Non classé

F1 : Hamilton trouve son « Bono italien » chez Ferrari, l’ingénieur qui change tout

Lewis Hamilton a trouvé son alter ego chez Ferrari. Après une première saison compliquée, le septuple champion du monde F1 s’épanouit enfin aux côtés de Carlo Santi, son « Bono italien ». Une relation cruciale qui porte déjà ses fruits, propulsant la Scuderia vers de nouveaux horizons.

La connexion entre un pilote de Formule 1 et son ingénieur de course est aussi fondamentale que la puissance d’un moteur ou l’aérodynamisme d’une monoplace. Pour Lewis Hamilton, Peter Bonnington, son « Bono » chez Mercedes, fut ce pilier pendant plus d’une décennie. Mais depuis son arrivée chez Ferrari en 2023, le Britannique a dû reconstruire cette relation essentielle. Avec Riccardo Adami, les débuts furent laborieux. Désormais, Carlo Santi, ancien ingénieur de Kimi Räikkönen, semble être la pièce manquante du puzzle, apportant une sérénité et une compréhension mutuelle qui font la différence.

Le lien entre Lewis Hamilton et son ingénieur de course est l’un des plus durables et des plus performants de l’histoire récente de la Formule 1. Pendant ses douze saisons chez Mercedes, Peter Bonnington, affectueusement surnommé « Bono », a été le confident, le stratège et le roc de Lewis Hamilton. Ensemble, ils ont remporté six titres mondiaux et une multitude de victoires. Cette relation fusionnelle a été l’une des clés du succès de l’écurie allemande.

Une transition compliquée chez Ferrari

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2023 marquait le début d’un nouveau chapitre, tant pour le pilote que pour la Scuderia. Cependant, cette transition n’a pas été sans heurts. Le Britannique a été associé à Riccardo Adami, un ingénieur expérimenté qui avait fait ses preuves auprès de Carlos Sainz. Si la relation professionnelle était cordiale, elle n’a jamais atteint la synergie qu’Hamilton connaissait avec Bono. Les retours techniques, la compréhension des subtilités du comportement de la monoplace, tout semblait un peu moins fluide. Hamilton a souvent exprimé le besoin d’un partenaire capable de décrypter au mieux ses sensations au volant, afin d’optimiser les réglages et la stratégie.

« La collaboration entre le pilote et l’ingénieur est extrêmement importante », confiait Hamilton à la presse internationale. « Adami et moi avions une très bonne relation, c’était un type charmant, nous travaillions relativement bien ensemble. Mais il faut du temps pour apprendre à répondre aux besoins d’un pilote. Lorsque vous donnez un retour d’information à un ingénieur, il comprend en termes d’équilibre en virage, il saisit tous les éléments qui contribuent aux difficultés du pilotage. Vous essayez de décrire ce qui se passe, le problème que vous rencontrez, virage par virage, en entrée, au milieu, en sortie, ou vous le décomposez en cinq sections si vous le souhaitez. Cette collaboration entre le pilote et l’ingénieur est parfois un peu aléatoire. »

Max Verstappen, Carlo Santi, Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton sur le podium du GP des États-Unis 2018.

Max Verstappen, Carlo Santi, Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton sur le podium du GP des États-Unis 2018.

Carlo Santi, le « Bono italien » tant attendu

Face à cette situation, Lewis Hamilton a cherché un nouveau souffle. Depuis le début de la saison 2026, il travaille avec Carlo Santi. Ancien ingénieur de Kimi Räikkönen, Santi apporte avec lui une expérience précieuse et une approche qui semble particulièrement bien correspondre au pilote britannique. Bien que des contraintes logistiques empêchent Santi d’être présent à chaque course – Cédric Michel-Grosjean assurant l’intérim –, sa collaboration avec Hamilton a déjà transformé le paysage de la Scuderia.

« Je pense vraiment que Carlo est un peu mon Bono italien », a déclaré Hamilton avec un sourire. « Il est un peu comme un vétéran. C’est un homme d’expérience qui a fait ses preuves. Il est très calme, on l’entend à la radio. C’est ce genre de détails que nous pouvons approfondir ensemble. Notre compréhension de l’aspect technique, je pense que c’est quelque chose qui mérite d’être examiné. » Cette nouvelle dynamique se traduit sur la piste par des performances nettement améliorées.

Des résultats qui parlent d’eux-mêmes

Le début de saison 2026 est bien plus prometteur que la fin de l’année 2025. Lewis Hamilton a déjà décroché ses deux premiers podiums en Grand Prix sous les couleurs de Ferrari, se positionnant solidement à la quatrième place du championnat, juste derrière son coéquipier Charles Leclerc. Cette résurgence n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’une meilleure alchimie au sein de l’équipe, où la compréhension mutuelle entre le pilote et son ingénieur joue un rôle prépondérant.

Hamilton souligne l’importance du travail en coulisses. « Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est tout le travail qu’il faut accomplir en coulisses », a-t-il ajouté. « Bien sûr, on voit des pilotes comme Kimi, par exemple, qui rejoignent simplement une écurie et pilotent la voiture ; parfois ça marche, parfois non. Pour ma part, j’ai rejoint une équipe qui, comme je l’ai mentionné l’année dernière, dispose de tout ce qu’il faut pour réussir, mais il suffit juste que les pièces du puzzle soient placées au bon endroit pour y parvenir. »

Lewis Hamilton (Ferrari)

Lewis Hamilton (Ferrari)

Une synergie technique et stratégique

Le directeur de la Scuderia, Fred Vasseur, est également salué par Hamilton pour son soutien. « Fred a été formidable dans sa collaboration avec moi et dans l’aide qu’il m’a apportée. Par exemple, les réglages des ingénieurs sont mille fois meilleurs que l’année dernière et je commence à en voir les fruits dans ma façon de piloter la voiture. » Cette amélioration des réglages techniques, facilitée par la compréhension accrue entre Hamilton et Santi, permet au pilote de mieux exploiter le potentiel de sa monoplace. La communication radio, souvent un indicateur clé de la relation pilote-ingénieur, est décrite comme plus calme et plus précise, signe d’une confiance établie.

« C’est donc formidable de pouvoir travailler avec tout le monde pour mettre le navire sur la bonne voie », conclut Hamilton. « Nous avons encore un long chemin à parcourir et nous devons encore nous améliorer dans certains domaines, mais je pense que nous sommes sur la bonne voie. » L’arrivée de Carlo Santi chez Ferrari ne représente donc pas seulement une nouvelle association technique, mais un véritable catalyseur pour l’équipe italienne, ravivant les espoirs de succès dans un championnat F1 plus compétitif que jamais.

Ce qu’il faut retenir :

  • La relation pilote-ingénieur est cruciale en F1 : L’association entre Lewis Hamilton et Carlo Santi démontre l’importance de cette connexion pour optimiser les performances.
  • Ferrari retrouve une dynamique positive : L’arrivée de Santi a permis à Hamilton de retrouver une confiance et une compréhension technique qui se traduisent par de meilleurs résultats.
  • Un nouveau souffle pour Hamilton : Après une première saison difficile, le septuple champion du monde semble enfin s’épanouir chez la Scuderia, portée par cette nouvelle synergie.
  • Des améliorations techniques notables : Les réglages et la stratégie de course bénéficient directement de cette collaboration technique renforcée.
  • L’espoir d’un retour au sommet : Si le chemin est encore long, cette alliance technique redonne de l’espoir à Ferrari pour jouer les premiers rôles.

Articles liés : McLaren F1

Sélection d’articles, guides et conseils sur McLaren F1.