Lewis Hamilton, pilote Ferrari, a partagé ses premières impressions après la journée d’essais du Grand Prix de Belgique. Si les Flèches d’Argent et les monoplaces de Woking semblent en forme sur le circuit de Spa-Francorchamps, le septuple champion du monde s’interroge sur le rythme de sa propre Scuderia.
Hamilton anticipe un duel Mercedes-McLaren
Le tracé ardennais, avec ses longues lignes droites et ses courbes rapides, semble particulièrement bien convenir à certaines écuries. D’après Lewis Hamilton, Mercedes et McLaren devraient se montrer redoutables ce week-end. Le pilote britannique a été particulièrement impressionné par la performance des Flèches d’Argent, souvent en tête cette saison, et par l’agilité des McLaren dans les virages rapides.
La séance d’essais libres a vu Kimi Antonelli, pilote de développement Mercedes, signer le meilleur temps, devançant Lando Norris et Max Verstappen. Ce trio illustre la forme actuelle des équipes de tête. Hamilton, au volant de sa Ferrari, pointait à près de sept dixièmes de la meilleure Mercedes, un écart qu’il juge significatif.
Lewis Hamilton (Ferrari)
Ferrari en difficulté dans le deuxième secteur
Si la performance globale de la voiture semble correcte, Lewis Hamilton a identifié un point faible majeur pour la Scuderia : le deuxième secteur du circuit de Spa-Francorchamps. Ce tronçon, caractérisé par une succession de virages rapides, semble poser problème à la Ferrari SF-24. Le pilote britannique s’interroge sur les raisons de ce déficit, qui pourrait être lié à l’appui aérodynamique ou à l’équilibre général de la monoplace.
« Nous manquons un peu de performance dans le secteur central », a-t-il analysé, cherchant des explications. « Ça semble un peu lié à l’appui aérodynamique ; l’équilibre est globalement bon. On aimerait pouvoir augmenter l’appui sur la voiture si possible, mais il faut aussi de la vitesse en ligne droite. » L’équipe va donc devoir travailler d’arrache-pied pour trouver un compromis idéal.
Vasseur appelle à la prudence
Malgré les observations de son pilote star, le directeur de la Scuderia Ferrari, Frédéric Vasseur, a tenu à tempérer les conclusions hâtives tirées des essais libres. « Si vous observez les trois ou quatre derniers vendredis, ils ne sont pas toujours représentatifs des qualifications », a rappelé le Français. Les différentes configurations de moteur, les niveaux de carburant et les programmes de travail variés des équipes rendent souvent le vendredi peu fiable pour anticiper la hiérarchie du week-end.
L’histoire récente des Grands Prix le confirme : sur les trois derniers week-ends sans format sprint, seule une équipe en tête des essais du vendredi a réussi à décrocher la pole position. Cette statistique souligne la nécessité de rester prudent et d’attendre les qualifications pour avoir une image plus précise des forces en présence.
Ce qu’il faut retenir de cette première journée :
- Mercedes et McLaren s’annoncent comme de sérieux prétendants à la victoire en Belgique.
- Ferrari semble rencontrer des difficultés dans les virages rapides, un point à surveiller.
- Lewis Hamilton s’interroge sur l’équilibre aérodynamique de sa monoplace.
- La prudence est de mise, les essais du vendredi n’étant pas toujours représentatifs.
- Le Grand Prix de Belgique promet un spectacle animé, comme souvent sur ce circuit légendaire.




