… mais jamais arrivée
Alerté par nos constats, Renault nous confirme qu’il s’agit d’un « oubli » dans le pilotage de la motorisation hybride à basse température. Une équipe d’ingénieurs a été dépêchée en Suède pour résoudre le problème. Une mise à jour Over-The-Air (OTA) était alors annoncée pour fin février. Or, nous sommes désormais mi-avril, et la communication avec le service est restée sans réponse claire sur une éventuelle date de déploiement.

Les températures printanières actuelles rendent moins probable l’apparition du souci. Cependant, de nombreux clients, notamment ceux vivant dans des régions montagneuses comme les Alpes ou les Pyrénées, risquent encore d’être confrontés à ce dysfonctionnement par temps froid.
Des clients laissés pour compte
Selon nos sources, la mise à jour destinée aux véhicules déjà livrés est prête et a été appliquée sur les voitures fabriquées après début mars. Cette initiative vise à éviter de pénaliser trop de clients ayant choisi ce modèle pour ses faibles consommations. Mais qu’en est-il des premiers acheteurs ? Ils devront vraisemblablement patienter jusqu’à fin juin pour bénéficier de cette correction, car Renault préfère grouper plusieurs mises à jour afin de réduire les coûts. C’est une décision discutable qui ne fait pas honneur aux fidèles clients ayant cru en ce modèle dès son lancement.

Conseils pratiques en attendant la mise à jour
En attendant cette mise à jour tant attendue, notre conseil est clair : par temps frais, restez en mode Auto du chauffage/clim pour éviter que vos consommations grimpent en flèche. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : on peut passer de 3,6 L/100 km à 6,5 L/100 km. Si vous constatez des chiffres anormaux sur votre tableau de bord, n’hésitez pas à faire part de vos réclamations auprès de votre concessionnaire. Vous ne serez pas seul dans cette démarche ; beaucoup d’autres propriétaires ont déjà exprimé leurs inquiétudes.
Pour couronner le tout, Renault a tenté de minimiser le problème en affirmant que le système optimise constamment soit le chauffage de l’habitacle soit la consommation. Toutefois, si tel était réellement le cas, pourquoi avoir dépêché une équipe technique en urgence en Suède ? Le flou persiste et l’inquiétude grandit parmi les utilisateurs.
Conclusion : un avenir incertain pour la Clio E-Tech 160
La Renault Clio E-Tech 160 se retrouve dans une situation délicate. La promesse d’une motorisation hybride efficace semble compromise par des problèmes techniques non résolus. Si certains propriétaires peuvent être satisfaits des performances en climat tempéré, ceux vivant dans des régions plus froides doivent rester vigilants quant à leur consommation.
- La Clio E-Tech 160 souffre d’un bug impactant sa consommation.
- Une mise à jour OTA promise pour fin février reste introuvable.
- Les clients ayant acheté leur voiture avant mars sont laissés pour compte.
- Il est conseillé de rester en mode Auto par temps froid.
- Renault doit agir rapidement pour restaurer la confiance des consommateurs.
