Après un début d’année prometteur en Thaïlande, Raúl Fernández a connu un week-end difficile lors des courses suivantes, notamment au GP du Brésil. Si sa performance initiale laissait entrevoir un potentiel, les récents résultats soulèvent des interrogations sur sa capacité à exploiter pleinement les performances de son Aprilia.
Des débuts encourageants, mais des difficultés à confirmer
Raúl Fernández a commencé l’année 2026 sur une note positive en décrochant une belle troisième place lors de son premier Grand Prix en Thaïlande. Cependant, cette performance éclatante ne s’est pas traduite dans les deux épreuves suivantes. Au GP du Brésil, le pilote a rencontré de réelles difficultés à exploiter les pneus tout au long du week-end, se contentant d’un modeste 16e temps en qualifications. Pour un pilote qui évolue sur une moto aussi compétitive qu’une Aprilia, cela est loin d’être satisfaisant.
Bien qu’il ait réussi à grimper au 12e rang lors du sprint et à terminer dixième lors de la course principale, cela n’a pas suffi pour le rassurer. Pendant ce temps, ses coéquipiers affichaient des performances bien plus solides, avec Marco Bezzecchi et Jorge Martín réalisant même un doublé. « Je n’avais pas eu cette sensation depuis longtemps », confiait Fernández après le week-end brésilien. « Je n’ai pas été au niveau des performances de la moto et de l’équipe. »

Des impressions mitigées au GP du Brésil
Le week-end au Brésil a été particulièrement éprouvant pour Fernández. « J’ai eu beaucoup d’erreurs et je ne me suis pas senti satisfait », avouait-il. Malgré une remontée de la 16e position jusqu’au top 10, il savait que ses performances étaient en deçà des attentes. Il a souligné : « Je n’ai pas pris les bonnes décisions aux bons moments. Je n’ai pas réussi à améliorer la moto et cela signifie que je n’ai pas été à la hauteur. » Ce réalisme face aux difficultés montre sa volonté d’évoluer.
Un réveil timide à Austin
Lors du GP des Amériques, Fernández a amorcé un léger rebond, même s’il ne retrouvait pas tout à fait le niveau de Buriram. En tant que seul représentant d’Aprilia en Q1, il a raté le passage en Q2 pour une poignée de millièmes (0″018). Au départ de la course, il a pu remonter depuis sa 13e place pour finir septième lors du sprint et huitième en course principale. Une amélioration indéniable mais qui reste insuffisante face aux performances de ses coéquipiers.
Il se montrait plus optimiste cette fois-ci : « Je sens que je peux faire ce que je veux sur la moto », affirmait-il. « C’est important, comme en Thaïlande. » Néanmoins, il a dû faire face à des problèmes pour doubler ses rivaux, citant un déficit d’accélération comme un point faible persistant : « On ne génère pas la vitesse pour doubler et c’est assez dur de se battre. »

Une saison encore jeune mais prometteuse
Les courses américaines ont permis à Fernández de passer de la troisième à la sixième place au championnat. Avec 40 points engrangés dans ce début de saison, il est conscient que c’est une meilleure position que l’an dernier où il avait mis plusieurs courses pour atteindre ce total. « On n’a pas vraiment eu les deux week-ends que l’on voulait », admettait-il. « Mais on est constamment dans le top 10, ce qui est déjà quelque chose. » Cela témoigne d’une certaine régularité, malgré des sensations mitigées.
Fernández reconnaît qu’il doit encore progresser : « Il y a un an, j’avais pris dix points dans les sept premières courses. Maintenant, je me bats pour le top 5 du championnat. Je ne suis pas totalement satisfait mais je pense qu’on travaille bien. » C’est cette détermination qui pourrait lui permettre d’atteindre son plein potentiel et de rivaliser avec les meilleurs pilotes de la catégorie.
En résumé
- Début de saison prometteur avec une troisième place en Thaïlande.
- Difficultés majeures au GP du Brésil avec un 16e temps en qualifications.
- Amélioration lors du GP des Amériques avec une remontée significative.
- Sensation mitigée sur l’accélération par rapport aux pilotes officiels Aprilia.
- Fernández s’affirme comme un pilote régulier, mais doit progresser davantage.
