Les 6 Heures d’Imola ont vu la Toyota n°8 briller sur son territoire, remportant une victoire décisive face à Ferrari. C’était la 100e course du constructeur japonais en championnat du monde d’endurance, une célébration marquée par une performance sans faille. Alors que la Ferrari n°51 avait arraché la pole position, la course a révélé toute la maîtrise des pilotes de Toyota.

Un départ prometteur pour Ferrari

La tension était palpable lors des qualifications, où la Ferrari n°51 d’Antonio Giovinazzi a décroché la pole position avec une marge infime de seulement 11 millièmes sur la Toyota n°8. Ce moment a été salué comme l’Hyperpole la plus serrée de l’histoire du championnat. Le reste de la grille était dominé par la Ferrari n°50, suivie de près par la Peugeot n°94, tandis que l’Alpine n°35 n’a pas su se hisser au-delà de la septième position.

C’est Kimi Antonelli, pilote de F1 et leader du championnat, qui a donné le départ. À l’extinction des feux, les deux Ferrari ont bien réagi, conservant leurs positions de tête. Mais Brendon Hartley, au volant de la Toyota n°8, ne comptait pas laisser les choses se passer ainsi et restait collé aux deux bolides rouges.

Une course riche en rebondissements

Dès le début de la course, les dépassements se multipliaient alors que les voitures rejoignaient les LMGT3. La Peugeot de Loïc Duval a perdu plusieurs places, tandis que Kevin Magnussen tentait une manœuvre audacieuse sur la Ferrari n°83 de Phil Hanson. Les premiers tours étaient riches en action, et la Genesis GMR-001 n°19, en quête de ses premiers points en WEC, a malheureusement connu des problèmes techniques dès le douzième tour.

Après une heure de course, la Peugeot n°94 peinait avec ses pneus arrière et accusait un retard significatif sur l’Alpine n°35. Pour tenter un undercut stratégique, la Toyota n°7 a plongé aux stands alors que le peloton commençait à s’étirer.

Le départ des 6 Heures d'Imola 2026.

Le départ des 6 Heures d’Imola 2026.

Stratégies et pénalités

Après un premier cycle de ravitaillements, le classement au 38e tour était dominé par la Ferrari n°51, suivie de la Toyota n°8 et de la Ferrari n°50. Cependant, un régime de Virtual Safety Car a perturbé les stratégies des équipes lorsque la Lexus LMGT3 n°87 a connu une casse moteur.

Au fil des tours, Will Stevens à bord de la Cadillac n°12 commençait à créer le trouble dans le peloton en s’emparant provisoirement de la troisième place. À ce moment-là, les deux Ferrari semblaient bien placées pour lutter pour le podium.

La Ferrari d'AF Corse n°83 de Robert Kubica, Yifei Ye et Philip Hanson.

La Ferrari d’AF Corse n°83 de Robert Kubica, Yifei Ye et Philip Hanson.

Les leaders en duel

Alors que nous entrions dans la deuxième heure de course, la lutte entre Ferrari et Toyota continuait de faire rage. Alessandro Pier Guidi a réussi à maintenir son rythme derrière la Toyota n°8 de Brendon Hartley. Mais c’est au 72e tour que les choses ont commencé à se corser : alors que les deux leaders s’échangeaient des coups bas en piste, des pénalités ont été infligées à Ferrari pour vitesse excessive sous drapeau jaune.

En même temps, une nouvelle Virtual Safety Car a été déployée suite à une sortie de piste de la Peugeot n°93. Ce coup dur pour les pilotes a permis à Toyota de reprendre le commandement lorsque les pénalités ont été purgées par Ferrari.

LaToyota TR010 n°8 de Sebastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa.

La Toyota TR010 n°8 de Sebastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa.

Conditions changeantes et ultime bataille

À l’approche de la quatrième heure de course, le ciel menaçait avec quelques gouttes de pluie, mais aucun des concurrents ne s’est risqué à changer pour des pneus pluie. La bataille pour le podium entre Toyota et Ferrari se poursuivait avec intensité. Le duel entre la Toyota n°8 et la Ferrari n°51 rappelait les grandes heures des compétitions automobiles où chaque virage pouvait être déterminant.

Dans cette dernière phase, les arrêts aux stands sont devenus cruciaux. À environ 50 minutes du terme, les derniers ravitaillements ont eu lieu. La Ferrari n°51 a réussi à regagner du terrain mais accusait toujours un retard significatif sur la Toyota n°8, qui semblait maîtriser son sujet.

La Toyota TR010 n°7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck De Vries.

La Toyota TR010 n°7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck De Vries.

Toyota triomphe avec autorité

Malgré les efforts acharnés d’Alessandro Pier Guidi dans les dernières minutes de course pour réduire l’écart avec Ryo Hirakawa en tête, il était clair que Toyota avait réussi à imposer son rythme et sa stratégie tout au long des 6 heures. La victoire finale revenait à la Toyota n°8 qui s’est imposée avec brio face aux deux Ferrari du team officiel.

La deuxième place est revenue à la Ferrari n°51 tandis que l’Alpine n°35 a consolidé son statut avec une belle quatrième place. En revanche, plusieurs voitures françaises ont terminé loin du compte avec une Alpine A36 et deux Peugeot se retrouvant en fin de peloton.

La Genesis GMR-001 n°17 d'Andre Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert.

La Genesis GMR-001 n°17 d’Andre Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert.

En résumé

  • Toyota remporte les 6 Heures d’Imola avec brio.
  • Ferrari finit deuxième après avoir obtenu la pole position.
  • Pénalités stratégiques ont influencé le classement final.
  • L’Alpine n°35 se classe quatrième dans cette bataille acharnée.
  • Des problèmes techniques pour plusieurs équipes ont changé le cours des événements.
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